‹ Études philosophiques sur le christianismeChapitre 86 sur 168 · IV · texte numérisé non relu

IV

besoin d'effort pour faire les plus grands |}rddigeS) qw d'éloquence et d'art pour les persuader.

— Et EN MÊME TEMPS ILS OUITTÈRENT LEURS FILETS ET IB

SUIVIRENT*; et comme il avait été dit il fut fait : ils devinrent pêcheurs d' /tommes. A sa première prédication ce méîne Simon^ appelé depuis Pierre^ prit trois mille hommes; à sa seconde prédication, cinq mille* : insensiblement ce ne furent plus des homilies, mais des villes, des provinces, l'empire, le monde entier, que tes pêcheurs ^ prirent et ont toujours gardé depuis lors dans leurs invisibles filets.

Qui peut nier l'événement? Qui peut nier la prophétie? Qui peut nier le triple prodige de cet êvêliement, de cette prophétie, et de leur accord? Qui iie voit en particulier^ dans le ton de la prophétie, que la vérité est là, que eettfi t)arole n'a pu sortir que dé la BottcHe de Jésus-Christ^ et que par sa siinpliclté, comme par son exactitude en n sujet si prodigieux, elle est une vitante preuve de sa divinité?

Tout cècî peut plutôt se concevoir que s'exprimer, et se sentir que se concevoir; aussi je laisse avec confiance tout homine de sens et dé cœttt- sur ce |)assage ; et, s'il n'est esclave de ses sens et de son orgueil, je réponds de sa foi.

Voici une autre prophétie deJésus-Christqui n'est pas moins admirable : c'est celle qu'il fit sur la Madeleine.

On sait que cette pécheresse, le scandale et le rebut de la cité de Bélhanie, vint se jeter aux pieds du Sauveur dans la maison d'un pharisien, et que là Jésus-Christ prit la défense de cette malheureuse contre lé mépris et rin^

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