‹ Études politiquesChapitre 26 sur 32 · L.oogic · texte numérisé non relu

L.oogic

à Paris pour enlrer dans un régiment ; les autres pour s'associer aux soixante ou quatre-vingt mille maçons, charpenliera, cutivreurs, qui iiu liulTiscnl pas aux besoins du moment. Une semaine ne s'est pas écoulée que ces derniers gagnent trois francs, quatre francs par jour ; ils se polissent, se façonnent el changent leurs habits grossiers contre un costume presque éléganl.

Le sort du pauvre conscrit est bien différent. H reçoit pour toute paye 4S centimes par jour : 10 sont releous pour la masse de linge et chaussure ; 30 centimes doivent suffire aux plaisirs de la table; il lui restes centimes, le sou de poche, qu'écornent encore presque toujours les effets de petite moulure. A la caserne, où les rappels multipliés le ramènent si souvoDl, des règles claustrales l'entourent de mille liens. On accable son obéissance d'ordres minutieux et sans cesse renaissants, A chaque pas il rencontre un chef qui trouve toujours quelques reproches à adresser à sa coiffure, à ses habits, à son arme qu'il use k force de la.polir. Et l'on est étonné qu'il regrette le toit paternel, la liberté des champs, et que souvent, dès la première semaine, il compte les ans, les mois, les jours qui lui restent àservir!...»

On ne peut mieux décrire cet ennui de leur inutilité qui pèse sur les soldats désœuvrés et les réduit en temps de paix à regretter généralement leur profession d'ouvriers.

N'y a-t-il donc pas làTindice d'un besoin à satisfaire, d'une tendance à seconder?

Nos régiments n'en seraient pas moins brillants, parce qu'ils seraient ainsi transformés en associations actives et utiles d'bommes pris et exercés dans un certain nombre d'états ; les soldats dont ils se composeraient n'en servent que plus vigoureux, plus intelligents, plus recommandables. Les manœuvres militaires seraient

conservées, mats elles n'auraient plus dans lu vie des soldats que ta place secondaire, que, par exemple, elles occupent dans les travaux des élèves de l'École Polytechnique.

L'avancement serait subordonné à l'aptitude indus- 4rielle.

L'ordre et l'appareil déployés dans les exercices militaires présideraient aus travaux, entretiendraient la discipline et l'émulation. L'impulsion serait facile à donner au moyen de quelques distinctions , ordres du jour, médailles, décorations ou autres récompenses judicieusement décernées, car en France la puissance du levier moral est incalculable.

£t puis, pour le soldat et pour sa famille, quelle douce pensée que celle qu'il n'oubliera plus sous le drapeau la profession qu'il avait apprise, qu'au contraire il s'y pourra perfectionner, sous la conduite de chefshabiles, d'officiers non moins instruits que des ingénieurs, et revêtus de la double autorité qu'ils tiendraient de la science et de la loi !

Telle que je la conçois, l'organisation d'un régiment se composerait, dans de certaines proportions mûrement étudiées, d'ouvriers appartenant à toutes les professions déterminées par le tableau annexe à la loi de recrutement.

Il existe déjù dans tous les régiments un tableau où les soldats sont classés selon la profession d'où ils ont été tirés ; il n'y aurait qu'à développer ce germe fécond.

Si les rangs de l'armée de réserve étaient ainsi ouverts à tous les Français âgés de seize ans qui solUciteraient cette faveur et contracteraient un engagement,

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si tous ceux dépourvus de profession étaient dirigés vers un art de leur choix et immédiateuteut appliqués à ceux des travaux de cette profession les plus simples et les plus faciles, cul doute qu'alors l'embarras du choix ne fût te seul qu'éprouvât l'Élaf , qui pourrait enfio abolir en toute sécurité le régime des appels, et détruire sans violence l'abus des remplacements militaires.

Alors l'iastitution des armées permanentes cesserait d'avoir les graves inconvénients que j'ai signalés;

Alors le gouvernement pourrait toujours en temps de guerre disposer d'une force imposante, d'une masse d'hommes aguerris, exercés au maniement des armes et endurcis à la fatigue du travail ;

Alors la paix n'aurait plus à déposer chaque année des tributs exorbitantS'Sur l'autel de la peur... de la peur de la guerre 1

Alors d'immenses travaux de terrassements, de constructions, de défrichements, de reboisements, etc., s'exécuteraient de toutes parts, d'abord avec l'économie qui serait la conséquence d'une discipline sévèrement observée et d'une législation exceptionnelle conférant aux chefs militaires une autorité puissante; puis avec tous les avantages résultant de spécialités bien coordonnées, bien employées. A l'œuvre, les terrassiers, les maçons, les charpentiers, les forgerons, les laboureurs, etc., etc., formant des compagnies distinctes, n'exécuteraient que les travaux de leur profession , chacun ne ferait que ce qu'il aurait appris et que ce qu'il saurait bien. Un contrôle sévère régnerait toujours; une comptabilité régulière en serait la

— 2\\ — garenlie.L'arUUerie pourraitétre chargée des diarrois. Le génie, qui avant Vauban n'était formé que de quelques ingénieurs, tendrait donc à cesser d'être un corps spécial pour absorber en lui toute l'armée de réserve. Le génie militaire comprendrait alors tout ce qui caractérise le génie civil, tout ce qui fait la science de l'ingénieurprisedanssa plus large acception ;

Alors partout l'babitude de la soumission, de l'ordre, de la prévoyance, finirait par se répandre; à leur retour dans leurs communes, les soldais l'y rapporteraient an lieu de celle du désœuvrement et de la débauche qu'ils reviennent maintenant y propager.

Alors, sans augmenter son budget, la France pourrtùt enfin réaliser les améliorations indiquées dans ma première lettre et compléter son système de voies de communication, sans lequel son commerce intérieur, source féconde et intarissable de prospérité nationale, n'aura jamais qu'une eiistence débile, languissante ou fébrile ; sans lequel le prix des transports sera toujours le plus onéreux des impôts, le principe ennemi de l'accroissement de la consommation, le germe de mort de toute production ; sans lequel enfln, toutes nos lois de douanes resteront un inextricable chaos, profitable à quelquesindustries, mais nuislbleauplusgrand nombre.

Le vrai caractère de l'homme à la fois progressif et pratique, c'est de savoir tirer un parti avantageux des instruments qu'il a sous la main, c'est de savoir les adapter ingénieusement à ses besoins.

Les armées permanentes ne peuvent plus être supprimées, mais elles peuvent être transformées ; pourquoi donc ne l'essayerait-on pas T

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Pourquoi vos champs de Mars ne seraient-ils pas en même temps de vastes chantiers industriels? Pourquoi l'armée n'aurail-etle pas k la l'ois son matériel de guerre et son matériel de paix? Pourquoi le tambour en battant Theure du travail, celle des manœuvres, celle des repas, ne rappellerait-il pas sans cesse àVarmée sa double destination guerrière et pacifique, militaire et industrielle? Pourquoi même la musique régimentaire ne servirait-elle pas à l'essai d'une utile application, c'est-à-dire à vérifier la question de savoir jusqu'à quel point le rhythme musical peut à la fois donner de l'ardeur dans le travail et en adoucir les fatigues?

Si l'on n'osait pas tenter en France de telles eipériences, pourquoi ne le ferait-on pas en Afrique, où nous avons des routes à percer, des désetts à fertiliser, des villes à bâtir, des ports à creuser?

Lorsque la guerre a été la condition d'indépendance et de prospérité des peuples, on a bien su rendre la profession militaire attrayante et glorieuse ; pourquoi lorsque la paix est devenue le besoin impérieux des nations modernes, ne parviendrait-on pas également à donner aux armées un nouvel esprit?

Serait-il donc impossible de passionner les masses pour les grands travaux qui fondent ou conservent la splendeur et la prospérité des États?

Le génie qui se déploierait dans le vaste champ des entreprises utiles par d'audacieuses et gigantesques conceptions ne saurait-il donc exciter autour de lui un enthousiasme égal à celui que fait naltresur les champs de bataille le courage d'un généra) habile? Le travail

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ne saurait-il donc avoir aussi sa gloiret Des victoires remportées sur la nature, des conquêtes faîtes sur la misère et l'igQorancedes classes laborieuses n' auraientelles donc rien qui parlât à l'imagination des Français et au cœur des hommes?

C'est parce que je ne le puis croire que je vous ai adressé ces lettres ; considérez simplement comme un germe à féconder l'idée qu'elles renferment et qu'elles n'ont qu'imparfaitement exposée... Si vous doutez qu'elle soit juste et applicable, faites-vous les questions que j'ai commencé moi-même par m'adresser :

Les écoles spéciales militaires peuvent-elles prépa> rer leurs élèves à devenir, lorsqu'ils seront officiers, d'excellents ingénieurs?

Les sous-ofliciers peuvent-ils devenir de bons contre-maîtres ?

Les soldats peuvent-ils mieux employer qu'ils ne le font le temps qu'ils passent sous les drapeaux?

Une autorité légalement constituée et une discipline sévère ne sont-elles pas aujourd'hui de rares avantages enviés par l'industrie?

Des exercices militaires qui ne sont pas incompatibles avec des études de collège le seraient-ils avec des travaux manuels?

La garde nationale est là pour prouver le contraire. Ces citoyens soldats, dont on remarque dans la cour du Carrousel et dans les revues solennelles l'excellente tenue et la précision des manœuvres, n'ont-ils pas quitté le malin les uns leurs bureaux, ceux-ci leurs magasins, ceux-là leurs ateliers, tous leur ménage ?

Combiner l'institution des gardes nationales et celte

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de l'armée de ligne, iwidre la premîâre plus utile et la seconde moins coûteuse , les perfectionner toutes les deux, ea permettant , si on le voulait, de n'en plus faire qu'une seule institation; tel a été l'objet de ma pensée.

Ce qui s'opposera toujours à ce qu'on puisse compter sérieusement sur les gardes nationales mobilisées, c'est la cause pour lai]aelle le mariage est interdit aux. soldats et pour laquelle la loi n'admet méuie pas que puisse s'engager le veuf avec enfants. — Cette objectiim n'existe pas à l'égard de mon projet d'organisation, je la crois préférable à celle des landwebrs qui est iidnimeut coûteuse par les pertes considérables de temps, et les déplacements fréquents qu'elle impose à une population nombreuse.

Comblçz les lacunes de ce travul, adoptez-«i Vidée mère, rectiâez-en les détails, et cela fait avecla puissante faculté d'organisation dont vous êtes doué, je ne doute pas qu'il ne réussisse à changer promptemest la face et l'esprit des armées permanentes en Europe; qu'il ne permette k la France, si elle le voulût, d'avoir toujours sur pied une arTnée active de cent mille bommes, au plus, force suffisante pour le mmutien de la tranquillité publique (1), etune armée de réserve.de cinq cent mille hommes, au moins, qui dans l'éventualité d'une guerre, seraient infatigables et invincibles, car la fatigue des marches et des bivouacs ne serait plus qu'un délassemeut pour eux.

(I) SartOQC le jour où la France sera en posteBsion (Tud vaste sjslème decam[nuDlcaUoagTapides,ajoula.at à la puissance d«U ceniraliaalion et ea diniiDuant les inconTéaiente.

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Dans voire chapitre remarquable sur Vimlruction des troupes,yfâapitm avec quel soin les Romains choisissaient leurs soldats. Les professions ou il est préférable de les recruter sont une des premières recommaDdatioosdeVégèce. Les forgerons, les charpentiers, les tailleurs de pierre, les chasseurs étaient surtout les hommes que préféruent les Romains. Comme ils pensaient qu'on ne sait rien ni aussi promptement, ni aussi parfoitement que ce qu'on a appris de bonne heure, ils levaient leurs soldats il seize ans; votre avis est que cet ftge pourrait également être celui des enrôlés volontaires; aussi l'ai-je adopté; la loi du SI mars l'a ellemême admis pour l'armée de mer. Les autres motifs qui m'ont déterminé sont ceux-ci : c'est généralement au sortir d'apprentissage et avant d'avoir pu encore entrer dans un atelier que les jeunes gens seraient disposés à s'engager volonlairement ; c'est aussi à celte époque qu'ils rencontreraient le moins d'opposition de la part de leurs familles; enfin l'ftge de seice ans offre en outre cet avantage, qu'à vingt-six ans, si le soldat libéré de son engagement veut le renouveler, 11 sera encore dans toute la vigueurde lajeunesse, etilensera de même s'il préfère quitter les rangs afin de se marier, ce qu'il pourra faire assez facilement avec le pécule qu'il aura amassé et qui lui sera remis à sa sortie du

Les enrôlements, dites-vous dans vos Observaiions sur la constiltition des armées de terre de la France en 1835, ne sont pas faits avec assez de soin et de discernement ; le choix des recrues n'est pas bon. Permettez-moi de vous adresser la question de savoir s'il

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peut êlro meilleur eu égard aur^ime des appels, au chitfre des coutingenls, à l'abus des remplacements et enfin à l'aversion générale qu'inspire le service militaire? Il me parait qu'avec le mode que je propose, mode dont la base, ainsi queje l'ai déjà dit, serait un tableau de répartition des professions, fixant le nombre d'hommes qui devraient être acceptés dans chacune d'elles, le choix des recrues deviendrait à la fois infiniment plus facile et plus sûr. Je dois ajouter qu'ici je raisonne toujours dans la profonde conviction où je suis qu'avec ce modeVaffluence des demandes d'engagements serait telle que le gouvernement, pour s'en préserver, serait contraint de rendre graduellement plus sévères les conditions d'admission.

Ce n'est pas légèrement que j'ai fîié Tftge de seize ans et déterminé la durée des engagements. Dis années m'ont paru nécessaires pour que Vinstruction du soldat pât porter tous ses fruits, sans être pour l'officier un sujet de fatigue et de dégoût. .

Si je n'ai pas insisté plus longuement sur ce point que, chaque régiment de l'armée de réserve étant ainsi transformé en atelier et en école professionnelle, l'enseignement théorique serait joint it l'instruction pratique, c'est qu'il m'a paru que cela serait superflu. Le temps que consacreraient les soldats à suivre les cours élémentaires et gradués qui leur seraient faits par leurs chefs ne seriût donc pas perdu pour le travail.

Les ouvriers-soldats, réalisant chacun les théories de l'ofiicier-professeur ou s' expliquant les pratiques par la théorie, comprendraient ou exécuteraient mieux les travaux; celle double action, ce double mode, se

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complétant l'un par Taulre, formeraient Vun des meilleurs systèmes d'instruction qui se puissent concevoir.

La civilisation, je le crois, recevrait de ce seul fait une impulsion prodigieuse ; la moralité, non-seulement de l'armée, mais de la nation tout entière, s'en ressentirait. Bien des hommes qu'aujourd'hui des ambitions présomptueuses et des appétits désordonnés, la misère et l'ignorance précipitent dans la voie du crime, trouveraient enfin une carrière ouverte; l'armée leur donnerait l'habitude du travail et de l'épargne, elle leur ouvrirait l'accès à rinslruction.

L'armée, en temps de paix, deviendrait alors une grande institution de prévoyance ; le grade et l'emploi de l'officier, ainsi rendus plus Ailles et plus glorieux, satisferaient plemement son imagination quelque active qu'elle pût être.

Ou verrait diminuer le nombre des suicides.

La société aurait enfin ce qui lui manque : un refuge pour-tous les jeunes gens que la vanité a fourvoyés et que la misère et l'oisiveté accablent.

Peut-être même encore découvrirait-on là plus tard un germe de transformation fa donner aux institutions

11 pourrait y avoir tels délits auxquels il ne serait assigné d'antre peine que l'incorporation du délinquant dans certaines compagnies disciplinaires, è qui seraient dévolues les fonctions les plus pénibles du service. Alors les condamnés ne seraient plus, comme aujourd'hui, à la charge de l'Etat; ils subviendraient euxmêmes à leurs dépenses par leur travail- Mais c'est là une idée que je me réserve d'approfondir.

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Je termine par une dernière considération : c'est que l'Etal commençant par prélever les frais de nourriture, d'habillement et d'entretien des troupes sur les produils de leurs travaux, aucune atteinte ne serait porlée ni à la liberté du travail ni à l'égalité de la concurrence. C'est là un point essentiel qui a été omis dans les expériences qui ont été ordonnées par H. le maréchal Soult, et qui est entièrement méconnu dans les maisons de détention, ofi le travail se vend à vil prix à .des entrepreneurs sans conscience et sans {Htlé.

Non; il est impossible que sur une journée de travail l'avantage de la discipline n'équivale pas au temps réclamé par quelques exercices militaires. Toute la qoeslion se réduit là.

HontecucuUi a dit : a Quand les armées sont florissantes, les arts, le commerce, lout l'état fleurissent il la fois sous leur ombre ; mais dès qu'elles viennent à tAUGtiB, il n'y a plus ni gloire, ni valeur, ni sûreté. »

Or n'est-il pas vrai qu'en France l'armée lakcvii 1

Trois cent mille hommes souffrent de la pensée qu'ils n'ont rien à faire etqu'Jls sont à charge à l'Etal j ils souffrent de n'être pas assez payés, ils souffrent de coûter trop; leur désœuvrement les accable; leur inutilité les humilie; leur orgueil s^irrile contre la paix, et leur patriotisme n'ose souhaiter la guerre I Qu'on utilise donc l'armée, elle ne languika plus.

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— 21» — La question de l'application de Tarmée aux grands travaux d'utilité publique est û ioiportaDte, qu'en considération de sa gravité, on nous permettra de citer h l'appui des idées que nous venons d'exposer, le témoignage d'un ingénieur en chef des ponts et chaussées dont Vhabîlelé ne le cède qu'à son extrême modestie, et de nous prévaloir de toute l'autorité que donnent à notre travail son «iffrage et son expérience.

Ijcttrea de H. P. liBBf<ANC, iNfénlenr en eh«f4M pOBta et ckansBéea.

HUNSIU» ,

( J'ai lu daoi la Preiu quelqnes articles sur l'emploi de l'armée BDX Lravaui publics, conformes aui idée» que j'ai couçuei et ea panie appliquées depuis plusieurs annéet.

■ J'ai eu occasion de les développer dans nae notice que jeTiens tle publier sur une grande consiruclion que ]'ai dirigée el où j'ai obLenu le concours de dauirégitneals de ligne ; j'ai indiqué dans la même no^co la maniËre dont j'enlendais coocilier mon sjstèine avec l'organisation acluelle des régimeota, quelque dérectueuse qu'elie soi!, dans les travaux des forlifications de Paris.

Il Persuadé que loul ce qui est de nature à jeter quelque lumière Bur celte grande qoestioa ne peut manquer d'éTeiller TOtre ïntérSt, je vous demande la permission de vous offrir un eiemplaire de ma ooiice.

<■ Cette espèce de compte reodu de mes travaux étant detUaé presque eiclusivemeDi aui ingénieurs mes camarades, vous comprendrei que ce n'est pas dans l'eipéranee que vous en parliez dans votre journal que je voue l'envoie; et, en supposant m<^me que voun en eussiez le àés'n, je vous prierais de n'en rien

220 — faire ; ce n'est pua au rédacieurde la Prtue, c'est à H. Emile de Girardin que ]'otTre le Truil de mes réflexions el, ce qui vaDt aalaincment beBocoap inieax, de mon expérfence sur une questioa qui l'occupe. -

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