VA PEBSONNE DB JÉSUS-CHRIST
couleur, qui existent entre les hommes, et qui sont telles qu'elles ont fourni des arguments contre Tunité de Tespëce humaine, disparaissent devant Lui , et vont se con* fondre dans l'unité de son imitation et de son amour, à un tel point qu'elles y retrouvent la plus forte preuve de cette unité de nature qu'elles semblaient combattre. « En a vérité, quand nous voyons comme il a été suivi par les « Grecs, quoiqu'il n'ait 'fondé aucune secte parmi les « leurs; révéré par le brahmine, bien qu'il lui soit pré- « ché par des hommes de la caste des pécheurs; adoré « par l'homme rouge du Canada, quoique appartenant à € la race pâle qu'il déteste, nous ne pouvons que le con- « sidérer comme destiné à renverser toute distinction de « couleur, de forme, de figure et de costume ; destiné à « former en lui-même le type de l'unité auquel se rallient « tous les fils d'Adam, et nous donner, dans la possibilité « de cette convergence morale, la plus forte preuve que « l'espèce humaine, toute variée qu'elle soit, est essen- « tiellement une ' . »
Ceci est un point bien digne d'attention, et j'y insiste: Jésus-Christ, le seul dont la perfection ne relève que d'elle-même, est le seul qui ait fait des imitateurs, et avec une telle puissance que toute la race humaine s'en ressent.
Ajoutons un autre trait : c'est le seul qui soit resté audessus de ses imitateurs. Il a créé des vertus prodigieuses, tellement prodigieuses, qu'une des plus grandes marques de sa supériorité divine, selon nous, c'est de ne pas avoir été dépassé ou même égalé par elles. Car c'est encore 1& le propre des influences humaines, de s'ensevelir dam