‹ Études NapoléoniennesChapitre 40 sur 177 · I. Mouriez, Histoire de Méhémet- AU, l, p. 29a · texte numérisé non relu

I. Mouriez, Histoire de Méhémet- AU, l, p. 29a

Driault. — Napoléon. 8

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Ilaulc-Égyple. Il les affaiblit aussi par ses intrigues. Il gagna par des présents Osinan-Bardissy. Mais il rencontra un redoutable adversaire dans Kl-Elfy, puissant dans la partie occidentale du delta entre le Caire et Alexandrie. Pendant plusieurs mois, El-EIfy tint étroitement assiégée la petite garnison albanaise de Danianhour, menaçant, s'il en triompbait, de bloquer Méhémet au Caire.

Leur rivalité remplit toute l'année 1806 et fut encore une des formes de la lutte des influences française et anglaise.

Car Méhémet- Ali témoignait la plus vive admiration pour Bonaparte, dont il se disait l'Iiérilier polilicpic pour la régénération de la vallée du Nil. II avait des Français autour de lui. Mathieu de Lesseps, commissaire général de la France en Egypte, était alors en congé à Versailles. Lors des décrets du 22 mars 1806, qui organisèrent les consulats, il fut nommé consul général à Livourne. Drovetti, sous-conmiissairc à Alexandrie, plus tard consul général, défendait avec fermeté Ifes intérêts français et entretenait des relations cordiales avec le pacha.

Les Anglais soutenaient de toute leur influence l-il Elf) bey, sur qui ils comptaient pour faire échec à la France. Ils affichaient l'assurance de son triomphe et parlaient déjà très haut. Ils célébrèrent cette année-là, avec une solennité toute spéciale, la fête du roi George. Lors du passage d'un noble voyageur revenant de l'Inde, lord \ alentie, de grands honneurs lui furent officiellement rendus à son départ pour Malte, et ils s'efforcèrent de fonder solidement dans tous les esprits la conviction que l'Egypte appartiendrait un jour aux Anglais. Ils avaient encore beaucoup de crédit à Constantinople. Ils en usèrent en faveur des bcys, et ceux-ci virent en eux leurs plus dévoués protecteurs.

Ils faillirent réussir. Le 27 juin 1806, le capilan-pacha débarqua à Alexandrie. Les consuls anglais lui firent fête, l'accablèrent de protestations d'amitié. I^os l''ranrais furent écartés, Drovetti tenu en un mépris mal dissimulé. El-Eir\ envoya au capitan de riches cadeaux. Il croyait triompher. Il venait de faire assassiner Osman-Bardissy, se nuxpiail ou- Tertcnient de la puissance de Napoléon, que les .Mameluks

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