Jean, chap. xx, v
?. Pensées f édit. Faugère, t. II, p. 232,
30â CHAPITBB y.
« spectacle (de la résurrection d'un mort), jfc ne voudrait « pour tien au monde en être témoin; car fue sais-je ce qui û en pourrait arriver? Au lieu de me rendre crédule^fau- « rais grand'peur qu'it ne me rendit que /bw*. »
C'est que la foi ou la conversion n'est pas une affaire de resprit, et ne cède pas à Tétidence. Se convertir c'est se mépriser, c'est aimer Dieu, c'est dèsaiiJier les créatures, c'est mourir à soi-même, c'est en un mot, pour celui (pai n'y est pas disposé par la volonté et par le ccèur, un miracle qui l'emporte sur tous les autres. L'amour ne se commande pas, même par des miracles. Il faut y être prédisposé, et alors on croit aux miracles, et ils convertissent ; sinon quelque frappant que pût paruttre un pareil spectacle^ pour parler comme Rousseau, on échappe toujours à leur autorité par quelque biais, et ils condamnent. Et c'est là le sens de cette parole que le Sauveur adressait aux Juifs incrédules : « Les œuvres que je fais au nom « de mon Père rendent témoignage de moi ; mais pour « vous, vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de « mes brebis^. »
Mais tout ce qui précède n'est, à proprement parler, que considérations; et H nous faut doanei* des raisbns directes de la diminution des miracles, à partir de rétablissement du Christianisme.
Nous l'avons déjà dit ailleurs, les raisons de croire on de ne pas croire ont été diverses, mais non moindres selon les temps; et on peut soiileiïir avec avantage que l'état actuel des preuves dU Cbristianistôe n'est t)as inférieur à ce qu'il était du temps de Jésus-Chtist et de ses j^lus grands miracles. Seulement, pai^utie illusion ordi-