Deuiiègae LeVre d^un rabbin converti, p
2. V"8age que saint Matthieu (écrivant en hébreu au sein de la nation juive) a fait de cette prophétie est une grande garantie de la signification des mots qui la oemposent dans le aeiis favorable ii optre foi, qui çst au reste» comme nous l'avons vu, celui des anciennes traditions juives restées en dehors du Christianisme.
LES TBOPHtelES. 231
VIII. Mais la meilleure explication des Prophéties se trouve dans les Prophéties mômes; elles se corroborent réciproquement par des consonnanoes et des relations qui témoignent de la grande unité de leur source et de leur objet. En ajoutant un noureau trait, chacune reprend les traits déjà avancés par les autres, et les relie comme en un seul tissu.
C'est ce qui ressort de la prophétie suivante, que nous lisons daqs Michée :
« Et toi^ Bethléem, Éphrata, tu es bien petite entre « les mille villes de Juda; et cest de toi néanmoins que ior- « tira LE Dominateur en Israël, celui dmt la génération « est dès ie commencement et dès Vétemité,
« En vue de cela, il les abandonnera pour un temps, » jusqu'à ce que Celle qui doit enfanter ait enfanté ; et « alors le reste de ses frères se convertira aux fils dlsraël.
ft Et il se maintiendra, et il paîtra son troupeau dans la
a force du Seigneur, dans la sublimité de la majesté du
' « Seigneur son Dieu ; et ils se convertiront tous, car bien-
<k tôt sa grandeur éclatera jusqu'aux extrémités delà terre.
a Et il sera la paix. » (Michée, chap, v, v. 2, 3, 4, 5.)
Cette prophétie, trop peu citée dans son ensemble, est admirable.
Le premier trait, Et toiy Bethléem, etc.^ est saisissant. Quoi ! non-seulement la race, la tribu, la famille, mais la ville, que dis-je? la bourgade et jusqu'à l'étable de Bé^ thléem^ la plus petite ville entre mille, est désignée!
Pour ce qui est de la réalité de l'événement (la naissance de Jésus à Bethléem), on ne saurait en douter : nous ne citerons pas seulement les Évangiles, qui le rapportent, mais la notoriété^ que saint Justin, dans le premier siècle, invoquait sans qu'on la lui contestât, et les registres de
Fétat civil de la Jadée, déposés aux archives de Rome. — a Bethléem, disait-il aux païens, est un bourg dans la a terre de Judée, situé à trente-cinq stades de Jérusalem; a c'est là que le Christ est né : vous pouvez vous en as- « surer par les tables de recensement que leva en Judée « Quirinus, le premier des présidents de cette province*.» — Et, plus tard, Origène disait à Celse : « S'il se trouve a quelqu'un que ne puisse persuader l'histoire de Jésus « écrite par ses disciples ; s'il lui faut d'autres preuves de it la naissance de Jésus à Bethléem, il n'a qu'à remarquer « qu'on montre encore la grotte où il est né, et dans cette « grotte la crèche où il fut enveloppé de langes, confor- « mément au récit de l'Évangile ; c'est la tradition du « lieu [les ennemis de notre foi en conviennent) que dans « cette grotte est né Jésus, l'objet de l'admiration et de a l'adoration des chrétiens^. » La certitude de l'événement est donc aussi bien établie que la singularité de la prophétie, et leur accord est vraiment prodigieux.
La qualité de Fils de Dieu résulte ensuite manifestement de ces paroles : « C'est de toi (Bethléem) que sortira (( le Dominateur en Israël, celui dont la génération est
a DÈS LE COMMENCEMENT ET DÈS L^ÉTERNITÉ. »
Puis ces mots, « En vue de cela, jusqu'à ce que Celle a QUI DOIT enfanter AIT ENFANTÉ, » fout manifestement allusion au passage dlsaïe précité : Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils^ etc. Us confirment l'application que nous avons faite de ce passage au Messie. Les qualifications extraordinaires qui sont données de
1. s. Justin, Apolog., n^* 74. — Ces mots, ie premier des prétir dents^ confirment ce que nous avon« déjà dit ailleurs, que le sceptre fut été de Juda à Tépoque de la naissance de Jésus-Christ,