‹ Études philosophiques (volume 2)Chapitre 136 sur 211 · II. LE DEVOIR. — LA LOI MORALE · texte numérisé non relu

II. LE DEVOIR. — LA LOI MORALE

les premiers inventeurs et propagateurs de ces cultes abominables. Mais après plusieurs gêné ration s, et lorsque la perversion des mœurs publiques est devenue générale dans certaines tribus, il est bien difficile de préciser jusqu'où peut aller la bonne foi, au moins dans les masses populaiies, car nous devons excepter les esprits cultivés et supérieurs, qui ne peuvent pas ne pas sentir l'état de dégradation morale de leurs frères égarés. C'est à Dieu seul, «scrutateur infaillible des reins et des cœurs», qu'il appartient de peser la responsabilité de ces pauvres gens, dans les balances de sa miséricordieuse justice.

Il suffit donc à un homme d'avoir normalement développé sa raison, et de n'avoir pas le cœur entièrement dépravé, pour connaître les premiers principes généraux et concrets de la loi naturelle. Ils sont aussi évidents pour toute intelligence que les autres principes généraux des sciences et des arts.

Ce caractère évident et absolu de la loi naturelle, sanction

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