PREMIÈRE PARTIE : LE MOUVEMENT
puisse se transformer en travail me'canique, en quan- "p^™et tité équivalente. Ce qu'on a appelé « la transformation ""«"sfur-
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de 1 énergie » est au contraire une conséquence natu- ,.'**.
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relie de la théorie que nous venons d'exposer, et que nous avons puisée dans l'enseignement le plus formel d'Aristote et de S. Thomas, comme en témoigneraient au besoin les textes que nous reproduisons en note (1).
Dans une foule de passages, le saint Docteur nous enseigne, en effet, que les trois espèces de mouvement s'engendrent mutuellement ; qu'un mouvement d'une espèce peut produire un mouvement d'une autre espèce ; ainsi le mouvement des astres produit sur la terre les mouvements d'altération, et chez l'animal le mouvement d'altération de la faculté appétitive produit la locomotion.
« Corpus potest movere quasi non motum specie illa motus qua movet, licet non possit movere nisi aliquo modo motum : corpus enim cœli altérât non alteratum, sed localiter motum : et similiter organum virtutis appetitivœ movet localiter non motum, sed aliquo modo alteratum localiter (2). »
De là, cette belle et importante conclusion que toute sériede mouvements spécifiquement semblablesdoitêtre
(1) « Sicut probatur in oct. phj's., nous dit le Docteui' angélique, motus localis est primus motuum : in quolibet autem génère id quod est primum est causa eorum quœ sunt post in eodem génère : unde motus localis est causa alterationis, quae est prima inter alios motus etpréecipu.^ est causa primcS alterationis quœ est calefactio. » S. Thomas, in lib. -J' de Cœlo, lec. 10. — Dans la Somme contre les Gentils voici le développement de la même pensée : « Nullum corpus agit nisi moveatur, eo quod oporteat agens et patiens esse simul... in eodem loco... locuui autem non acquirit corpus nisi, per motum... Omne agens quod agit, in quantum movetur, de necessitate movet illud in quod agit ; factum enim et passum consequilur dispusitionern facienlis etagenlis, eo quod omne agens agit sibi simile : unde si agens non in eadem disponitioiie se habens agit, in quantum per motum variatur, oportet, quod etiam in patiente et facto quœdam renovatio dispositionum fiât, quod siyie rnotii esse non potest. Nihil igiturfit a corporis actione nisi per motum vel mutationem. » Contra Gent., 1. H, c, 20.
(2) S. Th., Q. disp. De pot., q. II(. a. 11, ad. 19.