LA PERSONNE DE JÉSUS-GHHIST
publiques, et le moule sur lequel se fondent t.onte3 )es vertus. Ils sont tellement nets et positifs, que c'est d'après eux que nous vérifions et que nous évaluons tous les faits moraux qui nous concernent.
Dira-t-on que cette physionomie de Jésus-Christ peut n'être qu'une conception imaginaire des Évangélistes çuxmémes? Je n'ai qu'un mot à répondrp : L inventeur ense^ rait plus étonnant que lehéros^.
Que de raisons viennent justifier cette heureuse expression du bon sens! Elles sont si naturelles et si saillantes, qu'il est presque inutile de les énoncer.
Tout le monde a dans l'esprit la pa^e éloquei^tç de Jean- Jacques dont ce mot est la conclusiop. Voie) pne autre page écrite de nos jours avec moins d'enthpif^iaçme (la vraie foi, toujours accompagnée de la rai^qn^ p'a pas besoin de s'exalter), mais avec une grande sagesse de réflexion :
a Ce qui m'a souvent paru la plus forte preuve d'ijne « autorité supérieure imprimée à Thistoire de rÉvaogile, « c'est que le caractère saint et parfait qu'il peint, non- « seulement diffère de tous les types de perfection mo- « raie que ceux qui ont écrit ce livre avaient la possibi- « lité de concevoir, mais, au contraire, y est expressément « opposé. Nous avons dans les écrits des rabbins d'^ip- « pies matériaux pour construire le modèle 4'uiï parfait c( instituteur juif ; nous avons les maximes et les actiops « de Hillel, de Gamaliel, et de rabbi Samuel, toutes peut- « être en grande partie imaginaires, mais toutes portapt « l'empreinte des idées nationales, toutes fqrmées d'après « une règle de perfection imaginaire. Et cependant çkn