Emile, liv. IV
2. lu ne se trompaient pas, ainsi que nous le verrons. Mais pour le moment croyons-en Rousseau; ce serait trop exiger de lui que de Je irouloir d'accord avec lui-même. i- » i
4e la Montagne, p*. 115.
— i)onc les niirâcles sont vrais?
— P'ôintdu tout; iïùe veut pas l'es reconnaître, et, sous uri ail" (Té doute phiTôsophique, il les nie formellement.
— Cômùient cela se peut-il? Peut-être est-il tenu en suspens par une fausse raison d'impossibiliCé des miracles, cpii balancerait Fimpossibilité d'imposture en Jésus- Chrîst?
— Loin de là, il reconnaît que les miracles sont possibles : « 6e serait' faire trop d'honneur â celui qui le nie- « raid que de lé punit, dit-il ; il suffirait de Tenferiher. « Mfaîs atfssi' quel hoïnme a jamais nié que Dieu pût faire « des miracles'? »
Leâ miracles sont donc possiW'es d'une part; d'autre pard, il est! iiripossiblé de voir un imposteur en Jésus- Christ qui a paru lés faire, et de douter de la vérité de l'Évangile fitiî lés rapporte : donc nécessairement l'es mi- * raMes sont Vi'aîs?
Rousseatt, je lie répète, résiste a cette conclusion. Mais aussi, ave6 tout son esprit et toute sa cfiareclique, ne peutil se tîi^ér de cette palpable contradiction que par de hontetfx sophismes. Il est bon dé lés exposer, non pour combattre persorinelfeméût son autorité, dont l'influence est déjà iién affaiblie, mais pour faire voir par son exemple qu'é l'é' génie iHéme lié peut que déraisonner contre les fondements de àotre foi.
ÉéotitôMdon'ô les ej^plîcations de iHncrédulité de Rousseau sur lés miracles. Ces explications d'oiventôtre graves, fortes; décisives ; car on rie saurait être incrédule que par raison, par une excessive ef impérieuse raison : cette raison sùpérfié', qu'on oppose tarit à la foi, voyons donc ce qu'elle va dire pour elle-même.