‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 77 sur 168 · IV · texte numérisé non relu

IV

a et it a prédit les maux dont ils dey aient accablée a NOTRE nation 1. — Tous les écrits que Daniel nous a « laissés se lisent encore dans nos assemblées*. »

Maintenant voici le texte certain de la prophétie; il ne faut pas en laisser passer légèrement un seul mot : nous ne soulignons rien, parce que tout serait à souligner.

« Écoute la parole, dit FEsprit de Dieu au prophète,et

« vois la vision :

« A soixante et dix semaines se réduit le temps décrété a sur ton peuple et sur la ville sainte pour que la préva- « rication soit abolie, que le péché s'expie, que l'iniquilé « soit effacée, que la Justice des siècies soit introduite, « que les visions et prophéties soient consommées, et « que le Saint des Saints soit oint.

i Appi-ends donc, et saisis bien :

« A partir de Tédit qui sera donné pour la reconstruc- <t tion de Jérusalem, jusqu'à ce que le Christ paraisse, à sept semaines et soixante-deux semaines s'écouleront; « et de nouveau seront bâties les places et les murailles « de la ville parmi des temps fâcheux.

1. Les trois grandes prophéties de Daniel sont clairement indiquées dans cette déclaration. La première en effet a trait, comflie nous l'avons dit» aux persécutions d^Antiochus; — c'est dans la seconde qu'il est parlé de la puissance des Romains : ce royaume dejtf qui brisera tout, et au plus fort duquel viendra le Royaume qui « û'""" point de fin, semblable à une petite pierre qui se détache de /a wo"' tagne voisine sans la main d'aucun homme, brisant et mêlant tous 1^ royaumes, et s^étmdant à jamais comme une montagne jusqu'aux <'*'y mités du monde (prophétie que les Juifs mômes entendent du règne dû llessie) ; — enfin, ce n'est que dans la troisième prophétie, celle de^ soixante et dix semaines^ qu'il est parlé de ces maux dont les RoMAJN devaient accabler la nation de Josèphe , et dont il a été l'aveugle historien.

2. Flav. Josèphe, Àntiq. judaicm, lib. X, cap. xii. — T»»* ^ écrits de Ûaniel font, du reste, partie de la traduction des StpianU' ^» o,:a»..!o«t ainsi notoirement dans le monde depuis quatre cents fl«»'

<t Et aprèd les àoixante-deux semaines le Christ sers t mis à inort, et le peuple qui doit le rejeter ne sera plu^ a sien. Un peuple avec son chef à venir doit fondre sur « la ville et le sanctuaire, et en disperser les débris : fin « dévastatrice ! et, la guerre flnie, la désolation pronon- « cée suivra.

èf Cependant il (le Christ) confirmera son Alliance avec « un grand nombre dans la dernière semaine, et, à partir « de la moitié de cette dernière semaine, les sacrifices « seront abolis, Tabomination de la désolation sera dans a le tetnple, et la désolation qui doit suivre durera jus^ « qu'à la consommation et jusqu'à la fin^ n

On a peine à croire ses yeux lorsqu'on lit cet oracle^ qu'on pl'ehdrait pour une chronologie faite après Tévéïiement; et on est saisi de ce mouvement qui fit tomber Nàbuchodonosor aux pieds de Daniel, et le fit s'écrier : Totre Dieu est véritablement le Dieu des ditu± et lé Seigneur deà rois, et celui qui révèle les tntfstèreSy puisque vous avez pÉ découvrir un mystère si caché*.

Toutes les Prophéties forment comihe une chaîne dé montagnes qui, parlant de la plaine, vont se surpassai! t les unes lés autres de t)lus en plus, et découvrent du haut de leurs cithes des échappées de vues diverses d'un inômë horizon, selon leurs sites respectifs; mais du iniUeu de toutes s'élancent des pics géants, d'où l'œil plonge et embrasse l'horizon complet. Tel est tsaïe, tel est surtod Daniel.

Quand nous réduirions tout ce que nous avons dit, tout ce qu'on peut dire en faveur du Chrisliaiiisme, à ces quelques lignes, C'en serait assez : il n'y a pas d'intélli-

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