‹ Études ophthalmologiquesChapitre 65 sur 111 · CHUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE, PTOSIS · texte numérisé non relu

CHUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE, PTOSIS

La chute de la paupière supérieure peut provenir des causes les plus diverses, et depuis longtemps on est convenu, pour ce motif, de reconnaître plusieurs variétés de cette affection. Pour éviter de surcharger la mémoire, et nous rapprocher autant que possible de la nature des choses, nous ne distinguerons que deux formes de ptosis, celle qui résulte d'une insuffisance du releveur de la paupière et celle qui provient de l'inaction incomplète ou de la paralysie de ce même muscle.

La chute de la paupière provoquée par l'insuffisance du muscle releveur peut avoir des causes très-diverses; car cette affection se produit tantôt par l'effet d'un vice de conformation du releveur, tantôt par un défaut d'innervation, ou enfin, lorsque, à la suite d'une violence quelconque, le muscle a été blessé de manière à ne pouvoir plus fonctionner qu'incomplètement. Dans un autre ordre de faits, le releveur a conservé toute son intégrité d'action, mais cette dernière est masquée par l'effort que lui oppose soit la résistance de la paupière, soit le muscle orbiculaire luimême. Dans la première forme, l'insuffisance est absolue ; dans la seconde, elle n'est que relative.

Le ptosis consécutif à une véritable insuffisance du muscle releveur se rencontre souvent à l'état congénital, compliqué, comme nous l'avons vu, d'un autre vice de conformation, l'épicauthus. Celte difformité est quelquefois héréditaire et doit être attribuée à un développement incomplet du releveur, qui peut même, à ce qu'il paraît, faire entièrement défaut dans quelques cas exceptionnels (Gaffe).

Le ptosis congénital est presque toujours incomplet. Il présente ceci de particulier, qu'il disparaît lorsque le malade dirige ses regards en bas, preuve que la paupière n'a pas subi d'élongation anormale. On confond assez facilement avec le ptosis congénital, la chute de la paupière qui peut se produire pendant la naissance, consécutivement à la paralysie de la troisième paire. Si cette paralysie persiste, de telle sorte que l'action de Forbiculaire ne soit pas contre-balancée par celle du muscle releveur, et cela à une époque où le développement de ces différentes parties suit des phases très-rapides, on observe, même après la disparition complète de la paralysie, une insuffisance relative du releveur, insuffisance avec laquelle coïncide un allongement morbide de la paupière, privée pendant un certain temps de ses mouvements d'élévation.

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