Orig. co&tre Ceke, Uy. I, p. U
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vant récuser rauthenlicité des Evangiles, il s'en prévaut, notamment de celui de saint Matthieu; il en suit sommairement l'histoire , et la commente injurieusement : tous ses traits sont tirés de là. Il oppose les généalogies du Sauveur; il dit que personne n'a vu ses miracles, si ce n'est ses disciples, et qu'ils les ont beaucoup exagérés, etc. Inutile d'entrer dans plus de détails.
Porphyre, qui écrivait au milieu du troisième siècle, a fait contre le Christianisme un traité que les païens regardaient comme divin. La plupart des objections de ce philosophe étaient puisées dans les livres du Nouveau Testament. Par exemple, il blâmait l'imprudence des Apôtres qui avaient suivi le Sauveur à sa première invitation. Il se moquait des Évangélistes qui ont écrit, par l'hyperbole la plus ridicule, disait-il, que Jésus fit marcher Pierre sur la mer, quoiqu'il ne fut question que du lac de Génésareth, etc.
Julien, qui vivait au milieu du quatrième siècle, qui par conséquent avait pu recueillir tous les arguments forgés pendant quatre cents ans contre le Christianisme, et y ajouter tous ceux que cet éloignement pouvait déjà favoriser contre l'authenticité de ses origines; Julien, qui, en sa qualité (ïapostat, joignait la double connaissance, la double expérience d'un païen et d'un chrétien ; Julien enfin, dont les attaques devaient être d'autant plus audacieuses qu'elles parlaient d'une main impériale, et qui avait juré de confondre le Galiléen, Julien cependant ne
Nouveau Testament, sans les attribuer aux Apôtres dont
Ils portent les noms. Tantôt il cite des n^c.o
des Epure, de »ln, P..,, alll ^'i Td? iZr
tbleu, des paroles de Jésus-Christ OQ quelque trait de son histoire. Il avoue que Jésus-Christ a guéri des boiteux, des sourds et des aveugles, dans quelques bourgades de la Judée. Enfin, lorsqu'il défendit aux chrétiens d'enseigner les belles-lettres et d'expliquer les poètes : Quils aillent y disait-il, expliquer Luc et Matthieu dans les assemblées des Galiléens\ — Mais où l'aveu de ce célèbre impie est à découvert, et où on le voit ronger le frein de la certitude évangélique, c'est dans ce passage-ci : « Ni Paul^ « ni Matthieu, ni Luc^ ni Marc^ n'ont osé dire que Jésus <r fût Dieu ; mais quand dans la Grèce et dans l'Italie un « grand nombre de personnes l'eurent reconnu pour « tel, qu'elles eurent commencé à honorer les tombeaux « de Pierre et de Paul, alors Jean déclara que le Verbe « s'était fait chair, et qu'il avait habité parmi nous. Cece pendant quand il nomme Dieu et le Verbe, il ne nomme « ni Jésus ni Christ. Jean doit être regardé comme la « source de tout le mal*. »
Ne pouvant nier l'authenticité des Evangiles (qu'il met sur la même ligne que les Epitres de saint Paul), il se retourne en disant (chose fausse) que Jésus n'y est pas représenté comme Dieu. Ne pouvant nier la sublime doctrine du Verbe fait chair dans saint Jean au moins, il se jette, pour échapper à ce grand témoignage, dans deux faux-fuyants contradictoires, qui découvrent et confondent sa mauvaise foi : le premier, que ce n'est que lorsque l'univers a eu reconnu la divinité de Jésus-Christ, que Jean lui a rendu témoignage ( comme si cette rapide croyance de l'univers à la divinité de Jésus-Christ ne présupposait pas le témoignage des autres Apôtres, au