Hist. e$cL, Hb. III, cap. xxv
LES ÉYA1V6ILBS. Wî
cdQi de saint Marc, celui de saint Ltic, etcelni de saint Jean'. Quelle éclatante preuve de Tauthenticité des Évangiles! deux siècks seulement après Jésus-Christ, tm sieek après rémission des Ëvangiles (car saint Jean, qui a vécu cent ans, a écrit le sien à la fin de sa vie), nous les voyons en tous lieux reçus sans ombre de difficulté^ ausd 'bien accrédités que de nos jours. Comment dès lors admettre une supposition, je ne dis plus postérieure, mais antérieure? Il n'y a déjà plus de place à une telle stipposil^n. — Au reste, nous ne citons le témoignage d'Origène que comme jalon; car nous pourrions en indiquer mille antres qui lui sont contemporains. Les Évangiles sont cités, coitnmentés, discutés partout dans les écrits de ce temps; toute TÉglise répandue sous le ciel, c'est-à-dire l'univers (tmiversa Ecclesia), est déjà remplie des sons de la voit apostolique, et cela en face du monde païen qui en frémit, mais qui n'en disconvient pas.
—Avant Origène, nous rencontrons encore, en Fan 207, TertuUîen, qui oppose ainsi les écrits apostoliques et leur universel crédit aux hérétiques : « Voyons ce qu'ont reçu « de 'Paul les Corinthiens et les Galates, ce que lisent les « Phifippiens, les Thessaloniciens, les Éphésiens; ce « ^'annoncent les Romains, à qui Pierre et Paul ont 0 laissé l'Évangile signé de leur sang. Nous avons encore « les Églises fondées par Jean : quoique Marcion rejette « son Apocalypse, cependant la suite des évoques, qui a remonte jusqu'à l'origine, s'arrête à saint Jean, comme t à iôn aùteuï. C'est ainsi que Ton reconnaît la source « de totrs les autres livres. Or, ce rie sont pas seulement c les lÈgliées apostoliques, mais toutes les Églises, qui