‹ Études philosophiques (volume 3)Chapitre 74 sur 118 · PREMIÈRE PARTIE : LE MOUVEMENT · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE : LE MOUVEMENT

même, qui n'était pas suspecte de tendresse pour la vieille scolastique, s'est empressée d'accueillir la môme théorie et de lui donner droit de cité.

EnelTet, M. Hergson propose, à son tour, d'ajouter au mouvement de translation qui est « superficiel », le mouvement de transformation « qui se produit en profondeur ». Bien plus, il distingue, à peu près comme Aristote,« trois genres de mouvement : qualitatif, évolutif, et extensif, ditTérant profondément (1) » ; et, à la suite de M. Duliem, il propose de subordonner notre mécanique à une science supérieure : « une pareille science, dit-il, serait une mécanique de la transformation, dont notre mécanique de translation deviendrait un cas particulier, une simplification, une projection sur le plan de la quantité pure (2). »

Tout commentaire à cette orientation nouvelle et si inattendue des philosophes et des savants, serait biensupertlu. Elle demeurera, dans l'Histoirede la philosophie, la plus belle réhabilitation, par la science moderne, d'une théorie géniale injustement méconnue ou audacieusement travestie depuis des siècles.

(1) Bergson, L'Evolution créatrice, p. 329,79.

(2) Bergson, Ibid., p. 35.

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