‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 131 sur 168 · EmiU.VLi. IV · texte numérisé non relu

EmiU.VLi. IV

£ES MIBACLBS. 36S

mystères. C'est par là qa'elles ont contrefait la seulb et

YÉBITABLE RELIGION.

Sans doute il est vrai de dire que la Religion naturelle n'étant insuffisante que par Tobscurité où elle nous laisse sur les vérités éternelles, Tobjet de la Révélation est de nous faire connaître ces vérités. Cela est incontestable. Voilà la portion de vérité qu'il y a dans le sophisme de Rousseau. Mais autre chose est connaître^ autre chose est comprendre^ et comprendre entièrement. La Révélation chrétienne nous a Mi connaître Dien^ et nous-mêmes, et nos rapports présents et futurs, pour tout ce qui importe à nos devoirs et à nos destinées ; elle Ta fait admirablement, comme nous Tavons déjà vu; mais elle ne nous a pas fait comprendre entièrement ce qu'elle nous a fait con-naître; elle ne l'a pas non plus fermé à toute compréhension : elle l'a posé devant nous avec certitude, comme un sujet de foi, comme un objet d'espérance, comme un aliment d'amour (trois vertus essentielles au cœur de l'homme, et qui ne peuvent pas plus se passer de mystère que de certitude), incompréhensible, il est vrai, mais com-^ pressibky pour ainsi parler, sous l'action de ces trois vertus, qui en tirent des flots de lumière et d'énergie pour la pratique de nos devoirs et le progrès de notre perfection.

Ramenant ces considérations au point précis de la discussion, nous disons : L'Évangile est la révélation de Dieu : Dieu est infini, c'est-à-dire, plein de choses incompréhensibles, et qu'il est impossible à l'homme do concevoir : donc il est contradictoire, quand on se dit déiste, de nepas admettre la divinité de l'Évangile, par le seul motif qu'il est plein de choses incompréhensibles^ et quil est impossible à f homme de concevoir. Je ne dis pas

àeÔ CHAPITRE V.

'qvrA est aîtîû ttâir teVi, mais je dis ijtf il ilè émit pâà divin sans cela.

Vôilà t)our ["bublt dès principes. Maîntenaiit voyons la confusion,

Sî Rôusseaii s'était borné à réclamer révidéncé flatis les fondements éxlririsèqués de îa Religion, tout ce qii'il dit eût été vrai. La meilleure où plutôt la seule Éeîîgm doit être en ce sens la plus claire; àiissî le Christianisme est-il, comme a; dit tontenelle, ta seule keligion qui ail des preuves. (Test un principe incohleslable. En eltet, pour croire à là parole de Diëù, il faut que cette i)àrolè porté avec elle des caractères frappants de divinité. Kouâseafl dit beaucoup de choses, â ce sujet, auxquelles nôu§ souscrivbhs; mais c'est l'application qùil en fait a Ve'ssencè etâii fond de l'Èvàngîle, qui est sophistique, .

Deux principes à distinguer : ,

Premier principe. Abstraction faite du fond de la parcfte de Bien j la divinité de cette parole doit âtre aeriiifiW par dès signes Bidnifestes. Dieu a parlé } voilà le |^c|int ^rleqael doit porter/la lumière; G*eat ;nji Cai( pur et ^iaapte. **- Évidenoei ,

'''Deiixîème principe, \ji parole de ï)tèu éii élîé-ltiéîniD, l'action de Dieu en elle-même, ne sauraient être etitiêre^ ïneht çoiiipi-êhetiâitilés. Elles doîvëttt hécés^irfeibëill lions elêpaséer, ëtoffhr i rlbti-e ëst)Ht dés cMsès lifapëhètï' liies, et kiixqiielleë èeliii-fcl Abitée kititiietfrfe.-^Mystêi'ë; ';. Cette sbilnlisslbh, outffe iju'ellé fest hécëssaii^, est justè et rtfisonriàtfië; parte que sî elle ëfet e^ijc'é éri vertu cid feêtohd principe, èfle éfet }\imfiée en VéVtu au prëtaièfj et Ikràisbû hë fait éà quelque Sbrtë (Jii'otéii' k «Ife-lMrôè ëto se â'oumetlaht icé qti'élte à fècéiiiiu déjà véliîf îfe ijîeii,

êt'éà «aSràïïf le )wyi?lre iftr fê tottdènieht Hë Vmâenàk:

Il serait déraisonnable de partih HU déTliiéWè priiibltJê, ai^ rbWcùf ifé M riiysièfes et de la iiébéssîtë dd s'y sbu- Càèttfe^ pcliit* frustrer là Hlsbn dû droit naturel qu'elle à aë VèAû^t les titres de sa soûmissloil en vëhtii du ^Jrëî&iér ; et l^Ëglise a deniléreinent condïjmrié cet excKs.

Bîàîs il est d^ràlsdtihâble aussi de parler ra{)t)llcâtioîi Hti premier principe dans le domaine du secdrid, en ëxîgéâiit qiié tout soîl iilàîr, liiiiiineux, fràp|)ahl d'êvideîicê, dans le sein de la Rëlîgîoii, outre là cfehiftldé àct^uise db Sa diVlfaité pai* résidence de Éèi tëïboighagë^. "Là t)tieiiilèWé eirëiir èùpprltfié la MèoH; Û seconde ^riplirînfe la jfbi r b'eii dans îé rëèpèiit et Mcôi^â des dettt t^i-incipes que gîf là fhi rammàhih.

Rousseau ayant déjà reconnu la divinité. de rÉvHti^îlè k dés caràéïereé f^&p'phnh iliûMmhîek;, qd^ittipdhë que ce même Évangile soit phîfi de chùsé^ îJ^iià'ÀhWdMè^sf

S'il f âvàfl opt)oâltiori éhtï^e Hae^'âé divtim et h'dée âë Twys/lrê, f admettrais que les ûMstss tncHnëevAdké tjuî èdiit dans rÉiaiigilè tinssent èil bafarifce leè caractères inîmvtûhks de sa di^lhité, et je dîràlfe îtvcé Rbùssëàti : i}Ûe faire au milieu de toutes ces contraUiciianh ? Mais il S'eti faiït ^11 y ait dtîtiôkïtion entt*é tè^ deux cfidses, coifamè rtôus l*2cV<itîià Vil i ëlieè éônt iûèépàràbles, elles Isè cotiimàndent ilécëssaîrëitlébt: - • ' fioftëlà difiilitê dé rÊVâtigilë dëttlëtife: î^fôus ilè |jdu^ ,Wriè, éiiion la bontlattrè, dtinioînslà Boriiprëhdrë; il ésl ♦ral^ dîthé iVisènte de èbâ étlàefgtiembîll^ et de èbii ac^ llôn ; mais elle fesl, cëk flous éttfflt ; et il h> à, bomme hôtts lé dîsiohs, que le pliis étràrige oûbîi, là t)luâ êtràtlgë fcônftlsîoi de priribïpès, ^itî puisse t^rè^, da fdiia ttStîe^ sai^gttiëht ibyétërlëUx de dette diVihité, dé qllbl pàt^àiysël'

S68 CHAPITRB ?.

la conséquence à^adoratian qui sort de ses caractères inimitables et frappants.

II n'y a surtout que Thypocrisie d'un sophiste qui poisse colorer Forgueil de cette révolte de cette fausse ingénuité de modestie et de respect : « Que faire au milieu de a toutes ces contradictions? Être toujours modeste et « circonspect, mon enfant; respecter en silence ce qu'on « ne saurait rejeter ni comprendre, et s'iiumilier devant « le grand Être, qui seul sait la vérité. Voilà le scepti- « cisme involontaire où je suis resté. »

Que Rousseau nous donne ici beau jeu contre luimême 1 et, outre ce que nous avons déjà dit, qu'il est aisé de le démasquer et de le confondre par cette sacrilège invocation du grand Être , sous laquelle il glisse son erreur!

Le grand Êtrel mais Rousseau le nie implicitement^ et son système conduit à l'athéisme.

« Le Dieu que j'adore, » a-t-il dit (retenons bien ces paroles), « n'est point un Dieu de ténèbres; il ne m'a

« POINT DOUÉ d'un entendement POUR M'EN INTERDIBB « l'usage : MB DIRE DE SOUMETTRE MA RAISON, G'EST OU- « TRAGER SON AUTEUR. »

A ce titre, quel est le Dieu qu'adore Rousseau? évidemment aucun. En appliquant à son déisme la mesure qu'il a lui-même faite au Christianisme, son scepticisme doit aller plus loin. S'humilier devant le grand Èire^ qui seul SAIT LA VÉRITÉ, cst uuo incouséquâuce à laquelle il ne saurait s'arrêter : il faut qu'il revienne sur ses pas pour s'humilier devant Jésus-Christ, ou qu'il passe sans s'humilier devant le graxkd Etre qui lui cache la vérité ^ qui est un Dieu de ténèbres ^qui nectaire point sa raison^ mais la soumet et la tyrannise, et qui comme tel, ne saurait être adoré.

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Sans doute Texistence de ce Diea se révèle dans la nature par des caractères sublimes et frappants; mais sa révélation dans TËvangile ne brille-t-elle pas aussi par des caractères frappants et inimitables? Que si, malgré ces caractères, il le méconnaît dans rËvangile, parce qu'il reste des obscurités, des choses inconcevables dans son fond, il doit le méconnaître dans la nature, où ces obscurités sont plus profondes et plus muettes, et où sa raison doit s'humilier plus bas pour Tadorer.

Ainsi ATHÉISME : voilà la conséquence nécessaire du système de Rousseau. Cela est si vrai, que pour échapper à Tathéisme, il est obligé de désavouer ce système, et de proclamer les principes diamétralement contraires à ceux par lesquels il a voulu se soustraire au Christianisme, se donnant ainsi à lui-même le plus éclatant démenti. Écoutez-le :

« J'ai beau me dire : Dieu est ainsi; je le sens,

« je me le prouve; je n'en conçois pas mieux comment « Dieu peut être ainsi. Enfin, plus je m'efforce decontema pler son essence infinie, moins je la conçois^ mais elle « est, cela me suffit : moins je la conçois^ plus je t adore, a Je m'humilie, et lui dis : Être des êtres, je suis, parce « que tu es ; c'est m'élever à ma source, que de te mé- « diter sans cesse. Le plus digne usage de ma raison est (( de s'anéantir devant toi ; c'est mon ravissement d'es-

a PRIT, c'est le charme DE MA FAIBLESSE DE ME SENTIR a ACCABLÉ DE TA GRANDEUR. »

Voilà le Dieu qu'adore Rousseau. Et cependant il a dit: « Le Dieu que j'adore n'est point un Dieu de ténèbres, « il ne ma point doué d'un entendement pour m'en interdire 0 f usage; me diue de soumettre ma raison, c'est outra-

'ÎGÊk'soif AtJTÉbRl' // né ty^anHîsé ^as M 'ktiàn\ U i tçctafrè,,. *

Voîià coimnéht lé déiste est forcé flé se c6ntfeâîrè, et dé prbclaiiier toUr à tour le pour et le contre : Vîmàumisèion dé là fàîâon pour se soiistfaîfe au Chrl'ètianisiiië, tànéàntisserhehi de là raison pbiir ié souslt-aifé.à iv tliéisihé; chaésê de l'iin et Vautré, et ne |)duVa'iît ^erfixet' dans aucun d'elix.

Laissons-le flotter ainsi ènite ï*àthêîsinJe èi Té bapiêfne des cloches : ïï est jugé.

. Pour nous, conbliions que la riàtiire dé Dieu fie chakïgè pas, quel qiié soit lé niodé dé sarévélafioii; que là tûêtoé EssENcè INFINIE qùî àhéànlît là raison âariâ^ la nâtûf e ddlt se la soumettre dans l'Êvahgile ; qtié si ÎEvkrigllê tiôtiî Tâît cbrinâître dâvâhtdgé celle essence, ît hé safiffâlt Y épuiser^ puisqu'elle est infinie; qu'il doit étféafe Idfs plein de ehoseè ineoncevables, qui exigent Is^'^oupfiission lie ia raisQji. Mais de même que, xnalgré son.obseurité {dus grande diiné la nature, on ue peut jnéeQnaaUre Dieu glnepaa Vadorer à des caractères certaina^. de naêmç, à dle$ caractères grandi^ frappants et inimiiables^ dans y£yangil^t 1^ raison reconnaît et proclame son intervention surnaturelle; La question n'est p2|s de.savoir si la diyii^té de rÉvangile est géométriquement coacevable dans Sjpii ese^nçe^ cela ne se peut; mais si elle EST? Or» celte queetipp n'en est pas une ; l'inventeur en serait plus étonnant que le héros : je ne la comprends pas, mais je l'affirme : moins je, la conçois, plus je l'adore : ELLE

Est, CÊSLA ME SUFFIT. ' . . '

"Cètlë cérlilùdé iiîêb^àiilaijié dérlté de Mlé §6tirces, et nous arrive ^àr l*èspfit et jjàf ïê Ôèètt^V^ft fotlS leâ poïnls dé ta doclnnè et de là âlbràlé dé 8éttèlaliitê Mi-

#011; mali i^aif{ tdtii elle re^Kise sur le tèïïtolgiidgfe Aès tensi ôtir deg /teift / lés Mîradés, les ProjJhetlefe.

G^est \k ptoptemènt le i&tôge de la oenittide évangêliqne; pafte que là (ont est claiV et positif poor qui Tent i/ien s'en àèsufèr : bè sdnt dés faits qu'on petit vérifier et minier: eh tous sëns^ ^ qut fdhûÉfût te eôté démonstratif de te foi chrëtietîne.

' Les autres prettves tîféés fie la floctritie, de m beauté, de son utilité, de sa sainteté, de sa profonde vérité; preuve^ iiitriûsèqnéB^ pleifïes d'hârtïidnietiilt rapports qui iretèlent les instrudtlons de là suprême sagesse et les préceptes de la siifï'ême bdiité, rie doivent pas être iégllgées -sans doute, et *ous leur aVofts fait daiïfe ces Éiud^ Utte larg^ part; mais :ellés différent des preuves extrinsèques èti ce qu^èfUêS riô sont pa§ et h€f peUtëlit pas être efttièretaent dégagées d'db^Gurilfe, par^e qu'elles tiennetit itiséparablement à Tessence mystérieuse- dti OhrîstiariisUlè. -lia, 11 t ^ tdujÉlur^ hécëéëâireuiërit iiti mk ténébreux et ksaisissdblë; Aussi; ces ptétlvës, qui. lièuVeilt préparer et confirmer la certitude, ne peuvent à éïM Seules la fonder : TéVidétice n'en sortira jamais. Il Vâtbèhérâ toujours kux phië beaux dperçtis, aux piuà luffiiheUi aspects, des îïTiages^ dëS difficultés, defe embarras, qui récWmtfrbntle

secours de k foi, qui èmpéthebnt la dômonstratiott dfe ée

.former, et où la raison ll-outefd toujours^ dans ce qui la confond, de quoi douter de ce qui Tenchante.

Et c'eifet là précisément qU'é^t krvM Rôtiséëàu, eà se condamnant^ par la négation systématique des faits surnaturels qui constituent les preuves ëxtririséqtiés, â rie cfaercbér la preuve de la divinité du Christianisme que dans là doéirlnë. Il à eu bèaU dire, pour s'affranchir dés priêuV^» éitriBséqïieS; qui k pressaient» que la doctrine

372 CHAFITRB T.

était le seul êigne vraiment certain de la Révélation, et qii*U n'y avait de foi solide et sûre que celle que les bons raisonneurs en tiraient : nous avons vu ce qu'est devenue cette foi lorsqu'elle a été livrée à elle-même, et commet, malgré son bel hommage à la divinité de l'Évangile, les choses inexplicables qu'elle y a trouvées sont devenues pour elle comme des portes secrètes par lesquelles elle s'est évanouie en déisme, et, par voie de conséquence, en

athéisme.

Au fond, c'est que Rousseau a voulu éluder l'obligation de se soumettre à la vérité, et qu'il l'a toujours sacrifiée à sa folle et vagabonde indépendance, ffïl a paru un moment s'incliner devant la doctrine, c'était pour se soustraire ainsi à l'autorité des miracles ; et s'il a voulu se soustraire à Tautorité des miracles, c'est parce que cette véritable preuve l'accablait, et qu'il ne pouvait sérieusement la renverser.

Gomment Faurait-il pu? c'est un fait; un fait attesté par tout ce qu'il peut y avoir de garanties en matière de témoignage dans les hommes et dans les choses ; un fait écrit dans un Livre incomparable d'authenticité, d'ingénuité, et de précision ; un fait cimenté avec le sang de ses auteurs et de ses témoins ; un fait avoué par ses ennemis les plus acharnés et les plus à portée de le contredire^; un fait qui a entraîné la ruine du monde païen,

1 . Le fait des miracles de Jésus-Christ et des Apôtres n'a été contredit par ûMc«n des ennemis du Christianisme naissant. Il a même

rlo ïï T"®"* x*''^"* P**" ^«^ '""'^^ et par les philosophes païens, Celse, Porphyre, Julien et Hiéroclès. f f f- .

en en rap-

rJLl mî.î'*" ^* P'"' «""oton' que ces aveux ; et VolUlre, rLÏala 1w;L"""';- " ? 1'°?* P" * ""'• •»'" cho.e que ceci':

« opért de. m;So,r f'J" !;""°'" "*«'«• »• "le point quUl.it P« ae. m^nclu ; .iprtten.! ««lement qu« Jadw. ion advWuir».

LIS MIRAGLB8. 318

et qui a imprùné au Christianisme, à travers les plus énormes obstacles, une marche ascendante que dix-huit siècles n^ont pu ralentir, et qui se poursuit encore sous nos yeux; un fait enfin qu^on ne saurait déraciner du champ de Thistoire sans ébranler au loin tous les fondements sur lesquels elle repose, et sans violer les principes les plus nécessaires de Tordre moral. Dieu a voulu faire entrer dans cette grande preuve de sa Religion toutes les garanties qui composent la certitude humaine en ce qa^elles ont de plus choisi, de plus pur et de plus fort, afin que nous y fussions sans cesse ramenés par les mêmes raisons et les mêmes instincts qui nous font croire à tout le reste, et que nous ne pussions les contredire sans contredire tous les motifs ordinaires de nos jugements et de nos actions. Parla, la Religion, dont la tête se perd dans les cieux, et qui est enveloppée de .mystères sublimes, touche la terre, et s'y meut à la manière d'un événement

« en faisait d'aussi grands, et il les attribue tous à la magie. — - La « incrédules disent qiCil n^y a point de magie, »

Voltaire ee moque : ce n'est pas là la question. Qu*il y ait ou quUl n^y ait point de magie, que les Juifs aient faussement attribué les miracles de Jésus- Christ à la magie, cela ne change pas le fait qu'ils mit avoué les miracles de Jésus-Christ^ et n'dte rien à la force de ee raisonnement : Si ces miracles n'eussent pas été incontestables , il y avait un moyen plus court pour les Juib de s'en défaire que de les attribuer à la magie : c'était de les nier,

ff Si quelques philosophes (reprend Voltaire), en disputant contre c les chrétiens, convinrent des miracles de Jésus, c'étaient des théurc gites fanatiques qui croyaient à la magie, et qui ne regardaient Jec sus que comme un magicien. L'aveu d'un fou fait à un autre fou, t une absurdité dite à des gens absurdes, ne sont pas des preuves c pour les esprits bien faits. » (Facéties : Questions sur les miracles. Voltaire, t. XLVI, p. 375 ; 1784.)

Voltaire élude encore ici la difficulté, tout le monde le voit. Aa surplus, ces quelques philosophes qu'il traite de Jous et d'absurdes (et qui l'eussent été en effet s'ils eussent pu nier les miracles dont ilt convenaient), il les appelle ailleurs les partisans de la raison humaimi* (Dict, phil.y v« Miracles. Voltaire, t. XLII, p, 108.)

p3sn dote hciim sincms: i m tfti ffiof, é'ei^dê Vfti&im, au il ti'tû m\Èm iimài^K . ^ . . . : : .. . Aussi, ({ûë m ^^ t<iôniê â(â«(mf <%( «é; fUt((!ié«Ëetii, m

qu'il atjplrquô tbut^ lêi folxié& de ioU géâîê élef riflvëfîner î Iflisëe^^B faire r il Hd fera téir t}aë éëti liâpuisSdftije', Il ira se brlSèr à W flii êèîitrè bétté pfex^rei éii/rfl çar^ l^i^ht a la iduletër^ licfnteàù Sisjft^Hef il llitèri<à; T^iftM «ur lul-fittèffiéi et pWë qfièllêi^liïtë H êfl feéàittftt lè'Ilôldi:

C'est doftc à ceflfè {iréôtë îuTlâclW^ Se§ iMHfaéies^û^ faut Véfiif é« ràM^ttoër; Elfefôriôé^ âVeécéïft (WSft^p!i«îttesi le »oyéU àoMe «t fort flë là fèi èhrmieri&e. «rest^f

les autres éléments de cette foi : la beauté de la doctrine, m'sâmfëlé de lâ^itittrdïë, Ik suâvïtâ ymfiàhte dé î^.^fâtiifW; ^ Ce» éléoienls-^ eombiifônt eiïtre- eun de tell^ sotte aii^oîiië àkUràtl âvoii^Jà foi parfaite (iuè pdf lëiif l-^liûidri, et (|ue o0lui-là. même qai paraît ne devoit*él)re qM lepro* Suit et là. è<jti§éqlliehèe clé tous lés. âlitfès éû Jéfiëtitiè principe et le moyen. Les mirae^és fttat croireà^ la due» ifrîhé, èl là ï)ràtidùè dé là dodtriild tait cfôii'ë Htfiiiurdcles; et la foi aux miradeS les obèrent.

r. % FI§Iiettp^fil«^lloa•s éerIvAtt le ohancelierd^A^âsMaii \ 6011 llf, •i de oe qiie les miradeë sur lesquels notice fol rèpds» feont des ftift c aussi avérés que les conquêtes d'Alel&aaidfè ot) U idoTi't Uo César. » Ci le etfandelftér d'AgdeéMdu À'éntë^ail eu tétfiolgfia(^ëft.

}im% WfnmèÈ tiùnc Mdtiitê\ dobdlut rittOl^diiUtâ ëbfilêiei{$orfttàei t éaniëlt)^ tt mî¥i^lê Ihif ià fm.dk immgûH^ kÙtbrPpié: ^ M. Bdtiat^y ^tt«l« ^é T«W)>Jv 2è Itttllét 18684

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