‹ Études ophthalmologiquesChapitre 89 sur 111 · CORPS ÉTRANGERS DE LA GLANDE LACRYMALE. (DACRYOLITHËS · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DE LA GLANDE LACRYMALE. (DACRYOLITHËS

La science ne renferme presque pas d'observations authentiques de corps étrangers logés dans la glande lacrymale ; ce qui s'explique, en

d'un second fait, où la compression de la tumeur faisait couler le liquide dans le sac conjonctival.

Observation III. — Par M. Bowman (Ophlhalmic Hospital reports, t. I. p. 286 et Annales d'oculistique, t. XLI1I, p. 37). Une gantière, âgée de vingt-sept ans, s'adresse à M. Bowman, à cause de la gêne que lui occasionne un écoulement de larmes s'effectuant par une petite ouverture située sur la peau de la paupière de l'œil gauche. Elle avait présenté, à l'âge de neuf ans, un gonflement de la paupière supérieure qu'on qualifia d'abord de tumeur, mais plus tard il s'y établit de la suppuration, on ouvrit avec la lancette et on put extraire un corps dur, ressemblant pour la forme et le volume à un noyau de prune. La plaie ne se ferma pas complètement, et depuis il s'est fait continuellement un suintement de larmes par une petite ouverture de la peau de la paupière. Il y a huit ans, l'écoulement s'arrêta pendant un court espace de temps ; cet arrêt fut suivi d'un tel gonflement des deux paupières que l'œil en resta complètement caché. Lorsque l'abcès s'ouvrit, le gonflement des paupières disparut, mais la fistule se montra de nouveau. Actuellement, il existe à la partie externe de la paupière supérieure gauche, à la distance d'un huitième de pouce environ de son bord libre, une petite ouverture d'où s'échappe continuellement, goutte à goutte, un liquide incolore et limpide : ce liquide, identique aux larmes, n'excorie pas les parties sur lesquelles il coule. La petite ouverture admet une sonde fine que l'on peut pousser jusqu'à undemi pouce de profondeur du côtéde la glande lacrymale, et un examen attentif démontre que la fistule communique avec un kyste qui occupe la moitié externe de la paupière supérieure, mais, qui, se trouvant revenu sur luimême, n'occasionne aucune tuméfaction. Pour faciliter l'écoulement des larmes dans le sac conjonctival et déterminer ainsi l'occlusion de la fistule, on procéda de la façon suivante : Un fil de soie simple fut armé d'une aiguille à chacune de ses extrémités ; l'une de ces aiguilles fut introduite par l'orifice fistuleux de la face externe de la paupière et dirigée un peu en haut, puis on lui fit traverser la paupière et la conjonctive de manière à la faire ressortir, entraînant une extrémité du fil à la face interne de la paupière. La même manœuvre fut exécutée avec la seconde aiguille en traversant la conjonctive à la distance d'un quart de pouce de la première et un peu plus près du bord adhérent de la paupière. Les extrémités du fil furent ramenées en dehors de l'angle externe et fixées à lu tempe. Dix jours après, introduction d'un fil plus gros qui occasionna plus d'irritation que le premier. On ferma l'ouverture externe en excisant la petite portion de peau qu'elle traversait, on rapprocha la plaie au moyen de deux serres-fines; quatre jours après on retira le fil, la plaie était cicatrisée.

Observation IV. — Par M. Alfred Graefe (Arch. fur Augenheilkunde, t. VIII, A. 1.

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