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*• ià., X, 17.
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tière de ce temps, qui paraît à travers leur récit; car tout homme de sens, fût-il d'ailleurs incrédule, sera forcé de reconnaître que les Évangélistes ne se seraient pas exprimés ainsi, si partout autour d'eux Tétat de possession n'eût été un phénomène constant.
Ce qui fait bien voir d'ailleurs que cet état ne rentrait dans aucune maladie normale, c'est que ses caractères extérieurs n'étaient pas toujours les mêmes : ainsi tel possédé était frénétique, tel autre était rendu sourd, aveugle et muet tout à la fois; tel autre était poussé à se jeter dans l'eau ou dans le feu; un autre était tenu constamment courbé avec violence, sans pouvoir jamais se redresser^: en un mot, la possession ne ressemblait à aucune maladie particulière, mais revêtait diverses infirmités sans se confondre avec aucune d'elles. Il fallait bien que cet état présentât, à travers ces diverses infirmités, un caractère tout particulier; car sans cela on l'aurait confondu avec ces infirmités mêmes, et on n'aurait pas distingué tel frénétique d'un autre frénétique, tel muet d'un autre muet, etc., en disant de lui qu'il était possédé du démon^ comme une chose que tout le monde voyait et comprenait.
Il y avait en effet, dans la possession, des caractères accidentels et particuliers, qui trahissaient, par des effets physiques ou moraux, la présence d'un agent surnaturel et satanique*.
1. Tels sont les divers exemples de possession consignés dans rÉvangile.
2. Voiei quelques-uns des signes recueillis par les plus habiles naturalistes et physiciens : 1® lorsque les possédés demeurent suspendui en l'air pendant un temps' considérable, sans que l'art puisse y avoir aucune part; 2® lorsqu'ils parlent différentes langues sans les avoir ap* prises, et répondent juste aux questions qu'on leur ftiit dans ces langues; 3^ lorsqu'ils révèlent ce qui se passe actuellement dans des lieux
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G*est surtout par le contact des possédés avec la toutepuissance du Christ que la présence de cet agent, que toute sa rage et toute sa nature maudite éclataient, s'accusant lui-même, avec des cris et des hurlements, comme Fauteur des misères du genre humain, et confessant la divinité terrible du Fils de Dieu, qui venait renverser son empire. Mais le Sauveur modérait cet éclatant témoignage, et lui ordonnait de se taire en le chassant^.
Jésus-Christ avait solennellement délégué son pouvoir sur les démons aux Apôtres; et nous voyons ceux-ci, dans les Actes^ user de ce pouvoir. C'est ainsi que, dans la ville de Philippes, saint Paul guérit, au nom de Jésus, une fille possédée, qui procurait à ses maîtres un gain considérable en découvrant les choses cachées". — Nous lisons aux mêmes Actes que dans la ville d'Êphëse, où se trouvait Paul, des Juifs de la race sacerdotale, ayant voulu éprouver cette souveraine puissance du nom de iêsus sur les démons, tentèrent la guérison de quelques possédés par cette adjuration : Je vous adjure par Jésus q^e Paul prêche! mais TEsprit immonde répondit: /e eonr- ««« Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, quiêtes-vous? 6t un des possédés, se jetant sur eux, les jcouvrit de mauvais traitements. Cet événement ayant été su de tous les Juifs et de tous les Gentils qui peuplaient la ville d'Ë-
éloignés, sans que Ton puisse attribuer cette connaissance au hasard; 4° lorsqu'ils découvrent des choses cachées qui ne peuvent être nalu- ^Hement connues, comme ies pensées, les désirs, les sentiments inléfieurs de certaines personnes. — Voyez les Lettres de M, de Saint-An" ^fé tur les possédés ; les Lettres théologiques de D. la Taste aux déjen- *«'»•« des convulsions ; la Dissertation de D. Calmet sur les odseuiouê et '«< possessions du démon. {Bible d^Avignon^ t. XIII, p. 293.)
>• Marc, III, U.
2' Actes, c. XVI, v. 16.