‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 143 sur 168 · Si ce n'eit celui que lui rend Voltaire en ee moment · texte numérisé non relu

Si ce n'eit celui que lui rend Voltaire en ee moment

FRUITS DU CHRISTIANISME. 44i

Cl craindre d'élre admiré ; n'avoir dans le cœur que Dieu a et son devoir ; n'être touché que des maux de ses frères, « el regarder les siens comme une épreuve nécessaire à « sa sanctification ; être toujours en présence de son Dieu ; « n'entreprendre, ne réussir, ne souffrir que pour Lui : « voilci saint Louis, voilà le héros chrétien, toujours « grand et toujours simple, toujours s'oubliant lui-même. « 11 a régné pour ses peuples; il a fait tout le bien qu'il a pouvait faire, même sans rechercher les bénédictions (t de ceux qu'il rendait heureux. Il a étendu ses bien- « faits dans les siècles à venir, en redoutant la gloire qui « devait en être le prix. Il n'a combattu que pour ses su- « jets et pour son Dieu. Vainqueur, il a pardonné ; vaincu, « il a supporté sa captivité sans affecter de la braver. Sa « vie a coulé tout entière dans l'innocence; il a vécu a sous le cilice, il est mort sur la cendre * . »

Cet éloquent tableau de la Sainteté chrétienne dans saint Louis peut s'appliquer, dans ses traits essentiels, à tous les autres Saints que l'Église propose à notre admiration. Leur condition et leurs œuvres ont été diverses à l'extérieur, mais intérieurement c'est le même principe, le même esprit de sacrifice, le même héroïsme de vertu.

£t ce n'est pas seulement aux Saints canonisés par rÉglise qu'il faut borner le nombre de ces fleurons de la couronne du Christianisme; il en est une multitude d'autres qui ont passé dans l'obscurité, qui y vivent et qui y meurent tous les jours, d'autant plus saints qu'ils sont inconnus au monde et à eux-mêmes, et qu'ils sont comme perdus dans leur humilité. Il en est des Saints comme des étoiles du firmament : outre celles qui corn-

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