LA PERSONNE DE JÉSUS-GHIUST
|)our lui-même, et dont il avait épuisé tous les secrets. Il fit plus, il évoqua tous ceux qui avaient réussi dans cet art parpii les homipes, et leur (Jcîmanda des analogies pqur la solution qu'il chprchait. Mais tout fut puéril et vain; il ne tarda pas à sentir qu'il n'avait plus affaire à up de ses pareils; qu'auprès de cette puissance toute puissance humaine n'était que néant : et lui, qui se connaissait en hommesj comme le centurion du Calvaire il prononça que Jésps-Christ était Dieu.
Voici ce jugement, précieux à tant de titres, et par son objet et par son auteur, et par le temps et le lieu où il a été porté. En en lisant les motifs si pleins, si vigoureux, si bien frappés, on sent que c'est là le dernier mot sur Jésus-Christ, et que toute raison peut s'incliner où le génie de Napoléon, vaincu par l'évidence, s'inclinait'.
« Il est vrai que le Christ propose à notre foi une
« série de mystères. Il commande ayec autorité d'y croire, cr sans donner d'autres raisons que cette parole éppua vantable : Je suis Dieu,
« Sans doute il faut la foi pojir cet article-là, qui est « celui duquel dérivent tous les autres articles. Mais le « caractère de divinité du Christ une fois admis, la doc- « tripe chrétienne se présente ^veç la précision et la
1. Ce jugement de Napoléon sur Jésus-Christ a été pubUé dans un lirre écrit en 1841, diaprés les communications du générallfonf/iofo». \j^ journaux Vont donné comme extrait des Mémoires inédits du géné^ rai Btrirandy qui était avec Montholon l'interlocuteur de Napoléon dans (a conversation de celui-ci sur ce sujet. Cité plusieurs fois et é|na de0 circonstances solennelles, ce jugement passe généralement pour historique. Au reste, sa valeur n'est pas toute dans son authenticité : elle est surtout dans la force de vérité qui le clistingue, et dans 1| ^)aclie origin^Q àqnp il e^t eo^pceint. Et cela môme vient h Tappui de son authenticité : on y voit V ongle du lion.
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<( clarté de Talgëbre; il faut y admirer renchaînement et « Tunité d'une science.
« Appuyée sur la Bible , cette doctrine explique le a mieux les traditions du monde ; elle les éclaircit , et les « autres dogmes s'y rapportent étroitement, comme les « anneaux scellés d'une même chaîne. L'existence du « Christ, d'un bout à l'autre, est un tissu tout mysté- « rieux, j'en conviens; mais ce mystère répond à des « difficultés qui sont dans toutes les existences. Rejetez- « le, le monde est une énigme; acceptez-le, vous avez « une admirable solution de l'histoire de l'homme.
<( Le Christianisme a un avantage sur tous les philo- « sophes et sur toutes les religions; les chrétiens ne se (( font pas illusion sur la nature des choses. On ne peut « leur reprocher ni la subtilité ni le charlatanisme des « idéologues, qui ont cru résoudre la grande énigme des « questions théologiques avec de vaines dissertations sur « ces grands objets. Insensés, dont la folie ressemble à c celle d'un enfant qui veut toucher le ciel avec sa main, « ou qui demande la lune pour son jouet ou sa curiosité !
a Le Christianisme dit avec simplicité : Nul na vu « Dieu y si ce n est Dieu. Dieu a révélé ce qu'il était; sa a révélation est un mystère que la raison ni l'esprit ne u peuvent concevoir. Mais puisque Dieu a parlé, il faut « y croire : cela est d'un grand bon sens.
a L'Évangile possède une vertu secrète, je ne sais quoi « d'efficace, une chaleur qui agit sur Ventendement et a qui charme le cœur; on éprouve aie méditer ce qu'on « éprouve h contempler le ciel. L'Évangile n'est pas un « livre, c'est un être vivant, avec une action, une puis- « sance qui envahit tout ce qui s'oppose à son extension. « Le voici sur cette table, ce Livre par excellence (et ici