‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 17 sur 168 · Troisième Lettre de la Montagne · texte numérisé non relu

Troisième Lettre de la Montagne

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fils de la veuve de NcSm rendu à sa mëre, Ltoare rendu à

ses sœurs, la multitude nourrie^ les malades guéris^ les petits enfanta caressés, les humbles publieains accueillis, les orgueilleux pharisiens démasqués? ou, enfin, irai-je me perdre dans la contemplation de cette Passion et de cette mort ineffables?... Partout quelle bonté ! quelle justice ! quelle sagesse ! quelle mesure ! quelle pénétration ! quelle perfection touchante ! quelle majesté douce ! quelle plénitude de grâce et de vérité ! Les actes et les paroles de Jésus, dans ces diverses circonstances, sont devenus les formules éternelles de toutes les vertus, les vertus mêmes en exemple. Gomme il brille, comme il se détache divinement du milieu de ce peuple stupide, de ces docteurs hypocrites, de ces scribes captieux, de ces pharisiens superbes, de ces disciples même encore intolérants et grossiers ! Gomme il confond toutes les erreurs par sa vérité! comme il déjoue toutes les ruses par sa sagesse! comme il foudroie tous les vices par sa sainteté! comme il rassure toutes les faiblesses par sa mansuétude ! comme il épuise toutes les fureurs par sa patience ! comme il se montre secourable à toutes les douleurs par sa bonté ! Oh! qu'il est bien le Dieu sauveur, le bon Dieu!

Remarquez que tout ce que fait Jésus-Christ surprend dès Tabord, et qu'en se plaçant dans sa situation nul homme, surtout de ceux qui étaient autour de lut, n'aurait tenu la même conduite. Seul, il ne irend conseil que de lui-même, et il a le secret de toutes ses actions ; mais } à peine ont-elles paru, qu'elles se justifient aux yeux de la raison par les traits de la plus droite sagesse et de la plus infaillible vérité. Tout y est ménagé pour édifier et pour instruire, et pour distribuer autour de lui la part exacte de vérité qui revient à chaque circonstance sans

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