‹ Études ophthalmologiquesChapitre 64 sur 111 · PARALYSIE DE L'ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

PARALYSIE DE L'ORBICULAIRE DES PAUPIÈRES

le grand nerf pétreux superficiel. Lorsque, au contraire, le voile du palais est intact, on pense que la cause de la maladie est au-dessous du ganglion ci-dessus désigné. Il n'est pas jusqu'à présent prouvé que la paralysie de la septième paire ait sur les muscles intrinsèques de l'organe de l'ouïe une action caractérisée par l'exaltation du sens auditif (Roux).

Le plus souvent, on observe des paralysies du facial où la cause de la maladie siège tout près du trou stylo -mastoïdien et n'affecte que les branches qui composent le pes anserinus major. Dans ces cas, le nerf peut être comprimé par des ganglions engorgés, des tumeurs, un gonflement inflammatoire de la glande parotide, etc. On voit encore la paralysie du facial survenir à la suite de refroidissements brusques qui ont amené une périostite par suite de laquelle le nerf est comprimé, ou enfin consécutivement à un traumatisme qui a porté directement sur le trajet du nerf ou intéressé la caisse du tympan.

Le traitement doit nécessairement se baser sur la connaissance de l'origine du mal. Lorsqu'on soupçonne une cause inflammatoire ayant amené une compression du nerf, on peut diriger contre elle un traitement antiphlogistique, consistant en dépiétions sanguines locales, frictions mercurielles, calomel à l'intérieur, etc. Une fois la paralysie établie d'une manière permanente, il sera permis de tenter l'usage de la strychnine employée par la méthode endermique, ou d'exciter plus directement encore les filets du nerf paralysé par des injections sous-cutanées du même médicament que l'on fera avec beaucoup de prudence, au moyen de la seringue de Pravas. La faradisation a été aussi expérimentée dans le môme but.

On songera à un traitement chirurgical, notamment à la îarsoraphie, soit dans les cas où la difformité de la paupière inférieure, renversée en dehors, est arrivée à un degré tel, que la guérison de la paralysie doive laisser après elle un vice de conformation choquant, soit dans les cas où la coaptation des paupières est assez défectueuse pour que le globe de l'œil coure quelques dangers. C'est alors que Dieffenbach (1) conseillait, pour abaisser la paupière supérieure attirée en haut par le muscle releveur, de pratiquer la section de ce dernier. Cette opération, dangereuse pour l'intégrité future des fonctions des paupières, est inutile , vu que la tarsoraphie, appliquée dans une certaine étendue, combat suffisamment la déviation de la paupière supérieure, et qu'il est toujours facile, à un moment donné, d'en annuler les effets en élargissant de nouveau la fente palpébrale.

Quand l'action de la paralysie sur les paupières n'est pas très-marquée, et qu'on a toujours l'espoir de la voir disparaître spontanément sans laisser de traces dans les parties qu'elle affecte, le mieux est de s'opposer, autant

(1) Die oporative Chirurgie, t. I, p. Ihh. Leipzig, 1845.

qu'on le peut, aux troubles passagers qu'elle détermine, par l'emploi

périodique du bandeau compressif.

ARTICLE XXV

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