‹ Études Personnelles sur l'Alimentation: Recherches ExpérimentalesChapitre 3 sur 120 · LE TO · texte numérisé non relu

LE TO

sonnelles rentrant dans le sujet qui venait d'être traité. Le

Prof. A. Gautier répondit à son auditeur et visiteur : A.

coup sûr vos observations sont intéressantes, mais elles le

seraient bien davantage si vous pouviez apporter des chiffres

à Pappui de votre conclusion. . - PA

On peut dire cependant que toutes less as itions n’ont. pas un égal besoin de chiffres et certaines À s'en passent très

bien : telle la suivante à propos du vin: :

Cette observation eut pour origine, en 1877, les paroles

d’un marcheur infatigable, grand, fort -et robuste Juras- -

sien qui avait été élevé sans vin, navait commencé à boire du vin qu à partir de l'âge de 20 ans et pouvait, disait-il,:

s'en passer facilement. Quant à vous, ajoute-t-il, en s pue

sant à M. D. qui avez bu du vin dès votre jeunesée, v Vous y: êtes dabitué et vous ne pourriez pas vous en passer. \

Ces paroles, qui firent une grande impressiôn sur M. FDA étaient pour le brave Jurassien l'expression d’un principe

inattaquable,, d'une vérité aussi évidente qu'un axiome de

géométrie. M. D. cependant était loin d’avoir la même con-.

viction, mais il ne fit rien pour trancher la question. C’est

le hasard qui vint, à quelque distance de là, lui démontrer

Vinexactitude de-la proposition ci-dessus, et voici comment.

C'était en été : il faisait chaud, il faisait soif, dit: -on vulgairement. M. D. logeait” dans une maison où se trouvait

une source d’eau excellente. La mode était au coco pour se

désaltérer : M. D. mit donc du coco dans l’eau excellente

ci-dessus qui prenait alors une belle FOUeur rose une fois le

dépôt formé, Ce liquide limpide, très agréable à la vue, était non moins agréable à boire et M. \D. en buvait par gour-

mandise comme d’autres boivent vi, bière, liqueurs, apéri-

} Wa

tifs. Le vin avait peu à peu et de plus en plus perdu de son

“importance au point de vue du goût et avait été supplanté

par le coco, sans que la santé et les forces de M. D. phe sent en souffrir le moins du monde. | d Ÿ

Cette SV HS Dai de M. D., quoique dépourvue

de chiffres, ne vient-elle pas mettre un peu à mal soie à

dictons concernant le vin et dont nous citerons les suivants : (

Pin donne dé fe torce,

On n'a pas de force si on ne boit pas de: Vin Ce Ë

On ne peut, vivre sans vin. RE se Plus on boit de vin, plus on trayaille. { Le vin nourrit. S

Qui boit du vin, mange! moins de pain. , ! Une fois habitué au vin, on ne peut Fo bat tuoR

Ces dietons, qui circulent surfont fe eines ca ph

gnes comme articles de foi, ne nous paraissent que des

expressions inexactes et parfois néfastes ; cependant on peut discuter certaines déutie eiles avec chiffres à l'appui,

et € "est ce- que nons essayerons de faire plus tard en nous j 1

basant sur les expériences de M. D.

A propos de boissons, nous admettons bien volontiers

due toutes ne plaisent pas également à à tous les individus et.

que toutes ne conviennent pas également à tous les orgaà Î nisines. | Ainsi la bière, M. D. ne pouvait pas la boire dès sa pre-

DE . û f : ù mière jeunesse ; non seulement il ne la trouvait pas agréa-

ble à boire, mais elle lui donnait des nausées et il avait,

pour ainsi dire, prise en dégoût. Pourtant, EN EU plus tard, vers 1883, lors d'un voyage pédestre et touristique

dans le Nord de la Fr rance, il résolut de ne prendre que dé DUYAE. - PA d

PE SICRE | se

À ‘tous les pensionnaires, c chaque repas, croyant avoir soif, MD. buvait beauèoup de

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