MOÏSE. V2*J
sa parole. H est assez fort pour se passer de nos précau* tions.
a Dieu créa donc l'homme à son image : il le créa à o l'image de Dieu , il le créa mâle et femelle. Dieu les
< bénity et leur dit : Croissez et multipliez-Yous, remplissez « la terre et vous l'assujettissez; dominez aussi sur les « poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur a tout animal qui se meut sur la terre. Or, le Seigneur a Dieu avait planté dès le commencement un jardin déli- « cieux, dans lequel il mit l'homme qu'il avait formé. Le «c Seigneur Dieu avait aussi produit de la terre toutes sorti tes d'arbres beaux à la vue, et dont le fruit est agréable <i au goût... et l'arbre de vie au milieu du paradis, avec a l'arbre de la science du bien et du mal. Le Seigneur Dieu tf prit donc l'homme, et le mit dans le jardin d'Éden, afin a qu'il le cultivât et qu'il le gardât. — Or, le Seigneur Dieu c( fit à l'homme un commandement, et lui dit : Vous pou- « vez manger du fruit de tous les arbres du jardin ; mais « ne mangez point du fruit de l'arbre de la science du bien a et du mal, car au même jour où voue en mangerez^ voue tf mourrez certainemenl. Or, le serpent dit â la femme : a Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne pas manger « du fruit de tous les arbres qui sont dans le paradis? — a La femme lui répondit : Nous mangeons du fruit de tous « les arbres qui sont dans le paradis; mais pour ce qui « est du fruit de l'arbre qui est au milieu du paradis, Dieu « nous a commandé de n'en point manger , de peur « fue noue ne fussions en damger de mourir. — Le serti peut repartit à la femme : Assurimenl vous ne mourrez a point: mais c'est que Dieu sait qu'aussitôt que vous
< aurez mangé de ce fruit, vos yeux seront ouverts, et • vous serez comme des dieux , connaissant le bien ek le
ktê uvRE n. màsnnE u.
« bmI. » i»«(La fenme séduite mangea du firuit défi9»dQ| et en donna à son mari, qui en mangea aussi.) — « £• c mtm$ temps Uur$ yeum furent owoerU à tous deux, et c ils reeonnurenî qu'ils itaieiU nus.,. Alors le Seigneur « Dieu appela Adam y et lui dit : Où étes^vtms? Adam lui « répondit : J'ai entendu votre voix et j'ai eu peur, parce « que j'étais nu; c^est pourquoi je me suis caché. Le Sei* « gneur lui repartit : Et d'où avez-*vous su que vous étiei « nu? N'est-ce pas parce que vous avez mangé du fruit « de l'arbre dont je vous avais défendu de manger? Adam
< lui répondit : La femme que vous m'avez donnée pour a compagne m'a présenté du fruit, et j'en ai mangé. Le «r Seigneur dit à la femme : Pourquoi avez-vous fait cela? c — La femme répondit : Le serpent m'a trompée , et j'ai c mangé du fruit. — Alors le Seigneur Dieu dit au ser* c pent : Parce que tu as fuit cela , tu es maudit. Je mettrai « une inimitié entre toi et la femme, entre sa dbscendahgs
< et la tienne, et cette bescendahcb ou l'un de cette desc CBNDAifCB » (le mot hébreu qui correspond à semen est employé souvent pour fils) a te brisera la tête &• (Dieu prononce ensuite la condamnation contre nos preoiiers parents, et les dévoue à la douleur et à la mort. )
Pour compléter et éclaircir le sens des derniers mots que nous venons de citer, et dans lesquels réside le germe de la promesse qui he le Mosaïsme au Christianisme, il fSuit en voir Textension un peu plus lom dans la Genèse ellemême.
— «Le Seigneur dit ensuite à Abraham : Je ferai sortir c de vous fin grand peuple: îe vous bénirai, et tocs ues « PEUFLBS D6 lA TBERB Seront binis en vous »
— « L'ange du Seigneur appela Abraham, et loi dit t Je a jur(^ par moi-même, dit le Seigneur, qiio je vous bénirai . . •
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