‹ Études ophthalmologiquesChapitre 73 sur 111 · RÉTRÉCISSEMENT DE LA CAVITÉ ORBITAIRE · texte numérisé non relu

RÉTRÉCISSEMENT DE LA CAVITÉ ORBITAIRE

En signalant les différentes causes d'exophthalmie (voy. p. 70&), nous avons mentionné une classe d'altérations par suite desquelles la cavité orbitaire se rétrécit. Le rétrécissement qui résulte d'un épanchement gazeux ou sanguin, du développement d'une exostose, a été décrit dans le chapitre précédent. Il ne nous reste donc qu'à passer rapidement en revue les rétrécissements qui proviennent soit d'un épaississement des parois de l'orbite, comme celui qu'y détermine le développement d'une tumeur, soit de la déviation vers l'axe antéro postérieur de la cavité orbitaire de ces mêmes parois plus ou moins intactes dans leur épaisseur.

Nous avons dit des tumeurs ébùrnées, qu'elles peuvent prendre naissance dans le diploé des os qui limitent la cavité orbitaire. Si leur évolution se faisait constamment de la même manière, elles auraient évidemment dû trouver place dans ce chapitre; mais il n'en est pas ainsi.

Une tumeur d'une autre espèce, au développement de laquelle on peut quelquefois assister quand elle se montre dans les os voisins des parois de l'orbite est l'ostéo-sarcome. A notre connaissance, il n'existe dans la science aucune observation bien authentique et confirmée par l'autopsie d'après laquelle celte néoplasie ait pris naissance, d'une manière manifeste, dans l'épaisseur des parois de l'orbite, si pauvres en diploé. D'autre part, on a d'assez nombreux exemples d'ostéo-sarcomes nés dans les os plus épais de la face ou du crâne et s'étanl propagés de là dans les parois de l'orbite qu'ils finissaient par remplir après en avoir chassé le contenu au dehors. On comprend sans peine qu'en pareille circonstance les désordres soient, en général, trop avancés pour que l'exorbitisme ne devienne plus qu'un symptôme de second ordre.

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