Nous retombons dans ce qui a déjà été dit
2. A quoi bon finir chaque peinture par un trait de sensiblerie banale? — Dans toute cette description, il ne faut que du pittoresque, mais du pittoresque vrai, non chargé ni enluminé, des formes, des couleurs, guenilles, infirmités, visages défaits ou grimaçants, etc.
3. Ce dernier détail est déjà plus haut. 11 faut éviter les répétitions. Du reste ici, tout est concret, tout peint. La phrase est un peu fluide : cela manque de relief. 11 faudrait quelque chose de plua bref, des arêtes plus vives.
COMPOSITIONS D*ÉLÈVËS. 161
passent tout entiers à leurs affaires ou à leurs plaisirs, n'accordant aucune attention * à ces malheureux qui les supplient.
Pourtant, il est de notre devoir de soulager les indigents et de leur venir en aide; et non seulement nous devons les soulager par nos aumônes, mais nous devons encore leur donner une chose bien plus précieuse que l'or, notre compassion, notre pitié.
Ah! si nous nous mettions un instant par la pensée à leur place, nous ne passerions pas devant eux sans les regarder, sans leur donner, sans les plaindre, et même sans essayer tout ce qui est en notre pouvoir afin d'améliorer leur sort ^. Pauvres et infirmes, la vie pour eux n'est que douleur.
Ils s'en vont tous courbés sous le fardeau des peines.
Aidons-les à porter ce fardeau; ne les dédaignons pas, ne les méprisons pas, mais compatissons à leurs souffrances ^.
Si la mendicité recouvre toujours la plus grande misère, elle recouvre aussi parfois une coupable oisiveté! A ces pauvres qui pourraient travailler, nous ne devons pas nous contenter de donner une légère aumône qui ne peut leur faire aucun bien durable ; nous devons, si nous voulons leur faire du bien, leur venir en aide, en cherchant à leur procurer du travail, à les tirer de la misère, et à leur faire sentir ce qu'il y a de honteux et d'humiliant à vivre aux dépens de la charité d'autrui, alors qu'on pourrait par quelque occupation gagner sa vie *.
Un sage de l'antiquité a dit : « Aide ton semblable non