‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 122 sur 168 · IV · texte numérisé non relu

IV

« cachetée : enfin, après ayoir récité certaines formules « fort baroques, sans perdre son livre de Tue, il en allait « tirer le papier, reconnaître le cachet, l'ouvrir, et il « trouvait sa réponse écrite. Le magicien qui faisait ces tt sorts s'appelait /.-«/. Rousseau. Je me contentais d'être « sorcier, parce que j'étais modeste ; mais sf favai^ eu « l'ambition d*être prophète^ qui m'eût ernpêché de {e deve^ « nirf... Le cabinet de M. l'abbé NoUet est un labora- « toire de magie, les récréations mathématiques sont un « recueil de miracles; quQ dis-je? les foires m^me en « fourmillent : les Briochés n'y sont pas rares. Le seul « paysan de NorthoUande^ que j'ai vu vingt fois allumer a sa chandelle avec son qputeau, a de quoi subjuguer « tout le peuple, même à Paris : que pensei-vous qu'il eût <c fait en Syrie^? »

C'est après avoir ainsi comparé Jésus-Ghrist au paffsan de Nort hollande^ aux Briochés^et à lui-même ;qne Rousseau s'écrie : a Nos hommes de Dieu veulent à toute force que « j'aie fait de Jésus un imposteur, etc. n

En est-ce assez pour confondre TiacrédUlité dans un de ses premiers coryphées? et ne suffit-il pas de la traduire ainsi devant la pudeur et le bon sens?

Ce qu'il y a de plus fort, c'est que Rousseau prétend avoir une foi solide et sûre en la révélation de Jésus-Christ, et qu'il ne repousse les miracles (fie parce qu'ils ne sont pas à la hauteur de cette foi; comme si en les repoussant il lie ravalait pas nécessairemeiit Jésus-Christ au rôle d'imposteur, et ne sapait pas dès lors cette foi par sa base?

Il ne craint pas même d'ériger ces extravagantes contradictions on système , comme nous l'avons vu au com-

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