DILATATION, ABCÈS, FISTULE DES CONDUITS
Sauf le cas où la présence d'un corps étranger, d'un dacryolithe, par exemple, est pour l'un des conduits lacrymaux une cause permanente d'irritation, nous ne connaissons guère de circonstances capables de causer l'inflammation isolée de la muqueuse qui le tapisse, en dehors de l'inflammation du sac ou de la conjonctive. On veut avoir observé, dans quelques cas très-rares, la dilatation de l'un des conduits et sa transformation en un petit kyste, à la suite d'une oblitération du point lacrymal correspondant (Lerche, Mackenzie). Quant à l'atonie des points et des conduits lacrymaux signalée dans tous les traités, nous en cherchons vainement la démonstration.
On a vu aussi, tantôt les produits fournis par une glande de Meibomius enflammée (Arlt), tantôt le contenu d'un petit abcès du voisinage se faire jour dans l'un des conduits ; mais ce sont là des faits d'une rareté telle, qu'ils n'offrent qu'un intérêt pratique très-médiocre. Des ulcérations des conduits, la formation d'abcès dans leur épaisseur, la production d'un trajet fistuleux spontané ou traumatique, comme celui qui peut succéder à l'ablation d'une tumeur [M. Joberi), sont mentionnées dans tous les traités ; mais presque uniquement dans le but de compléter le cadre nosologique, sans que des observations détaillées aient jamais permis d'approfondir cette étude, au reste assez peu féconde en résultats pratiques.
ARTICLE XII