II- II. — Corollaire sur la Continqenceet la Nécessité
Coroll
La con- Du principe de causalité, il nous faut lirer un second et SCS corollaire, qui ioue un rôle considérable dans la philo-
nega-
(ems. Sophie spirilualiste, et qui est un redoutable écueil pour la philosophie « nouvelle ».
Si tout ce qui commence a une cause, concluons que ce qui commence est un être ab alio, un être dérivé, second, c'est-à-dire un être contingent, tandis que ce qui n'est pas par un autre est par lui même, a se, et trouve en lui-même, dans la perfection de sa propre nature, sa raison d'être et son explication.
Ainsi un fils vient de son père et de sa mère : il est donc contingent. Et comme le père et la mère ont commencé par être eux-mêmes des fils, ils sont encore des êtres contingents. De même, ma pensée actuelle vient de la fécondité de mon esprit, elle est donc contingente.
Tandis que l'être contingent, pour avoir passé de la puissance à l'acte, reste marqué du sceau de la puissance, qui est une dépendance et une relativité essentielle, comme nous l'avons vu, l'être qui serait acte pur, sans aucun mélange de potentialité, serait l'indépendance même et l'absolue nécessité.
(l) « La formule maîtresse de ces novateurs est précisément la contraire de la nôtre, et toute leur doctrine se résume dans cette phrase: le non-être prime Vê Ire. Aussi de là, ces belles conclusions que l'on sait: — tout a commencé par le néant : — le devenir est la seule existence véritable ; — le plus sort du moins ; — ce qui passe est réel, ce qui demeure, une abstraction; — l'Etre infini est la dernière et la plus vide des abstractions. Toujours et partout, c'est la primauté du néant affirmée impudemment; le dernier mot de tout ceci est la formule : le non-êlre prime Vêtre.» (de Régnon, La métaph. des causes, p. 116.)
J» La contingence de
Or, cette théorie qui est dune complète évidence pour ceux qui nous ont suivi jusqu'ici, en même temps qu'elle est d'une simplicité et d'une beauté merveilleuses, — ne pouvait avoir le don de plaire aux philosophes qui ont saccagé et ruiné les premières notions du bon sens, sur lesquelles notre théorie est fondée, notamment les notions d'être, d'identité, de contradiction, et de causalité. Désormais il sera non seulement curieux, mais très instructif de les voir se heurter et se débattre impuissants contre cette nouvelle barrière, et, ne pouvant plus résoudre le problème qu'elle provoque, chercher du moins à le subtiliser. Voici, en effet, comment ils ont essayé de supprimer le grand problème inéluctable, celui de la contingence.
Avant de combattre la contingence possible de ïêlre lui-même, M. Bergson commence, par une savante stratégie, à combattre la contingence d'une des manières ^■°J'''pl^. d'être les plus frappantes dans les choses de ce monde, à ^^J^'^^^ savoir leur ordre {i). L'idée de désordre, dit-il, n'est qu'une pseudo-idée, soulevant un pseudo-problème, celui de l'origine ou de la raison d'être de cet ordre. Or le désordre n'est même pas possible ; donc l'ordre est nécessaire ; donc « du même coup s'évanouiraient (avec l'idée de désordre) les problèmes que l'on faisait lever autour d'elle (2) ».
Tout d'abord l'auteur distingue « deux espèces d'ordre irréductibles l'un à l'autre ». 1° L'ordre « voulu » où les choses sont disposées de concert vers un but ; 2° l'ordre « automatique » où les choses sont dispersées d'une manière quelconque. Ainsi tracez au hasard sur le tableau noir une figure quelconque : elle constituera toujours une figure géométrique.
Voici maintenant l'application de ces deux notions à
{!) Bergson, L'évolution créatrice, p. 239-257. (2) Bergson, Ibid., p. 242.
un cas donné :« Quand j'entre dans une chambre et que je la juge « en désordre », qu'est-ce que j'entends par là? La position de chaque objet s'explique par les mouvements automatiques de la personne qui couche dans la chambre, ou par les causes efficientes, quelles qu'elles soient, qui ont mis chaque meuble, chaque vêtement, etc., à la place où ils sont : l'ordre au second sens du mot est parfait. Mais c'est l'ordre du premier genre que j'attends, l'ordre que met consciemment dans sa vie une personne rangée. Tordre voulu enfin, et non pas Tordre automatique. J'appelle alors désordre Tabsence de cet ordre (1). »
Le désordre n'est donc que la désillusion de l'esprit qui cherche un ordre et qui en trouve un autre. Mais il faut nécessairement que Tun ou l'autre existe ; Tordre est donc nécessaire ; il est partout et toujours. Et s'il est nécessaire, il n'est plus un mystère à éclaircir et n'a plus besoin d'explication. La seule question: « pourquoi il y a de Tordre? » n'a plus de sens, j^.^ij.^ A ce raisonnement d'apparence spécieuse, nous réléponse. pondrons en accordant à M. Bergson, qu'en effet, si Ton admet sa définition, — et nous l'admettrons pour simplifier la discussion, — si Ton admet qu'on doive appeler du mot d'ordre tout arrangement quelconque des choses, — ordonné ou désordonné, — sa conclusion s'impose : il est nécessaire que nous trouvions toujours et partout dans les choses Tun de ces deux ordres. Mais est-il nécessaire d'y trouver Tun plutôt que l'autre ? 11 est clair que non. Le choix entre les deux est contingent. A plus forte raison, si nous sommes en présence d'un ordre intentionnel, le choix de tel ou tel plan parmi le nombre infini de plans également possibles sera contingent. Et alors le problème premier, que Ton a
(1) Bergson, L'évolution ciéalvice, p. 253.
voulu supprimer, revient tout entier aveu sa force impérieuse : pourquoi ce plan plutôt qu'un autre? S'il est nécessaire qu'il y en ait un, aucun d'eux pourtant n'était nécessaire : et s'ils sont tous contingents, ils ont donc une cause.
M. Bergson lui-même nous aide dans notre raisonnement, lorsqu'il reconnaît « qu'un ordre est contingent et nous apparaît contingent par rapport à l'ordre inverse, comme les vers sont contingents par rapport à la prose, et la prose par rapport aux vers (1) ». — C'est là tout ce que nous demandons. Il est donc contingent, et nullement nécessaire, que l'univers soit un poème écrit en vers ou en prose ; si c'est en vers, il est contingent que ce soit en vers de telle ou telle mesure, soumis à telles ou telles lois, etc. La contingence renaît ainsi de ses cendres ; et la question de savoir quelle est la cause de l'ordre contingent que nous admirons, au lieu de s'évanouir, avec la pseudo-idée du désordre, comme on nous l'avait annoncé, s'impose aussi impérieuse que jamais aux investigations de l'esprit humain.
Ce premier problème nous conduit naturellement au 30 La second. De la contingence de l'ordre qui n'est qu'une gencr.îe manière d'être, passons à la contingence de l'être lui- ^par^M'!^ même. Ici nous allons serrer encore de plus près et voir ^«'■?*<>°plus à fond la difficulté qu'on nous oppose (2),
La nécessité d'un certain ordre, que nous avons accordée, n'était d'ailleurs qu'une nécessité hypothétique. Si tel être existe, il lui faut nécessairement une manière d'être et un ordre quelconque ; mais aucune manière d'être, aucun ordre n'est nécessaire à cet être, si, loin d'être lui-même nécessaire, il est contingent. C'est donc la contingence de l'être lui-même qu'il importe surtout d'examiner.
(1) Bergson, L'évolution créatrice, p. 253. Ci) Bergson, ibid., p. 295-323.
La seconde attaque de M . Bergson contre la contingence sera parallèle à la première. Elle en sera presque une répétition. Le désordre était une pseudo-idée soulevant un pseudo-problème : quelle est la cause de l'ordre? — Le néant sera ici la pseudo-idée soulevant un pseudo-problème : quelle est la cause de l'existence ? — On entrevoit déjà tout le plan de bataille, ou plutôt la trame subtile du piège qu'on nous prépare.
L'auteur ne consacre pas moins de 26 pages à nous démontrer la majeure de sa preuve : que l'idée de néant absolu est « une idée destructive d'elle-même, une pseudo-idée, qui se réduit à un simple mot ». Cette longue dissertation, déjà parue plusieurs foissous forme de cours et d'articles de revue, est en effet très instructive à relire, si l'on veut comprendre le fort et le faible de ce merveilleux analyste psychologue qu'est M. Bergson, conférencier aussi brillant que subtil, aussi habile à jongler avec les idées qu'avec les images et les formes littéraires. Mais pourquoi sa pénétrante psychologie n'est-elle pas doublée d'une logique impeccable? Qu'on juge delà portée (le notre doute par un simple trait. cSritéfet Après s'être évertué à nous montrer que l'idée de néant n'était elle-même qu'un pur néant et un mot vide, voici qu'à son tour, victime sans doute de l'illusion commune, il se prend à lui attribuer un rôle,et non seulement un rôle négatif,comme on le fait couramment dans l'Ecole, mais encore un rôle positif, et môme un premier rôle. « Ainsi, d'après lui, nous nous servons du vide pour penser le plein » ; — « nous allons de l'absence à la présence » ; — « nous passons par l'idée du néant pour arriver à celle de l'être » ; — « l'idée du néant est souvent le ressort caché, l'invincible moteur de la pensée philosophique»; etc.. L'auteur a beau ajouter que c'est « en vertu d'une illusion fondamenlale de l'entendement », il n'en reste pas moins qu'un rôle si utile et si puissant, attribué à
contradictions
une idée qui, d'après lui, n'existe même pas, semble quelque peu contradictoire.
Aristotc et S. Thomas, qui reconnaissent pourtant la réalité de cette idée négative du néant, ne lui ont jamais attribué une telle vertu. Jamais ils n'ont dit que notre pensée doit s'élever du vide au plein, du néant à l'être. Pour eux, au contraire, l'idée d'être est la première que puisse saisir l'intelligence (1) ; et le néant n'est conçu qu'en second lieu, négativement, et par le contraste de la présence avec l'absence ; pour eux, c'est l'idée d'être qui est « le ressort caché et l'invisible moteur de la pensée philosophique » et non pas l'idée du néant. Jamais ils n'auraient écrit, comme M. Bergson : '■( l'existence m'apparaît (par une illusion naturelle) comme une conquête sur le néant » ; — « je me représente toute réalité comme étendue sur le néant comme sur un tapis » ; — « si quelque chose a toujours existé, il faut que le néant lui ait toujours servi de substrat ou de réceptacle, et lui soit par conséquent éternellement antérieur ».
Toutes ces prétendues « illusions fondamentales à notre entendement », sont plutôt des imaginations fantastiques et puériles, auxquelles aucun esprit sérieux ne s'arrête, et qu'il suffit de classer à côté de la fameuse méthode à fabriquer les canons : « prenez un trou, et tout autour de ce trou coulez du bronze... »
Mais voici qui paraît encore plus fort. Après avoir soutenu que l'idée de néant n'est qu'un mot vide, on ajoute, sans hésiter, qu'il est un mot très plein car il contient autant et même plus que l'idée d'être. Ici nous devons citer textuellement, tant la chose est invraisemblable : « Si étrange que notre assertion puisse paraître, z7?/ a plus, et non pas moins dans Vidée d'un objet conçu
(1) s. Thomas, 1. Se?!/., dist. vm, q. 1, a. 3.
comme « n'existant pas » que dans Vidée de ce même objet conçu comme « existant », car Vidée de V objet « n existant pas » est nécessairement Vidée de Vobjet « existant », avec^ en plus, la représentatioyi d'une exclusion de cet objet par la réalité actuelle prise e?i bloc » (l).
F*ar là, M. Bergson voudrait-il dire avec Michelet et les sophistes hégéliens : « le néant est une catégorie plus riche que celle de l'être ? » — Nous nous refusons à le supposer. Il faut donc expliquer autrement sa pensée. On peut soutenir, en effet, qu'il y a phis de complication dans une formule négative que dans une formule positive. Ainsi dans la formule X"-X" il y a plus de signes que dans la simple formule X". Mais il est clair qu'il n'y a pas plus d'être, et qu'une personne à qui il manque cent francs n'est pas plus riche que celle qui les a. Nous aimons à croire que telle est la vraie pensée de l'auteur, d'accord avec celle du bon sens. Mais alors, on conviendra que pour arriver à ce résultat, tout cet appareil brillant et compliqué de thèses et d'antithèses, d'affirmations et de négations, n'était pas indispensable. C'est là un jeu qui amuse sans instruire beaucoup, un feu d'artifice qui éblouit sans éclairer ; et loin d'éclaircir ainsi les questions, on les embrouille comme à plaisir. Sa thèse Quclquc utiles que soient ces observations pour faire aigu- comprendre la manière brillante de notre adversaire, revenons à sa thèse capitale : « l'idée du néant absolu, n'est qu'une pseudo-idée, un mot vide de sens. Elle n'existe même pas subjectivement ».
En effet, si elle était quelque chose en nous, ce serait ou une image, ou une idée positive, ou une idée négative. Or elle n'est rien de ces trois choses. Les deux premières hypothèses sont longuement développées, et
(1, Bergson, Ibid., p. 310.— « Opposer l'idée de Rien à celle de Tout, c'est opposer du plein à du plein. » Ibid., p. 320.
l'auteur a ici le Iriomplie facile. On pourrait dire qu'il enfonce des portes ou vertes. Personne n'a jamais prétendu que le néant pût être dessiné, photographié ou mis en image, ni que son idée eût un contenu positif. Quant à la troisième hypothèse, celle d'une idée réelle, quoique négative, la question est beaucoup plus délicate et subtile, nous le reconnaissons volonliers, mais pour des motifs bien dilïérents de ceux allégués par M. Bergson.
Dire, par exemple, qu'on ne peut nier une chose sans la remplacer par une autre, au moins implicitement, ne nous paraît pas un principe universel. Gela est vrai pour la soustraction physique des objets, car on ne peut enlever un objet matériel, sans le remplacer en môme temps au moins par de l'air, puisque le vide est impossible. Cela est vrai aussi pour les jugements, car on ne peut nier une proposition sans affirmer, au moins implicitement, sa contradictoire. Mais cela ne nous paraît plus évident pour les simples iiDtions. Si je mets un signe négatif devant une quantité quelconque, il n'en reste plus rien, et la quantité n'est nullement remplacée par une autre quantité, ni par une qualité ou toute autre notion. C'est ainsi que se forment les notions négatives, y compris celle de non-être ou de néant.
Du reste, M. Bergson reconnaît, comme tout le monde, qu'on peut nier l'existence de chaque chose en particulier, parmi toutes celles qui nous entourent ; ce serait seulement la négation en bloc de toutes ces choses à la fois qui serait impossible et contradictoire Mais d'oii pourrait venir cette prétendue contradiction?
Sans doute, la réalisation ou la possibilité^o^^rmséque de celte supposition à savoir : il aurait pu se faire qu'il n'existât rien du tout, est en contradiction avec les faits, soit avec l'existence de cette pensée elle-même, soit de toute autre réalité présente, car selon la parole bien connue do Bossuet: « si rien n'existe, rien n'exis-
tera jamais. » L'Iiypolhèse qu'à un moment donné il: a pu n'y avoir rien, est donc démentie par les faits; elle est en contradiction avec les faits. Mais est-elle en contradiction avec elle-même ? Nous ne le voyons pas. Et lorsque M. Bergson la soutient contradictoire parce qu'elle serait « un fantôme chevauchant ^sur le corps de la réalité positive auquel elle est attachée », je reconnais qu'en effet elle serait contradictoire, si en même temps qu'elle suppose que rien n'existe, elle supposait sa propre existence ou celle du sujet pensant oii elle « chevauche >>. Mais il n'en est pas ainsi, et ce concept suppose que rien n'existe, sans s'excepter lui-même. Supposition contradictoire avec les faits, nous le répétons, c'est clair ; mais nullement contradictoire avec elle-même : ce qui constitue sa possibilité intrinsèque. Quoiqu'il en soit de cette subtile controverse, accor-
Aceor- ^ n
dons ses clous à M. Bcrgson, que celte idée de néant absolu soit
p remis- .
*es; contradictoire et impossible ; — pour n'avoir pas l'air
ons sa . , . .
conclu- d'asseoir sur une pointe d'aiguille la £:rave conclusion que nous allons tirer.
Accordons-lui qu'on peut supposer la non-existence de chacun des êtres quinousentourent,mais pas de toutes les existences à la fois. Que faut-il en conclure ? Qu'il y a au moins une ou plusieurs existences nécessaires ? Assurément. Mais que toute existence est nécessaire et qu'aucune n'est contingente ? On ne le peut sans braver la plus élémentaire logique. Ce serait d'ailleurs contredire trop ouvertement aux faits : puisqu'il y a des êtres qui ne sont pas par eux-mêmes mais par d'autres, ab «//o, comme les fils qui viennent de leurs pères, et, en général, comme tous les effets qui viennent de leurs causes, et par suite sont contingents
Et alors, la question de savoir « pourquoi existent ces èlres contingents «reparait tout entière. Pour la seconde fois, le contingent qu'on avait cru anéantir, renaît
de ses cendres, et l'on a fait faillite à la promesse de supprimer, avec sa notion, les problèmes qu'elle soulève à tout esprit qui pense.
« Dès le premier éveil de la réflexion, avait-on déclaré^c'est elle (Tidée du néant absolu) qui pousse en avant, droit sous le regard de la conscience, les problèmes angoissants, les questions qu'on ne peut fixer sans être pris de vertige. Je n'ai pasplutôt commencéàphilosopber, que je me demandepoitrgzw/y'e.rz^^e...» — Après cette déclaration, qui n'est pas entièrement juste puisqu'il suffit, pour poser la même question, que le néant partiel soit possible, par la non-existence de ma seule personne, — l'auteur a ajouté témérairement la promesse de faire évanouir ce problème troublant, rien qu'en soufflant sur la notion de néant absolu ; il nous a promis qu'après l'extinction de cette idée obsédante, on pourra conclure avec assurance « que la question de savoir pourquoi quelque cbose existe est une question dépourvue de sens, un pseudo-problème soulevé autour d'une pseudo-idée « (1). Et voici que le résultat est loin d'être obtenu : on a bien établi la nécessité de l'existence de l'être nécessaire (la belle afl'aire !), mais on n'a pas même commencé d'établir la nécessité des autres existences, de vous et de moi, et la question u angoissante » : pourquoi j'existe? — impossible à subtiliser par les mains les plus babiles, — demeure aussi <:< angoissante » que jamais.
Cette solution était d'ailleurs si peu satisfaisante, que ■:'"-
' ' A même
M. Bergson lui-même n'a pas hésité à en chercher une cheidie
" *■ une autre
autre. Tout son beau livre sur V Evolution créatrice a soii"*'"ce but. Il nous en avertit lui-même, en avouant que « dans le présent travail... un Principe de création enfin a été mis au fond des choses » (2). Et M. Le Roy a eu
(1) Bergson, Ibid., p. .320.
(2) Bergson, Ibid., p. 299.