V.ËNCOVRiflEHBRTS PUBLICS ET StCOlIFENSESItÀTIOniLES
La haute dispensation des récompenses et des encouragements publics est un des grands moyens de gouvernement ; mais en attribuant cette prérogative à huit ministres, au lieu de la réserver à un seul, on affaiblit sa force, on ternit son éclat. Les encouragements n'apparaissent pas décernés par le chef de l'Étal, sous la responsabilité du chef du cabinet ; il semble qu'ils soient uniquement donnés par des chefs de bureaux ; aussi généralement, les encouragements qui sont accordés possèdent-ils peu de prestige, exercent-ils peu d'influence, et ont-ils plutôt le caractère de faveurs ministérielles que celui de récompenses royales. Cela est plus grave qu'on ne pense au point de vue monarchique de l'autorité. Il s'ensuit encore que l'intrigue s'agite dans les basses régions administratives, et que In reconnaissance ne remonte pas jusqu'au trône où elle
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devrait s'élever ; la main qui encourage et qui récompense oe saurait jamais se tenir trop baut.
Ne laisser aucun service méconnu, aucun mérite dans l'ombre, prévenir les demandes justes, repousser les sollicitations importunes, écarter les brigues; tel est, en peu de mots, l'art difficile d'encourager. L'influence des peines est purement de répression, mais l'attrait des récompenses possède une grande force d'impulsion. Encourager à propos et avec noblesse, c'est à la fois relever le pouvoir et asseoir l'ordre moral. A ce titre, la puissance rémunératoire doit donc être exclusivement une des prérogatives insépa- TsiAes de la haute direction politique.
VI. Presse PËiioDiQDK, LiBBAniBBT impumekie iotalb. Les motifs sur lesquels se fonde la nécessité de créer une direction générale portant ce titre, seraient ici trop longs à déduire. J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'exposer et de développer mes idées à ce sujet. La presse gouvernementale ou \i publicité est à fonder, la presse libre ou la polémique est à réformer. Ce double but s'atteindra facilement par la concenlration, entre lesmains du président du conseil, des cinq directions dont l'énumératiou précède. Tout a été prévu pour que les informations soient promptes et complètes, pour que la vérité porte toujours avec elle son contrôle, l'erreur sa rectification, pour que la publicité enfin devienne ce qu'elle peut, ce qu'elle doit Btre, l'insti-ument de gouvernement le plus puissant, l'agent de civilisation le plus actif.
Le personnel de la présidence du conseil, ainsi comprise, se composemt comme il suit :
Présidence du couaeil, miaiaire secrétaire d'Ëlat.. . . 130,000 fr.
Sous-secrétaire dTËiat 60,000
SecrélBÎre géoéra] 30,000
Six directeurs géoéraux, à 20,000 fnucs 120,000