‹ Études NapoléoniennesChapitre 6 sur 177 · Testa, Recueil des traités de la Porte, II, i46-i · texte numérisé non relu

Testa, Recueil des traités de la Porte, II, i46-i

gouvernement ottoman rendait aux Français leurs biens confisqués, confirmait en termes exprès les anciennes capitulations favorables au commerce français et surtout les capitulations de 17^0, donnait aux marchands français le droit de naviguer dans la mer Noire. Rulîin sortit de sa prison des Sept- Tours. Le général Brune fut nommé ambassadeur de France à Conslantinople et s'y rendit en janvier i8o3. Mohammed-Sayd Halet-cflendi fut envoyé comme ambassadeur de la Porte à Paris.

Bonaparte n'avait pas renoncé à TOrient sans esprit de retour. Deux jours après la signature des préliminaires du 9 octobre 1801, le 11 octobre, ou 21 vendémiaire an X", le colonel Sébasliani partait pour Constantinople, porteur d'une lettre du Premier consul à Sa Hautesse. II passa par Munich, Vienne, Routchouk, et arriva à Constantinople le 5 frimaire (94 novembre 1801). Il fut bien reçu, malgré l'opposition des ambassadeurs de Russie et d'Angleterre, M. de Tamara et Lord Elgin : Lord Elgin surtout exerçait « à Constantinople un des|)otisme presque absolu ». Sébastiani voulut se présenter au sultan en uniforme de colonel français; ce fut toute une affaire; il menaça de s'en aller sans remettre la lettre de Bonaparte ; à la fin il l'emporta.

Il avait trouvé sur son passage toutes les provinces ottomanes déchirées par des insurrections et par le brigandage. « La révolte et Tanarchie désolent non seulement la Bosnie et la Servie, mais la presque totalité de l'Kmpire... Celle puissance, jadis si formidable, s'écroule de toutes pjirts et il me parait démontré que son existence touche à son ternie. » Pasvan-Oglou était particulièrement puissant dans les pays du Danube, autour de Widdin ; à (-onstaiitinoplo, le capitan pacha, l'aga des Janissaires étaient ses amis, à cause de son opposition aux réformes militaires du Sultan. «< Il n'est point douteux que si ce gouvernant insurgé avait en la pensée hardie de s'emparer de ConsUmtinople et même de l'Empire, il n'eiU pu réaliser son dessein. Mais Pasvan est aussi I)ornc dans ses projets que dans ses moyens moraux ; il ne sait faire ni la paix ni la guerre. » Et Sébasliani voyait dans ces désordres une occasion favorable à l'action de la France :

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