‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 4 sur 168 · II. Cfi ^0rait ^'^bnaer ^oi-méme que de méeenQstfhre · texte numérisé non relu

II. Cfi ^0rait ^'^bnaer ^oi-méme que de méeenQstfhre

^m importance ^t de désespérer de soa effet, parce qu'elle ne ^e présente p99 avec le piquant de la noayeauté , et qu'elle peut paraître âuraunée. La Yérité ne Test jamais, et surtout la vérité dans ce qu'elle a de plus décisif ^ur noi^ desfinéeg. Sop intéréf est toujours présent, P^rce qu'il se opnfopd avec notre propre intérêt. Parler d'elle, c'eçt parjep de soi. C'est ce qui fait que la vérité pbrétjeniiQ é§t incessamment en cause, et sera toujours 1 1^ question f}u jour. Elle ne souffre pas le repos, si ce / n'est dans son sein. Qu^nd on n'y est pas, on ne peut 0tre que dans UQ doute inquiétant qui provoque l'examen et suscite la curiosité. — Qu'est-ce que ce personnage qu'on appelle Jésus-Christ? Les Livres saints sont-ils authentiques? leurs récits sonHIs vrais? Y a-t-ileu réellement d^s prophéties, et pes prophéties ont-elles reçu un exact accomplissement? Les miracles qu^on dit avoir entouré le berceau du Christianisme sont-ils certains ? Gom^ jnent expliquer la propagation rapide de cette Religion, ^t sa prédominance civilisatrice jusqu'à nos jours, etc.? — Voilà des questions qui ne seront jamais surannées, jiarce que, de deux choses Tune, ou bien on a embrassé 4éjà leur affirmative, et alors on aime à s'y confirmer, à y çqnfirmer les autres, et à en déduire les conséquences prittiques qui importent à un si haut degré à notre devoir et à notre bonheur; ou bien on n'en est pas encore là, et alpra on est dans une fluctuation pénible qui appelle une splution. La négative seule, décidément adoptée, pourrait procurer le repos de l'indifférence absolue; mais il n'est pas donné m^Ç <8^ux plus forts esprits de s'y fixer, et les plus grafids incrédules (|i}i ro|it tenté ii'qnl pu qi;e dqnn^ au monde le spectacle de», pluft étranges contradictions.

^P tim q»*W ^se ^temip9 à m» p}»pre ; l^fe^ OPe la djâmonstration éY^pgélf que ait été «Qi^^reiit pré^eatée, ou plutôt parce qu'elle {> été souveqt, il ^st arrivé 4 plih sieurs dQ n'y prétô^ q^*uIl^ aUentioa indirect^ qn fagltive, et cependant suiS^a^te po^r faire illu^iPQ mv la jugement, pQjfime ces beautés clas^iqi^.e^ qu'Qn a $m)prises fj'abprd pap deyoir ^t par routine, et qu'on ^'est coR-< 4ainné i ignorer tpqjQup^ ou ^ p'entrevoir q^'imparlai** tegient, prépi^éffi^ot parce qu'pn le§ sait par ci]^ifr. H m e§t pour les yépités dp morale pt de ReUgifl» mmae PQ«r lp§ vérités 4u goût : malhe^^ k qnj eUe§ pnt é}é prppor

s^ps k coûtrpTtpffips, et qui p» a Jrop pfltend» parler aya^t d'^trp papable 4p §'en entrPlpnir lui-pâi»p ! il ne le» saura jain§i3. Il HP lui reste qu-upe res^puroe^ o'est dâ le» our blier pqur les réapprppdre, llf albenrensemeut ou beureaaep^ent, en lieligion nou^ en $pp)i9es un peu venus tous là ; et jp ne doute pas qne tpl qui se proit suffisawnent inforijifié 4e^ prenyes éyangéliquea, $ur I4 fpi de pe qu'il en ^. appris pn entendis dire à Fftge p4 il itait intéresaii à les cpinbaUre qu du moiq» à ne pai les apprécier, re* cevra de leur révision attentive une impression inatiten- 4ue de vérité qQi Je cpnv^incra. ^

Il y a une ^eure, un point de maturité dans la ¥ie pour cbaque cho^e, et il arrive souvent que les vérités les plus plaires ne sp )èyept ^ur l-hori^on de notre entendûmeitt que fort tard; pn $'étpnne de ne les avoir pa& saisies {dus tPt, 4'ayoir ppssié si auvent à cjftlé d-dles sans les reinarqper, 4^ le^ ^voir rpgaiiées sans les voir, de le$^vûir jconil^attçes fiPiéme sang le$ ponnaitre, comme de cps ta^i . bleaux à reflets dont on ne découvre pleinement le dessin ' que dans un certain jour véritable, entre mille qui sont f^ux, e^ dpç^t la^ju^tp reACûntre tient à un d^grë plus baut

OU plus bas, plus près ou plus loin, et est souvent l'effet du hasard. C'est ainsi que la pleine vue de certaines vérités, et surtout des vérités morales et religieuses, qu'on peut appeler des vérités à reflet, parce que, à la différence des vérités géométriques, elles engendrent mille conséquences plus ou moins contraires à nos penchants, dépend souvent de tel degré de moralité, de telle disposition d'éloignement on de retour à la vertu, de telle situation de l'esprit ou du cœur, de telle circonstance de fortune ou de relation, variables à chaque instant ou du moins à chaque période de la vie, et qui nécessitent, de la part de tout homme qui veut être de bonne foi avec lui-même, une sérieuse révision des grandes vérités de ses destinées. C'est ce qui fait que du plus grand incrédule au plus grand saint il n'y a souvent qu'un pas; moins que cela même : il ne s'agit quelquefois pour lui que de lever les yeux sur la vérité. Il est en face d'elle, qu'il regarde! et le voilà converti. Mais il ne regarde pas, parce que, dit-il, il a déjà regardé, et n'a pas été touché de sa lumière. Et peut-être n'a-t-il, en effet, jamais regardé de SCS propres yeux; et s'il l'a fait, peut-être y a-t-il dix ans, quinze ans, trente ans de cela, c'est-à-dire, à un âge et dans une situation où il était aussi différent de ce qu'il est aujourd'hui, qu'il peut l'être aujourd'hui d'un autre que lui-même, ne songeant pas que si la vérité n'a pas bougé de place, il a, lui, voyagé autour d'elle à un point qui changerait du tout au tout la portée et le résultat de son jugement à son égard. C'est sur un préjugé de jeunesse, d'enfance quelquefois, qu'on joue toutes les résolutions de son âge mûr, toutes les sécurités de sa vieillesse, tous les intérêts de son éternité! Quelle folie!!! En vérité, il y a de quoi s'étonner de pitié en voyant de

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