Fréret, cité par Bergier
Nous croyons l'avoir apportée ici, et avoir mis dans sa plus grande évidence rauthenticilé et l'intégrité de nos Evangiles. Nous avons donc fourni la preuve la plus com-plète de la vérité du Christianisme.
Il est vrai, qu'en général, V authenticité d'un écrit n'emporte pas d'elle-même sa vérité \ mais les circonstances qui accompagnent les Evangiles forment entre leur aiithenticité et leur vérité des nœuds si forts, si nombreux, si étroits, qu'il n'est pas possible de les disjoindre ; et c'est ce que l'incrédulité a très-bien senti, en faisant porter toute son attaque sur le point de l'authenticité.
Cette authenticité établie, voyez en effet les raisons de vérité qui, de toute part, viennent comme se croiser autour d'elle ;
11 est donc certain que nous avons un titre direct de la divinité de Jésus-Christ; une histoire des faits surnaturels de sa vie, écrite par ses contemporains et ses familiers : de cette vie, dit l'un d'eux, que nous avons
ENTENDUE, QUE NOUS AVONS VUE DE NOS YEUX, QUE NOUS AVONS REGARDÉE AVEC ATTENTION, ET QUE NOS PROPRES MAINS
ONT TOUCHÉE : quod audivimus, quod vidimus oculis nostris^ quod pet^speximus, et manus nostrœ contrectaverunt de verbo vitœ\ — Car, dit un autre, ce n'est point en suivant
d'ingénieuses fables que NOUS VOUS AVONS FAIT CONNAÎTRE LA PUISSANCE ET L' AVÈNEMENT DE NOTRE-SeIGNEUR JÉSUS- ChRIST; mais c'est après avoir été nous-mêmes les SPEC- TATEURS DE SA MAJESTÉ : Non enim doctas fabulas secuti^ notant fecimus vobis Domini nostri Jesu Christi virtuiem et prœsentiam : sed spectatores facti illius magnitudinis^* Nous avons ainsi une histoire^ et non-seulement une