TOME m
LE PHILOSOPHE
Je ne sais^
LE MARCHAND
Kl toi , n'existes-tu pas?
LE PHILOSOPHE
Je le sais encore moins ^.
LE MARCHAND
Je viens de tacheter : n'es-tu pas à moi ?
LE PHILOSOPHE
Je m'abstiens et je considère ^
LE MARCHAND
Suis-inoi, tu es moi; esclave.
LE PHILOSOPHE
Qui le sait?
Ceux qui sont ici.
'' O-JOê TG-^TO Û.t-y.. ( Id, p. 198.)
^ lioA-j fZ7./).ov £Ti 70jr , i^voc.). ( lu. , ibid.) ^ (Id., p. 199.) ,,. , .
LE PHILOSOPHE
Est-ce qu'il v a quelqu'un ici ?
LE MABCHAND.
Je te prouve que je suis ton maître. (// le bat.)
LE PHILOSOPHE
Je m'abstiens et je considère.
Lucien , dans VHermotine ou les Sectes , achève de ruiner l'échafaudage de l'orgueil de l'homme.
Ainsi se montroient flétris et vaincus du temps ces philosophes jadis honneur de l'humanité, ces sages qui . au milieu des nations souillées et matérialisées, avoient conservé les vérités de la science, de la morale et de la religion naturelle, jusqu'à ce qu'ils se corrompissent avec la foule , et par l'infirmité même de la sagesse.
Voilà la société romaine : ses générations étoient mûres ; les Barbares se présentoient comme les faucheurs qui nous viennent des provinces éloignées pour abattre nos foins et nos blés ; les chrétiens et les païens alloient tomber sur les sillons , selon le poids de leur valeur respective. L'homme attaché aux joies de la vie ne vojoit approcher le Frank , le Golh , le
100 lÏTUDES HISTORIQUES,
Vandale qu'avec les terreurs de la mort, tandis que l'anachorète, le prêtre, l'évêque clierchoient comment ils adouciroient les vainqueurs, et comment ils feroient des calamités publiques un moyen d'enrôler de nouveaux soldats sous l'étendard du Christ.
ou
ÉTUDE SIXIÈME