‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 28 sur 168 · DE SE POSER L*ÉGAL DE DIEU · texte numérisé non relu

DE SE POSER L*ÉGAL DE DIEU

Que leur répond Jésus? va-t-il reculer dans la voie de cette assimilation sacrilège? Écoutons :

« En vérité, EN VÉRITÉ, je vous le dis, tout ce que fait a le Pore, le Fils le fait semblablement. Car le Père aime « le Fils et lui donne le pouvoir de faire tout ce qu*il fait a lui-même, et il fera voir dans sa personne des œuvres « plus admirables encore. Car, ainsi que le Père ressus- « cite les morts, ainsi le Fils redonne la vie à qui il veut. (( Il y a plusy le Père ne juge personne, mais il a donné « au Fils l'entier pouvoir de juger; et cela pour que tous

a RENDENT AU FiLS UN HONNEUR ÉGAL A CELUI QUI EST DU

« AU PÈRE*... Ne soyez pas surpris de cela; car viendra t un jour où tous ceux qui sont dans les tombeaux en « sortiront à la voix du Fils de Dieu : les bons pour la « récompense, les mauvais pour le châtiment... »

Mettez ces paroles dans la bouche de tout autre que Jésus-Christ, figurez-vous que vous les entendez pour la première fois, et dites, tiendrez-vous leur auteur pour un homme sensé? ou si, du reste, vous ne pouvez refuser à cet homme de Fintelligence, ne serez-vous pas révolté de cette odieuse imposture, de cet orgueil sacrilège? Et si enfin vous voyez faire à cet homme des tours de charlatan, de faux miracles, pour accréditer sa prétention

1 •••. iËQUALEH SE FAGIENS DeO. (Joan., Y, V. IS.)

2 Neque enim Pater jttdicat quemquam ; sed omne judi»

cium dédit Filio, ut omnes homorificent Filium, sicut honorifigamt Patrem... (Joan, y, ▼. 22, 23.)

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impie; si vous voyez la populace abusée le suivre partout, Tàpplaudir, le déifier, et le mensonge le plas.m)ir, la superstition la plus grossière envahir toutes les imaginations, et usurper tous les droits de la raison et de la vérité, quelle ne sera pas votre indignation, votre horreur, pour l'artisan de cette fourberie?

Figurez-vous maintenant que, surmontant la répulsion qa*il vous inspire, et curieux de voir jusqu'où va sa;folie ou son audace, vous percez la foule, et que dans ce morment vous le voyez distribuant du pain et du vîn à ses grossiers disciples, et leur tenant ce propos : cPcenezet « mangez, ceci est mon corps; bnvez-en tous, ceci est « mon sang. — Je vous l'affirme, mon corps. est vrai- « ment viande, et mon sang est vraiment Jbreqvage. .— « — Celui qui ne mange pas ma chair et qui ùe bdit.pas « mon sang n'aura pas la vie en lui. Je suis le pain vi- « vaut descendu du ciel, etc. » — Pour, mol, je le déclare, rien n'égalerait le dégoût qu'amasserait en moi un tel spectacle.

Une chose cependant viendrait y mettre le comble : ce serait d'entendre cet imposteur parler à chaque instant de la vérité, se dire i^ Véeité, et fulminer, comme U Vérité même, contre les hypocrites et les imposteure Sn'Xrr^' ''''^' ^'"' '' séduisante, plus elleincri;

Ten Te fl "^""''' '' ^ ^^'^"^^^ '' ^'^ «^^es; InnZ 7"''*''^ "'^ apparence, elle ne ferait que lu^

Or, voilà l'impression franche et insurmontable aiiP doivent faire l'Évangile et le caractère de son hi^s Z

1 autre, à chaque page,U parle de vérité, et il expose d^

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