‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 130 sur 168 · IV · texte numérisé non relu

IV

çfjirpwpnt çroîifi les faits nûT^ulfiw qu*il r^a^p, ppifime ^i po^s en avions ^\è upus-mêo^ps \e^ léipoios.

Aussi n'est-ce pas à ripcréduljté qi|p cpaclut en défipi tive |e déiste, ip^is au spepticisme; et jl.le fait avpc une Ingénuité perfide, qu'il pous f^ut maintepant apprécipr.

<ç 4vec tout cela, » dit-il, ^près avoir proc}aw^ la divinité 4p VÉvapgile, « ce piôfpe ^Ivangile est plein de chojî ses ipcrpyables, de cjjqses qui répugnp.nt ^ 1^ raisoe, " a et qu'il pst ijnppssjblp à loçt hpipiiip ^ppsé de çpncef yo|r ni 4'admettrQ. Que fajfe au nûUeu de toutes ces c çontradiplious? Étrq toujours ^qde^fe et (ârconspecl, « mon enfant; respecter en siler^çe cç qu^on i^e sQ.vr(d1i%i « rejeter ni comprendrez et s'Iimi^ilier devant Iq grapd « Être, qui sqi^l sait la yéritô. Voil^ le^cppiticii^fl^e iayp- « lontaire où je suis rest^. >>

ypila un passage qui a fait plus de mal qq§ toutes Iss rîjillprieg de Voltaire ^\ quq ^pi^s ie§ m^T^^ soplii^p^Éis <fc Rousseau, parce qu'il laisse l'âjifp dan? un ôtfit pqiipiQile g[uj, saifs avoir i'od je||î: de rjmpléî^, xC^ pas npn plip le ^éijant de la fçjj. p'çiç^ |'^^t ^ç re^ecjL, l'état (|'tnfl<*w {ion,, si rf Ran(l^ ^e no? jppfs.

Cet .éfat est fauxj pouç allons ypi^ qu'U p'est <^««W que le résultat d'un sophisme.

Parfpns ^e ce ppinf çuf Iqqpel npps §ç^ifips tPBil)és d'acccjrd^ qup rÉ^n^ile^ de^ car(^c(è,j:e^ ^ vérité mmit^

jM't7 est IMPOSSIBLE qu'un livre si fuèili^e ef si fin^pk §0^ ^quvrif^e des ^owjrp^p, ef quç celt^ dq^f il fait rfLi^toit^ ^it u^ homme lui-mêrn^ ; gu'en ^^p mp^, |fe« fç.i^ (kiflpk^-^

— Parce que l'Évangile est pleîu de çhpseg incroyables qui répugnent à la raiso», et qu'un homme sensé ne peut concevoir pi admettre; parce qi^e, sans pouvoir le rejeter, on ne peut non plus le comprendre.

— Il y a dans ce motif un étrange oubli, et une étrange confusion de principes.

Voubli est facile a démontrer. — Pour le faire ressortir, remarçjuons que le raisonnement se traduit ainsi : « Je croirais eptièrpment à TÉvangile, s'il ne contece nàit rien (|ue je ne comprisse; sa diviqité n'est incroya^ « ble que parce (jue tout p'y est p^s parfaitement clair. » C'est le naéme raispnijement que Hous^eau a déjà fait suc les dogpies. — « 4 regard des (iogmes, a-t-jl djt, ma raiîj son n^e ditqu'ijs doivent être clairs., lumineux^ frappants « wûf kvr évidence. Si la Religion naturelle est jnsufQ-: « s^fite, c'est par l'obscurité qu'elle lajsse dans les grq,nc< des vérités qu'elle nous enseigne. C'est à 1^ révélation (j à flou? eiiseigifer c(3S vérités d'ijne panière §f nsible k « Tesprit de l'homme, de les mettre à sa porfée, de le§ « liij id^TÇf poncqypir, afip qif'il les proie. La meilleure de ^ ^Qfjitçs l^s religion^ est fnfaillifflçmenf la plus chaire; % céluj qui charge de my^tèrps j dçi cp^îtracjiclions , Ip ? PUÛ)Ç qm'jl ine prêche, m'apprend par çpl^ même ^ « |3ft'pn Méfier ^ Le Pjep que j'adore n'est poiqt x\jk « I|ieu de ténèbres : il ne in'a point doifé d'jm entpii- <i j^pînent, pour m'en inlprdire l'us^gQ : rif\e ^\ye (|e squ- « jx\fi\\xe pa raison, p'psl putrager son avitpuf . Le n^j-;

J. ûu^est devenue la/oi solide et sûre du bon raisonneur, cette fbl qui, dédaigneuse des mJracles^ t'^ppuyaU sur la fioariue, « suiisoo utilité^,

« qualités qui peuvent annoncer stux. nommes lès instructions de là « suprême sagesse et les préceptes de la suprême bonté? » (Lettres c de la Montagne f p. 89.)

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« nislre de la vérité ne tyrannise point ma raison, il « réclaire ^. »

On ne peut donner dans Foubli des premiers principes d'une manière plus grossière et plus impardonnable.

Qui ne voit, en effet, que Dieu étant Tessence infime, et notre raison étant finie^ surtout ici-bas, il ne peut jamais se faire que cette raison embrasse, comprenne, contienne Tessence infinie ; et que dès lors la révélation de cette essence doit Yexcéder en bien des points, lesquels restent nécessairement pour elle incompris^ obscurs^ mystérieux et insondables ? Quelque idée avantageuse qu'on se fasse de la capacité de la raison humaine, c'est en donner une bien triste preuve que de lui faire rejeter tout ce qu'elle ne comprend pas, surtout lorsque ce qu'elle ne comprend pas est divin, infini, c'est-à-dire, incompréhensible. Une telle raison est d'autant moins capable de comprendre Dieu, qu'en l'exigeant elle fait voir qu'elle ne se comprend pas elle-même.

Rousseau, en raisonnant ainsi, a tourné le dos à la vérité : il ne s'est pas mépris à demi, mais tout à fait. Une religion qui n'aurait rien que de clair, lumineux^ et frappant (Tévidenee, qui ne laisserait aticune obscurité dam les vérités qu'elle enseigne; une religion sans mystères^ loin d'être infailliblement la meilleure de toutes les religions, comme il dit, ne serait pas même la plus mauvaise. Infailliblement elle n^aurait rien de religieux, rien de divin, parce que qui dit divin dit infini, et qui dit tn/Cm dit incompréhensible. Aussi les plus mauvaises comme Ut meilleures de toutes les religions ont-elles eu toutes des

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