‹ Études numismatiquesChapitre 31 sur 55 · ANNE DE BRETAGNE · texte numérisé non relu

ANNE DE BRETAGNE

ANNE . DYCHESSE : DE : BRETAI6NE. Ëcu mi-parti de France et de Bretagne, surmonté d'une couronne royale et entouré d'une cordelière ; le champ semé de fleurs de lis et d'hermines. — IV. POVR : SERVIR : A LESCVRIE : DE LA : ROYHE. Cheval sellé et bridé passant à gauche sur un champ de fleurs de lis et d'hermines.

Coll. Bonsergent. (PI. V, n» 1.)

Ce jeton de cuivre, destiné au service des écuries du château de Nantes, a été frappé sous Louis XII. Si la forme des caractères n*accusait pas péremptoirement cette époque, on aurait pu le croire émis pendant le veuvage de la reine Anne, c'est-à-dire entre le 7 avril 1498 et le 8 janvier 1499, alors que, de fait, elle n'était plus que duchesse. Néanmoins, la forme des légendes n'a rien d'insolite; car on sait quel soin apporta toujours cette princesse à séparer du

(i) Duby, t. 1, pi. iVI. — Rev. anglo- française, t. n , p. 350 , et pi. n, n» 6.

M. Ouvré, professeur d'histoire au Lycée de Poitiers , prépare , sur la Ligue en Poitou, un trayail extrêmement curieux, où il jettera le jour le plus complet sur la participation intéressée de Geoffroy de Saint-Belin à cette grande manifestation des tendances démocratiques du peuple de Paris , qui fut si mal comprise ou si tristement exploitée dans les provinces.

royaume de France rindiyidaalité de sa obère Bretagne. La reine n'avait pas absorbé la daciiesse.

Plas de deux siècles avant rémission du jeton qui nous occupe, on en avait frappé pour les employer à la même destination; témoin ceux qui sont aux pages 129 et 131 du Manuel de M. J. de Fontenay.

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