‹ Études Personnelles sur l'Alimentation: Recherches ExpérimentalesChapitre 4 sur 120 · LÉ ARR · texte numérisé non relu

LÉ ARR

la boisson du pays, c. à d. la bière. Elle n’était pas toujours de 1'° qualité et malgré cela M. D.s ‘habitua à cette boisson

qu’il prenait à chacun de ses repas ; mais il faut ajouter.

que cette habitude, oa mieux cette tolérance, n’est pas ve-

Le

nue toute seule, ni sans effort.

Et le cidre ? En 1884, sur le bord de la mer, M. D. pre-

‘nait pension dans un hôtel dont la boisson ordinaire était le cidre qu’on avait à discrétion ; il résolut de faire comme ) j c. à d. de se contenter de cidre. A

cidre qu’il ne tit dre pas mauvais du tout ;, malgré cela son repas lui paraissait incomplet, i avait beau boire &u cidre, il avait toujours soif de vin. Cette soif se prolongeait

un certain temps après le repas, puis disparaissait complè-

tement jusqu'au repas suivant et allait chaque jour en dimi-

nuant. Cette envie de boire dn vin dura environ une huitaine de jours. Après ce laps de temps, la Susdite envie. avait disparu et durant les 3 semaines qui suivirent, M. D, but du cidre aux ne à sa soif, même avec plaisir; sans éprouver aucun désir de bgire du vin. Bien mieux, dans un Forte qu'il fit ensuite, M. D. préférait le cidre au vin et qui mieux estencore, en passant par Paris et Orléans, on lui fit goûter d'excellent vin qui ne lui oceasionnait aucun plaisir et ne lui procurait aucune sensation agréable, Ainsi M. D. avait perdu, non seulement le besoin et le désir de boire du vin, mais encore la faculté de juger si un vin est

bon ou s’il est Fous à tel autre.

Depuis cette époque, vin, bière, cidre lui sont devenus

indifférents comme boisson et lorsque dans ses voyages pé- .

destres et le plus souvent cyclistes, il arrivait à bé “ape fa-

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