‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 60 sur 168 · IV · texte numérisé non relu

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j70 CHAPITRE IV.

« puisqu'ils ne sauraient être sujets à aucune contrariété, a parce que Ton n'approuve que ce que les prophètes ont t écrit IL Y A PLUSIEURS SIÈCLES. On n'a donc garde de voir « parmi nous un grand nombre de livres qui se conlra- « rient; nous n'en avons que vingt-deux, qui compren- « nent tout ce qui s'est passé, qui nous regarde depuis le t commencement du monde jusqu'à cette heure, et auxc quels on est obligé d'ajouter foi. On conserve pour ces « Livres uû tel respect, que personne n'a jamais été assez « hardi pour entreprendre d'en ôter, d'y ajouter ou d'y c changer la moindre chose. Nous les considérons comme (k divins, nous les nommons ainsi ; nous faisons profes- « sion de les observer inviolablement, et de mourir avec « joie, s'il en est besoin, pour les maintenir ' , »

Chose admirable ! c'est la même plume qui a écrit l'histoire du malheur prédit aux Juifs, qui nous garantit ainsi la certitude et l'antiquité de la prédictions sans voir le rapport miraculeux qui les unit. Aveuglement bien grossier et bien coupable en lui-même, mais bien utile et bien profitable à la cause de notre foi?

Les prophéties sont donc certaines ; et, pour mettre cette certitude en question^ il faut dissimuler le fait le plus prodigieux et le plus décisif qui soit au monde : le témoignage des Juifs.

3"* Mais il ne suffisait pas de ce fait en lui-même, il filait encore que son évidence fût aussi répandue que l'événement auquel il sert; il fallait que ce fait prodigieux fût un fait banal.

Le Christianisme , avons-nous dit, n'a jamais dû être démuni de preuves présentes. Les miracles ont illuminé

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