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Il ne faut pas aller chercher bien loin la preuve de cette première vérité , car le premier fondement de sa démonstration se trouve dans son énonciation même.
On peut dire en effet que , de cela seul que nous avons ridée de rame, il est nécessaire que cette idée soit véritable.
Nous n'avons l'idée de rien qui ne suppose en soi un principe direct ou indirect d'existence. Nous pouvons nous faire des idées fausses , mais il n'y a pas une seule idée fausse qui n'ait des éléments de vérité; la fausseté n'est que dans l'agrégation de ces éléments. Par exemple, rien n'est plus imaginaire que l'animal fabuleux qu'on appelle hippogriffe, mais rien n'est plus vrai que les éléments dont on est convenu de le composer, savoir, un cheval, un aigle, un lion. Si nous n'avions pas déjà l'idée véritable de ces trois animaux , nous ne pour-