‹ Études pratiques de composition française; sujets préparés et commentés pour servir de complément aux Principes de composition et de style et Conseils sur l'art d'écrireChapitre 15 sur 94 · IV. — Xerxès · texte numérisé non relu

IV. — Xerxès

1. Xerxès ramasse une immense armée qu'il mène contre la Grèce : tous les peuples d'Asie, aux vêtements et aux armes étranges, marchent réunis.

2. A Abydos, Xerxès fait la revue de son armée. Voyant la mer couverte de ses vaisseaux et la plaine de ses soldats, il pleure, à la pensée que dans cent ans, pas un de ces hommes ne vivra. Son oncle, Arbatane, lui montre qu'il y a dans la vie cent choses plus tristes que la mort.

3. Enorgueilli cependant de sa puissance, il demande à Demarate, roi exilé de Sparte, si les Grecs oseront lui résister. Demarate fait l'éloge de la Grèce, pauvre, courageuse, soumise à la loi, et surtout des Lacédémoniens qui vont libreuient à la mort sans maître et sans coups de fouet. Étonnement et incrédulité de Xerxès.

Hérodote a raconté tout ce qui fait la matière de cette narration : mais ne vous préoccupez pas de son récit, il vous

gênerait. Excitez plutôt votre imagination par des lectures, qui, ayant rapport au sujet, ne peuvent toutefois s'y appliquer sans subir une transformation totale.

1. Il s'agit d'abord de donner l'impression de cette immense cohue de deux millions d'hommes, ramassés par toute l'Asie, et lancés à la voix d'un despote asiatique contre un petit pays, dont la plupart ignorent même l'existence. Voyez dans V. Hugo (Légende des siècles : les Trois Cents), avec quelle vigueur il nous imprime la sensation de cette armée confuse et monstrueuse, avec quelle intensité de couleurs il nous peint tous ces peuples divers que Xerxès entraine à sa suite.

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