‹ Études numismatiquesChapitre 47 sur 55 · NORMANDIE · texte numérisé non relu

NORMANDIE

En Normandie, aussi bien que dans les autres provinces du royaume, on ne discontinua jamais complètement de battre monnaie pendant le x* siècle, et les espèces sorties de ses ateliers ne s'écartèrent en rien de la donnée générale. Durant le cours de la période comprise entre le règne de Charles le Simple, sons lequel RoU fixa ses bandes de pirates sur les rives de la basse Seine, et le milieu de Tadministration de Richard I", les choses se passèrent comme à Tordinaire. Il y eut d*abord monnayage royal, puis immobilisation du type royal, et enfin transformation progressive de ce type, lorsque Ton commença à créer Tempreinte féodale proprement dite. Les numismatistes qui se sont occupés des monnaies normandes 0), ne s'étant pas pénétrés de <^ette loi invariable et élémentaire à laquelle tous les monnayages seigneuriaux ont été soumis, n*ont pu arriver à un résultat satisfaisant, malgré tout leur savoir, et ont en vain cherché à dresser la filiation de la série monétaire de ce vaste et beau duché, dont les souverains prirent une part si active aux événements accomplis pendant la longue agonie de la race carlovingienne et les règnes obscurs des premiers successeurs de Hugues Capet.

(1) Dilby, MM. Lecointre-Dupont, de Longpérier, A. Barthélémy, Poëyd*Âvaiit , etc.

Il est un antre principe, moins général, il est vrai, mais s'appliquant néanmoins à nn certain nombre de circonscriptions territoriales, qui n'a pas non plus été entrevu, en cette circonstance, par mes devanciers. C'est qu'en Hormaqdie, comme en Bretagne, comme en Poitou et ailleurs encore (*), le nom de l'atelier principal perdit promptement sa signification géographique, passa à l'état de type, et fut employé sur les pièces de toutes les officines de second ordre, à l'exclusion des leurs. On émit partout, en un mot, des Botomagus; tout comme, chez nous, on frappa des Metalo, à Poitiers, à Niort, à Saint-Jean-d'Angély. Il n'est donc pas, dès lors, étonnant de ne pas posséder d'espèces avec la désignation des autres villes qui eurent des monnaieries (*), et de ne rencontrer jamais dans les documents écrits que la mention de deniers roumois. Ce point essentiel, une fois établi, m'aidera, dans un instant, à donner l'expUcation d'une pièce qui n'a jamais été classée à sa vraie date.

Trois magnifiques deniers, découverts aux envirctos de Bâle, eu compagnie de pièces anglaises d'Etelred et d'Edmond, et qui me sont communiqués avec beaucoup d'obligeance par M. J. Rousseau, vont administrer la preuve de ce qui précède.

+ BICHARDYS. Croix cantonnée de quatre points. — «. + RO- TOMÂGYS. Monogramme de Charles.

Denier de bon argent du poids de 28 grains Va (*)•

(1) Gela arrivait en général dans les provinces où, le pouvoir administratif étant plus spécialement concentré entre les mains du chef féodal de la contrée, les droits monétaires se trouvaient ainsi lui appartenir en entier. Quelques autres motifs fondés sur la raison commerciale influaient parfois aussi sur Fadoption de cette coutume.

(2) Plusieurs localités de la circonscription territoriale, <iui forma plus tard la Normandie^ eurent des ateliers sous les Garlovingiens; et il y a tout lieu de penser que la plupart continuèrent à fonctionner sous les ducs. On peut citer, par exemple , Bayeux , Lizieux , Avranches , Goutances , Évreux , etc.

(3) G'est, à peu de chose près, celui des monnaies du Mans frappées vers cette époque.

Il a dû y avoir quelques éinissioDs tant soit peu antérieures à celle dont cette pièce est sortie ( car le commencement de la légende ùa revers se trouve interverti ^e côté , et être à droite au lieu d*étre à gauche, négligence de graveur, qui n*a jamais lieu tout à fait aux débuts d'un monnayage.

+ RIGHARDYS. Croix cantonnée de quatre points. — ly. + RO- TOÂGYS. Monogramme de Charles.

Ce denier d'argent à bas titre n'est plus que de 21 grains , poids bien différent de celui du précédent. L'altération du nom de Rouen et le style du travail le signalent, en efi'et, comme étant postérieur à r autre de plusieurs années.

Les empreintes de ces deux monnaies de Richard P' sont conçues d'une manière identique à celle de leurs contemporaines de Sanche de Rordeaux, de Guillaume de Rrioude, d'Hervé , évéque de Reauvais, avec le nom d'Hugues Capet, etc. Le monogramme carolin, passé, depuis longues années, à l'état de type permanent, y a été conservé , et marque ainsi la seconde phase du monnayage féodal , c'est-à-dire celle de l'imitation servile de l'ancienne empreinte royale, qui, par une transition insensible et înmiédiate, a succédé à la période où l'on se servait simplement de cette dernière empreinte immobilisée. On retrouvera donc quelque jour, si cela n'a pas eu lieu déjà, des pièces roumoises émises au nom du roi Charles, sons Roll, Guillaume Longue-Épée et une partie du règne dé Richard I*'. Il sera facile de les distinguer, à leur aspect et à lear style, de ceux d'une date antérieure (^).

Avant que les Normands eussent pris possesrion stable de la Neustrie, les immenses désastres , causés par leurs invasions continuelles depuis Charles le Chauve, durent entraver oo faire même

(i) Le no 430 du Catalogue Rousseau doit appartenir à cette eatégone, aatant que je puis en juger par la 'description de M. de Longpëiier.

suspendre maintes fois la fabrication dn numéraire ; mais, une fois attachés an sol, la raison commerciale et de voisinage les obligea à se conformer, sons ce rapport, à ce qui se pratiquait autour d'eux. Lors même , ce qui est invraisemblable , que Ton arriverait à faire remonter au delà de Richard P' Tapparition du nom ducal, ces principes généraux n'en régiraient pas moins Tensemble de la numismatique normande.

BIGHABDYS. PortaU d'église. —V. + ROTOMÂGYS. Croix évidée au milieu et cantonnée de quatre points.

Denier d'argent à un titre assez peu élevé, du poids de 24 gr.

C'est une variété caractéristique et bien tranchée d'une monnaie connue depuis longtemps. Son style diffère légèrement de celui des deniers au monogramme. Elle a sans doute été frappée vers la fin du. X* siècle.

Tai toujours pensé que ce type du temple, utilisé par Richard, tirait son origine d'un monnayage épiscopal absorbé plus tard par les ducs (}). Ce monnayage prit sans doute consistance dans les temps désastreux qui précédèrent immédiatement l'invasion normande définitive. Le rôle Joué alors par les évèques restés à la tête de leurs concitoyens, tandis qu'ils étaient souvent abandonnés par les c&eb civils, dut contribuer à maintenir ou à faire ouvrir à Rouen un atelier ecclésiastique. Quand RoU se présenta sur les bords de la Seine, l'arçhevôque, « voyant les murs de sa ville détruits et n'attendant aucun secours du dehors, » alla trouver le redoutable pirate et servit d'intermédiaire entre les habitants et leurs nouveaux maîtres. Ce détail seul donne la mesure de l'influence du clergé sur les normands. Par je ne sais quel moyen , les ducs devinrent ensuite possesseurs, en tout ou en partie, de cette officine ; mais le type dont on continua à se servir postérieurement à ce fait, trahit encore

(i) Consid, sur les Monn, de France, p. 83.

son origine. Cest d*eUe que sont issues plus tard les monnaies décorées du nom de Saint-Romain, patron de la capitale de la Normandie.

Quoi qu'il en soit, le denier qui nous occupe fournit un autre renseignement fort utile pour fixer la date d'émission de celui attribué tantôt à Guillaume Longue-Ëpée , tantôt à Guillaume le Conquérant (0, et qui, en définitiye, n'appartient ni à l'un ni à l'autre, comme j'espère le démontrer.

Et d'abord, ce qui a été établi tout à l'heure à propos des deniers au monogramme, montre qu'à Richard I" seulement remonte, à mon avis, l'apparition du nom ducal sur les monnaies. Cela met, par conséquent, Guillaume P' hors de cause. Quant à descendre à Guillaume II, il n'y faut pas songer, ainsi que l'a très-bien constaté H. de Longpérier, en s' appuyant sur le style de la pièce (s). Â qui donc la donner, si l'on est obligé de la refuser à ces deux princes? Un passage de l'histoire de la province fournit les moyens de tout concilier.

Des troubles fort graves ayant éclaté à la suite de la mort de Richard P', Guillaume, comte d'Hyémes, l'un de ses fils cadets, en profita pour tenter, en 997, de se soustraire à la suzeraineté de Richard n, son aîné, qui fut obligé de marcher contre lui à la tête de la chevalerie normande, et de s'emparer de vive force de sa personne. Le vassal rebelle fut renfermé à la toar de Rouen , et ne parvint à s'en évader qu'après cinq années de captivité. ^

A ce fait se rattache, selon moi, l'émission de la monnaie qui partage les avis des nnmismatistes les plus éclairés, et tout concourt à rendre vraisemblable son attribution à Guillaume d'Hyémes, qui l'aura fait fabriquer tandis qu'il s'efforçait de se rendre indépendant. Son style convient fort bien à la fin du x" siècle. La légende portant Rotamacs, pour RotomagtÂS, le poids, la croix rudimentaire du monogramme carolin, que l'on a vue figurer sur notre troisième monnaie de Richard, et jusqu'à l'indépendance de la manière dont est conçu le type, soustrait déjà en partie à l'imitation de l'élément cariovingien, sont autant d'indices de son âge. Si Ton s'étonnait maintenant de lire le nom de Rouen sur une pièce sortie d'un autre atelier normand, après ce que j'ai dit, il y a un instant, de la transformation de

(i) Duày, pi. LXIX, n9 8.

(3) Je m'étais moi-même rangé à lavis de ceux qui rattribuaient à Guillaume I«'. ~ Avant de couiaitre les moimaies que je publie, c'était ropinion la plus rationnelle.

ce nom en une formoie banale d*an type régional, je répondra» par les exemples contemporains des oiBcines de Heigneil et de Périgneax inscrivant snr leurs prodoits les légendes ffarbona et Egolissime, et par celui pins récent de Savary de Manléon , plaçant au revers de ses espèces la vieille légende poitevine.

Les diverses propositions contenues dans cet article, comporteraient des développements plus étendus; mais, ainsi que je le disais il y a quelques instants, à propos des monnaies que se disputent Chartemagne et son petit-fils, je m'adresse à des numismatistes intelligents et j*ai pensé qu'il me snflBsait de formuler en quelque sinrte ce système pour être compris. Mon bat est surtout atteint si j'ai précisé la date de Tapparition de Tempreinte féodale en Normandie. La présence, dans la découverte de Bâle, de deniers d'Etebned et d'JSdmond, qui régnèrent de 978 à 1017, est un dernier argument qui a assez de valeur pour me faire espérer d'ôtre arrivé bien près de la vérité. Ce principe une fois acqais, le classement des monnaies de fabrique moins ancienne que nos deniers, n*est plus problématique comme par le passé. Leurs types décoalent la plupart de cens de Richard I*', dont le nom immobilisé fut toujours maintenu sur les espèces normandes jusqu'à la disparition du monnayage. Ce serait donc en vain que Ton voudrait arbitrairement les partager entre ses successeurs. Tout ce qu'il y a de mieux à faire, c'est de tâcher de les classer par ordre chronologique , comme les herberts manceaux , les foulques et les geofircÂs angevins , et de s'en tenir là. Un peu plus tard apparut le nom de saint Romain , qui eut le sort de celui de Richard , et l'on introduisit le type aux quatre frontons de la porte d'église, créé au Mans dans le dernier tiers du x* siècle (<).

(1) Rev.num,, 1840, p. 437. — Ce denier a été publié dans on fort intéressant mémoire où Duchalais a consigné plusieurs observations fort justes sur l'immobilisation des types royaux cailovingiens, dont il ne se rendait cependant pas un compte fort exact. C'est sans doute à ce mémoire que M. Â. Barthélémy fait allusion dans sa notice sur Duchalais {BibL de l'École des Chartes, 1855 , p. 300), lorsqu'il dit que ce numismatiste « fiU le premier qui commença à distinguer, dans les monnaies carlovingiennes, celles qui émanaient du pouvoir royal et celles %ui étaient émises par Us premiers ateliers féodaux, » Mon collègue se trompe, car il y avait un certain temps d^à que Ldewel et, après lui, M. Lecoinire-Dupont avaient aoulevé la question.

Pendant le xi« siècle, les types farent variés à Tinfini, par suite de la pluralité des ateliers , mais sans s'écarter précisément de ces caractères primordiaux. Il semblerait seulement qu'il s'y mêlât un lointain souvenir de ceux des monnaies des rois de la mer, les farouches ancêtres des Normands, dont quelques-unes ont indubitablement été frappées en Neustrie. On était à peine arrivé à la mort de Richard II, que les légendes étaient altérées au point d'être presque indéchiffrables. Yingt ans après, elles ne se composaient plus que de traits placés an hasard ou agencés avec une sorte de barbare symétrie.

Je renvoie aux Lettres sur l'Histoire monétaire de Normandie, de M. Lecointre-Dupont, pour tout ce qui concerne les documents écrits relatifs à la numismatique de cette province.

ËVREUX. — Je ne ferai que décrire im nouveau denier de Charles le Mauvais, qui a été probablement frappé à Ëvrenx, comme les autres monnaies de ce personnage. Je renvoie de nouveau le lecteur aux Lettres de M. Lecointre-Dupont sur l'histoire monétaire de Normandie, s'il désire avoir des renseignements complets sur ces pièces.

+ KAROLYS : DEI : GRA. Croix. — b/. Buste couronné de face, + DE : NAVARRE •.• REX.

Poids : 14 grains. (PI, V, n» 12.) Coll. Poéy-d'Avant.

Dnby a publié un gros ou grand blanc qui appartient à U même donnée artistique et à la même émission. (PI. XYITI, n<* 5.)

Les monnaies de Charles le Mauvais, roi de Navarre, avec le titre de comte d'Ëvreux, sont fort rares. Duby en a signalé une, et celle que je vais reprodubre est la seconde que l'on ait retrouvée jusqu'ici. Elle est assez importante, en ce qu'elle montre le soin qu'apportait ce prince billonneur à faire copier , en les altérant , les. monnaies aux types les plus répandus alors, afin de réaliser de gros bénéfices.

+ KAR . DE . NAYARRA BEX. Gonronne dans le champ. ~ )V- COMES EBROIGElN(5t5). Croix fleordelisëe coupant la légende et le champ en quatre, et cantonnée de fleurs de lis.

Coronat copié sur ceux de Provence.

Coll. de M. Poëy-d' Avant.

BEBRY.

+ BITVRIGES CIVIT. Croix. — «?. + BITVRIGES CIVIT. Monogramme de Charles.

Xes trouvailles se succèdent de jour en jour avec une incroyable rapidité : la terre ne cesse de nous rendre les uns après les autres les monuments qu'elle renferme. Il y a un ou deux mois , elle nous a fourni cette obole semblable en tout point au denier de Bourges sur lequel le nom royal a disparu pour faire place à celui de Tatelier monétaire. Autant que je puis m'en rapporter au dessin qui m*est communiqué, cette monnaie est d'une fabrique un peu antérieure à celle des lotbaires du trésor de Châteauneuf (Aet;. num., 1851, p. 224). On ne peut donc plus considérer désormais le denier à cette empreinte comme le résultat d'un accident ou d'un caprice d'ouvrier, hypothèse complètement gratuite et qui ne tient pas devant la diSérence si tranchée existant entre les deux côtés de la pièce, dont l'un est destiné à servir de face et l'autre de revers. Je verrais de préférence dans ce monnayage un différent choisi par l'un de ces ateliers secondaires si nombreux en Berry, et qui surgirent pendant le X* siècle, lorsque l'ancien comté se fractionna en plusieurs seigneuries. Au début, les possesseurs de ces fiefs, qui appartenaient en général à l'ancienne famille des comtes, ou lui étaient alliés , se con-

tentèrent presque tous de faire copier sur leurs coins le type de^ Bourges ; puis ils s'en éloignèrent insensiblement peu à peu , et finirent enfin par en adopter d'originaux.

L'obole anonyme en question est en bon argent et pèse 13 grains forts. La gravure du denier est au u? 10 de la pi. XLV du Catalogue des tnonn, naU de France de Conbrouse.

Il est bon de rapprocher ce que je dis ici avec le passage du Manuel de numismatique de M. Â. Barthélémy, t. II, p. 207, et avec le commentaire du n"* 505 du Catalogue Rousseau.

J'ajouterai, en terminant, que les pièces au temple décorées du nom de Lothaire me paraissent d'origine ecclésiastique. Leur fabrication simultanée avec celles des espèces à l'autre type immobilisé du même prince, indique, dans tous les cas, qu'elles ne sortent pas d'un atelier unique.

Passons maintenant à des monnaies de la période suivante.

Déols. Je disais à la p. 65, en publiant un denier, alors unique, de Eudes l'Ancien, seigneur de Déols, qu'au x* siècle, les prédécesseurs de ce prince avaient émis des monnaies à l'étoile et au nom immobilisé du roi Charles. La mise au jour d'un petit trésor trouvé dernièrement, en démolissant l'ancien château d^Issoudnn, est venue, au contraire, prouver que les produits de cet atelier avaient suivi encore plus exactement les phases ordinaires, et, qu'après avoir, sans doute, porté la formule régionale BITYBI6ES et le^ monogramme royal entouré de sa légende, on y a substitué simplement çeUes de DOLBO CIVES et d'ODO DYX.

+ ODO+DYX. Croix dont les branches^ horizontales soutiennent deux appendices en forme de globules attachés par un pied, restes de l'A et de l'û qui se trouvaient sur les espèces issues des monnayages antérieurs. — iV- + DOLEO CIYE : S. Monogramme carolin dégénéré; la lettre B a pris la forme d'un O. Poids : 24 grains.

+. ODO. + DVX. Croix. — iV- + DOLEO aVES. Restes du monogramme comptétement dégënéré et renversé. Poids : 24 graiœ.

Ces monogrammes, si Toti n*en connaissait pas la provenance, poarraient donner lieu à d*étranges interprétations. Ne serait-ce point par saite d*ane dégénérescence da même genre que ceux des monnaies bretonnes du r" siècle ont un aspect si étrange? et ne serait-il point à propos d*y voir simplement des produits accidentels de rignorance des monnayeurs, plutôt que d'y chercher des noms seigneuriaux antérieurs à Conan le Tors?

Avec les deniers précédents on a trouvé aussi un grand nombre de variétés de coin du suivant, qui est presque semblable à celui gravé à la p. 65. Je me contente de le décrire.

: ODO : DYX. — IV. DOLEO QYES. Ëtoile à cinq branches. Poids : 20 grains.

Ces trois monnaies m'ont été cédées par M. Cbarvet.

L'ensemble de ces diverses considérations lève une partie des incertitudes qui pesaient sur les origines des monnayages féodaux du Berry. Lorsqu'on rencontrera les pièces transitoires ^es ateliers autres que celui de Déols, je ne doute pas qu'elles n'accusent une marche semblable.

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