‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 44 sur 168 · W., ibid.^ n. fie · texte numérisé non relu

W., ibid.^ n. fie

LES ÉVANGILES. lii

qu'il a recours à l'Évangile comme à ta chair de Jésus-- Chrisl^ et aux Apôtres comme au presbytère de l'Fglise^^ désignant par là clairement les deux parties du Nouveau Testament. Or, si TÉvangile eût été apocryphe, aurait-il pu l'ignorer? en aurait-il parlé de la sorte?

Du reste, il cite lui-môme divers passages de l'Evangile dans ses épîtres aux Smyrniens et aux Ephésiens. — Il en est de même des autres Pères du premier si. cle^ saint Barnabe, saint Clément de Rome, saint Polycarpe, tous disciples immédiats des Apôtres : on peut voir, incrustées dans leurs épîtres aux fidèles de leurs Eglises, des citations nombreuses tirées de nos Evangiles*. Il est vrai que ces citations n'y sont pas toujours mot à mot, mais le sens y est toujours parfaitement identique. Cela vient de ce que ces Pères citaient de mémoire : nous en avons la preuve dans d'autres citations qu'ils font de V Ancien Testament^ et qui présentent le même caractère. Il n'est pas permis de douter que c'est de l'Evangile et non de la simple tradition qu'ils usent en cela; car plusieurs de ces citations, assez longues, se trouvent mot pour mot dans nos Evangiles, et souvent elles en portent l'indication : Ait quippe Dominus in Evangelio; — alla guoque scriptura ait; — sicut scriptum est^ etc.

La preuve de Fauthenticité des Évangiles est portée à son comble, ce nous semble; car, depuis le quatrième siècle, nous sommes remontés pas à pas jusque dans le cœur du premier, jusqu'aux pieds des Apôtres, et nous avons vu les Évangiles constamment et incontestablement reconnus pour authentiques, universellement reçus

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