‹ Études NapoléoniennesChapitre 2 sur 177 · INTRODUCTION ET BIBLIOGRAPHIE J · texte numérisé non relu

INTRODUCTION ET BIBLIOGRAPHIE J

mondial que français. Nous ne sommes plus contre lui en France assez passionnés pour le nier ; ce serait nier l'évidence. Il a précipité sans le savoir, sans le vouloir, le dénouement d'une crise qui se préparait depuis plusieurs générations dans Torganisalion politique et sociale de l'Europe moderne.

L'Italie était, depuis plusieurs siècles, sous le joug étranger. Mais, à la fin du xviii^ siècle, elle n'y était plus résignée ; elle avait l'intime désir de revivre, et, depuis Henri IV et Richelieu, c'était une tradition de la politique française que d'en chasser les Espagnols, puis les Autrichiens. Il y avait eu déjà des résultats obtenus ; il y avait, par l'Espagne et Naples, une sorte de tendance à l'union latine que le pacte de famille avait manifestée. Mais cette évolution était lente et informe encore ; il fallait une secousse violente pour en déterminer les traits décisifs.

L'Allemagne avait été délivrée de la domination impériale des Habsbourg par les traités de Westphalie. Cela encore était le fruit d'une tradition française, qui remontait même à François I*"" et Henri II, mais dont Henri IV, Richelieu et Mazarin furent les plus remarquables représentants. Alors les princes allemands furent souverains sur leurs terres, et, parmi eux, quelques-uns grandirent à la faveur de celte liberté nouvelle ; quelques-uns devinrent des rois en Pologne, en Angleterre ou en Prusse. Et Frédéric II brusqua cette évolution en posant les HohenzoUern en rivaux des Habsbourg, en énonçant le problème à résoudre : L'Allemagne resteraitelle aux Habsbourg ou tomberait-elle aux mains des HohenzoUern? Beaucoup d'Allemands eussent voulu être Allemands seulement, et non pas plus Prussiens qu'Autrichiens. Cela compliquait encore, à la fin du xviii" siècle, la question difficile des Allemagnes. Il fallait une crise pour rapprocher tous ces éléments de la transformation de l'Allemagne, pour la dégager des débris de l'ancien régime, pour déterminer sa condition nouvelle.

La Russie marchait sur l'Europe centrale et vers la Méditerranée à pas de géant. Elle était lancée avec une effrayante rapidité sur le « chemin de Byzance », Les chrétiens des Balkans en étaient tout émus et, par haine séculaire du

Turc, appelaient les tsars de Moscou. Celte heiine était aveugle, leur cachait le danger du panslavisme ; ils n'avaient pas encore conscience do leur nationalité grecque o!i bulgare; ils étaient encore confondus dans l'unité de la religion grecque : les Russes, Grecs comme eux tous en ce sens, leur paraissaient frères de race aussi. 11 fallait luie grande crise pour éveiller ces nationalités cndurniics, pour déterminer l'histoire nouvelle de la péninsule des Balkans.

Toutes ces aspirations plus ou moins nettes étaient inspii-ées par le secret instinct de la liberté; ITlalie, r.\llcmagnc, les chrétiens de la Turquie voulaient être indépendants, se délivrer de la domination des grands empires d'autrefois, plus ou moins ihéocratiques, le Saint Empire Romain Germanique ou la Sublime Porte Ottomane. Cette évolution des nationalités n'était qu'une forme de l'activité révolutionnaire qui gagnait peu à peu tous les esprits dans l'Europe occidentale. Les philosophes français travaillaient surtout à l'émancipation de l'homme ; mais l'émancipation des peuples en était l'immédiat corollaire, qui sortit instantanément du triomphe de la Révolution. Car la Révolution ne pnv lama pas seulement les droits de l'homme et du citoyen ; par là même et à plus forte raison, elle proclamait les droits des peuples, et elle fut accueillie avec enthousiasme par tous les peuples.

Elle fut la crise nécessaire et fatale où les nationalités italienne, allemande, balkaniques se déclarèrent. Napoléon fut l'agent de l'expansion de la Révolution à travers l'Europe; il jeta à bas les derniers obstacles qui la contenaient, et surtout le Saint Empire Romain Germanique. Il fit la table rase où allait se construire l'Europe nouvelle. Ln moment, par lui, presque toute l'Europe fut française, c'est-à-dire fut le domaine de la Révolution, le champ où les germes révolutionnaires allaient lever et grandir magnifiquement.

L'œuvre personnelle de Napoléon fut éphémère ; son empire est un des édifices politiques les moins durables qui aient jamais existé ; même l'Empire de Charlemagne avait eu une plus longue fortune. La France fut réduite par la défaite à ses frontières de l'ancien régime. L'Empereur avait voulu

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étouffer l'Angleterre ; il avait presque détruit la Prusse, il avait vaincu la Russie à Austerlitz et Friedland, pris Moscou. Il n'avait fait ainsi que surexciter toute l'énergie de leur génie national, et après lui, aussitôt, l'Angleterre, la Prusse et la Russie furent les plus grandes puissances du xix*' siècle, comme le xviii" les y avait préparées.

Mais l'œuvre de la Révolution a résisté à la réaction de la Sainte-Alliance des rois. Les peuples n'ont pas oublié les libertés qu'ils avaient espérées de la France, puis de leurs souverains. On les leur refusa ; ils les exigèrent, et la physionomie politique de l'Europe en demeura toute changée. Certes, ces libertés se seraient sans doute développées sans l'intervention de Napoléon ; elles renfermaient en elles une puissance invincible ; les nationalités nouvelles auraient conquis sans doute toutes seules levir droit à l'existence, car une nationalité qui veut vivre possède une irrésistible force. Mais la crise des guerres napoléoniennes accéléra en torrent la dllïusion des principes révolutionnaires. Sans l'Empereur, peut-être la Révolution fût-elle demeurée française ; qui sait si elle n'eût pas été étouffée, en France même, par les rois, avant que les peuples n'eussent été conquis par elle ? L'humanité est ainsi faite que la force de l'épée est parfois nécessaire au triomphe des idées.

Alors, par la puissance de la Révolution et par l'action déterminante de Napoléon, sur les ruines qu'ils avaient faites, les nationalités grandirent, s'exprimèrent, transformèrent la carte de l'Europe contemporaine.

En Italie, les carbonari qui, dès le règne de Napoléon, avaient réclamé l'indépendance, l'exigèrent de la Sainle- Alliance, prirent les armes, furent vaincus, puis recommencèrent. Les libéraux de la Jeune-Italie entreprirent le « risorgimenlo », firent la révolution de i848, furent encore vaincus, recommencèrent sous la conduite du Piémont, sous la protection de Napoléon III, l'emportèrent enfin, et firent l'Italie libre des Alpes à la mer de Sicile. Napoléon avait détrôné le pape ; les Italiens prirent aussi Rome au pape, et l'Italie nouvelle semble n'être que l'achèvement de la pensée napoléonienne.

b LA POLITIQIE ORIE?ÎTALE DE ?«APOLEOîC

L'Allemagne, écrasée par Napoléon, connut |>eu les bienfaits de la dominalion française, connut davantage les maux de Toccupation étrangère, conçut par là le besoin de Tunité, prit conscience de sa nationalité. La Gcrmania sortit toute armée des haines soulevées contre Napoléon, et Tannée i8i3 fut comme la date de sa naissance. Puis les libéraux allemands oublièrent Na|)oléon pour délester r.Vulriche et la Sainte Alliance, commencèrent à mettre leurs espérances en la Prusse, retrouvèrent tout à coup en i8/|0 leur haine endormie pour la France, pensèrent concilier en i8/|8 leur passion de la liberté avec Punité de la Grande-.\llemagne, furent abandonnés par la Prusse, vaincus par rAutriche, « passèrent la tète enfin sous le joug pnissien », et les Ilohen/ollern achevèrent à leur bénéfice la fondation de la nationalité allemande. Na{X)léon III laissa faire Sadowa ; Sedan et PAlsace-Lorraine cimentèrent Punion de tous les Allemands.

Napoléon I"' arrêta, par les armes et la diplomatie, la descente du « glacier russe » vers le Danube et la Méditerranée. Les tsars sous son règne ne firent aucun progrès vers Constantinople, et, depuis sa chute, n'ont pu reprendre la marche qu'il avait interrompue. Alors la Tunjuie eut encore quelques- années de vitalité, assez |)our être encore une bar rière aux Kusses, non pas assez pour em|)écher la renaissance des nationalités chrétiennes. Bulgares, Serbes, Roumains, Albanais, Grecs, relevèrent la tête sous le joug moins pesant des Musulmans. La France de la Restauration contribua h la délivrance de la Grèce. La France de Louis-Philippe aida PKgypte à se détacher presque complètement de la Turquie. Na|X)léon III, tout en défendant encore la Porte contre les tsars, favorisa la formation de la Houmanie. Les Turcs furent peu à peu enfermés dans Constantinople ; comme il était dit au traité de Tilsit, « toutes les provinces de l'empire ottoman en Europe, la ville de Constantinople et la province do Romélic exceptées, furent soustraites au joug et aux vexations des Turcs ». Mais ce ne fut pas au profit des Russes, pas plus d'ailleurs que des Français. Néanmoins, quand on considère de nos jours le développement de

ITSTROUL GTION Eï BIBLIOGRAPHIE y

rinfluencc germanique, allemande ou autrichienne, sur les pays des Balkans, vers les Détroits et l'Asie Mineure, sur la grande ligne Hambourg-Constantinople, dans la direction de Bagdad, n'est-on pas disposé à y retrouver, mises en pratique par d'autres, les idées de Talleyrand et de Napoléon, quand ils voulaient pousser l'Autriche à l'Est, pour refouler la Russie en Asie ? Car il y a bien peu des grands traits de l'histoire politique de l'Europe contemporaine qui n'aient été indiqués au temps du premier Empire.

Mais ce n'est pas seulement sur quelques points particuliers que l'influence de Napoléon et de la Révolution s'est fait sentir et s'est continuée dans les générations suivantes. C'est en vérité l'esprit général de l'Europe qui en a été profondément modifié. « Les armées de Napoléon ne semblent faire des trouées que pour ouvrir un passage aux souffles violents de liberté et d'émancipation humaine. Comme un chef de bandes révolutionnaires, il ne conquiert que pour détruire : régime féodal, corvées, juridictions seigneuriales, iniquités subies par les misérables vilains, monopoles des grades supérieurs militaires et civils réservés jusqu'ici à la noblesse. Ce fut la mission certaine de Napoléon de renverser, en Allemagne et en Italie, et partout où il passa, l'abominable système des petits princes, de réveiller l'esprit du peuple, de balayer les débris d'une féodalité épuisée et de laisser le champ libre au développement des formes nouvelles €t meilleures de la vie publique '. » Dans les pays où la domination napoléonienne a duré assez longtemps pour permettre l'éclosion des idées révolutionnaires qu'elle y apportait, en Belgique, dans les provinces du Rhin, dans l'Allemagne occidentale, en Suisse, en Italie, la féodalité n'a pas pu se reformer, et l'établissement du régime de la petite propriété y a été comme le signe de la liberté d'une masse de petits propriétaires. Tous ces pays ont conservé au point de vue social une sorte de parenté avec la France nouvelle ; c'est la parenté révolutionnaire.

I . Arthur Lévy, Napoléon et la paix, p. 438. — James Bryce, Le Saint Empire Romain Germanique, p. ^472.

Même, au-delà, qui pourrait fixer les limites de cette action? Quand l'Angleterre, par la réforme de 1882, entra dans les voies de la démocratie, après une longue agitation dont les débuts sont contemporains de la fin du premier Empire, Tinfluence des idées libérales venues de France n'y fut-elle pas pour quelque cbose? — Ne scrail-il pas |x>ssible de rechercher si le règne de Joseph Bonaparte en Ksiwgnen'y a pas laissé de profondes traces ? On apjKia « Joséphinistes » h Madrid les libéraux qui contribuèrent à la Hévolution de 1820. Qui sait si l'Espagne n'aurait pas gagné une régénération véritable et dès lors complète à accepter la dominalion napoléonienne et les idées nouvelles qu'elle représentait ? C'est poul-èlrc une thèse h défendre. — La Russie si loint^iiue n'a-t-clle pas connu depuis ce temps des agitations d'un caractère libéral? Le mouvenïcnl de décembre 1825, qui en fut la première manifestation tunudlueusc, n'est pas tellement postérieur à la mort de Napoléon, et la Ilévolution de Pologne reçut son signal de notre Révolution de juillet.

Napoléon n'a pas voulu tous ces grands changements ; il ne les a pas compris. La Révolution dont il fut l'inconscient agent se retourna contre lui. Mais, parce cpi'il aNail renversé les institutions de l'ancien régime, détruit les privilèges, « courbé sur son passage de hautes herbes qui ne se sont jamais relevées » (E. Lavisse) ; parce qu'au moment du retour de rUe d'Elbe, les rois, ses ennemis, avaient déjà fait au congrès de Vienne la restauration du passé ; [Kirce que sa chute définitive fut le triomphe en France de la Restauration et des Bourbons, sa cause plus que jamais se confondit avec celle de la Révolution ; la légende plus encore que l'histoire fit de lui l'homme de la Révolution : son neveu en profita. Ainsi il est au terme de ce qu'on appelle en Europe l'ancien régime, aux origines du régime mo<lerne. La Révolution française avait été, non pas le début soudain et imprévu d'une époque nouvelle, mais comme la crise centrale de l'évolution {)olilique et sociale qui, depuis le commencement du xviir siècle, transforme le monde dans le sens démocratiqiie. L'histoire de Nap<iléon fut la crise où se prépara, dans l'agitation la plus dramalicpie, le dénouement des grandes

INTRODUCTION ET niBLIOGHAPHIE g

questions nationales qui se posaient depuis plus de cent ans. Il semble qu'il soit impossible de faire l'histoire des transformations politiques de l'Europe contemporaine sans remonter presque toujours à Napoléon. La politique impériale en est comme l'assise fondamentale. L'Europe napoléonienne fut comme le premier dessin, l'esquisse de l'Eiu-ope nouvelle.

Cette sorte de philosophie de l'histoire de Napoléon ne pouvait pas être conçue par ses contemporains, ni même par les premières générations qui ont suivi la sienne. Ce n'est qu'avec le temps, et notamment après le grand mouvement des nationalités, sous Napoléon III et depuis,, qu'il a été possible d'observer avec netteté les grandes lois de l'histoire contemporaine. C'est pourquoi l'historiographie napoléonienne a passé, depuis un siècle, par plusieurs périodes successives.

Ce fut d'abord la période de la légende. Elle est comme le prolongement de la période même des gloires du premier Empire. Elle est faite par ceux qui ont été élevés dans le grand bruit des victoires de l'Empereur; ils ont eu leur enfance et ils ont encore leur imagination toute pleine des merveilleuses histoires de la Grande Armée. Sans compter Victor Hugo et Déranger, ce fut l'époque du Mémorial de Sainte-Hélène (iS/jo-iS/ii) et de deux ouvrages qui sont restés très précieux pour l'histoire de la politique extérieure de Napoléon, car l'admiration n'est pas forcément aveugle: V Histoire diplomatique de la France depuis le 18 brumaire jusqu'à la paix de Tilsit, écrite, sur mandat reçu de l'Empereur, par Bignon, lui-même fonctionnaire de l'Empire, chargé de missions à Berlin, à Cassel, donc historiographe officiel en quelque manière ; — et l'Histoire des Cabinets de l'Europe pendant le Consulat et l'Empire, par Lefebvre, le meilleur livre que nous ayons, encore aujourd'hui, sur l'ensemble de la politique impériale. Cependant tous deux sont vieillis ; ils ne pouvaient qu'être insuffisamment documentés.

C'est le caractère aussi du grand ouvrage de Thiers, VHistoire du Consulat et de l'Empire (iS.^jS-iSGg). Les dates

lO L\ POLITIQUE ORIE>TALE DE ?l VPOLEON

indiquent à quelles sources il a pu être emprunté. Tliiers n'a pas pu se servir, sauf à la fin, de la Correspondance deTEiupercur, ni des Mémoires; il ne paraît pas qu'il ail beaucoup utilisé les Archives, dont Iç classement n'était pas achevé. Cependant le grand rôle polititpie qu'il a joué, Taduiiralion <|u'il a toujours eue pour son héros, et surtout l'occasion de consulter quelques-uns des officiers et ministres de Napoléon, JSébastiani, Soult, Mortier, Gérard, Talleyrand, etc., en un mot son âge (il était né en 1797), lui ont permis de recueillir un grand n(>nd)re de témoignages oraux d'une incontestable valeur. C'est pourquoi son livre est plutôt fondé sur la tradition orale que sur les documents écrits, naturellement plus sûrs. Il appartient presque encore à la génération impériale. La légende najxilé'onienne fut infiniment précieuse à la Tenaissance du parti bonapartiste, et le second Kmpire en fut le fruit. Il éleva à la grandeur du premier Empire un monument historique de premier ordre, la Correspomlance de I\'apoléon, dont l'impression fui commencée en i856 et achevée en 1870. Elle n'est |)as complète ; elle a été soumise, lors de la publication, à un triage méticuleux ; beaucoup de pièces, quelcpies-unes très importantes, ont été oubliées ou écartées. Les plus graves lacunes ont été indiquées par Du Casse, dans une série d'articles de la Ih'vne hislorique, tomes 3i, 32, 3V Elles ont été en partie comblées par le même historien, 5m/)jtlénienl à la Correspondance de Napoléon ; par de Brotonne, lettres inédiles de Napoléon ; par P. Bertrand, Tfdleyrand, V Autriche et la question d'Orient en i8o5, dans la lievue liis torique, tome 3g ; par Léon Lccestre, Lettres inédites de Napoléon ' .

I. Los |>ublicadons des Lettres inédites de Xapolêon par M. Lcce!>lrc (a vol., Paris. i8«)7)etpar M. L. de Brolonno (a vol., Paris. 1898011903) ont montré avec quelles |)r6caulions il faut utiliser la corros[>ondance oiliciclle do Napoléon 1"'. Ils donnent eux -mi^incs la preuve des iliiricullés qu'il y a à en fournir un texte déGnilif : par exemple ils insèrent totis deux dans leur recueil la môme lettre du i3 novembre 1807 (Leccslre, tomo I. n" 19^. p. ia3; — de Brotonne, tome I, n" aaa, p. gS) et ■ils no sont |>as d'accord sur le destinataire : selon Leccslre c'est Elisa Bonaparte, princesse do Lucques et Piombino ; selon de Brotonne, c'est Mario-Louise, rcinu-régenle d'Elruric, à Florence. Je crois d'ailleurs que

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