Un peu traînant
à porter son fardeau, mais à le charger ». Cette parole nous semble dure et sévère, mais il est des circonstances dans lesquelles nous devons l'appliquer. Ces mendiants qui pourraient travailler, nous devons les aider à charger leur misère, à s'en débarrasser par le travail, et non les aider à la porter par nos aumônes *.
Mais notre oreille ne doit pas être fermée aux plaintes d'aucun des malheureux^ qui nous implorent, notre cœur ne doit pas rester insensible à leurs prières; car la dureté, l'indilTérence à ces plaintes et à ces prières fait, comme Ta dit Bossuet, « des voleurs sans dérober et des meurtriers sans verser de sang ». Il a dit encore : « Si on n'aide le prochain, selon son pouvoir, on est coupable de sa mort, on rendra compte à Dieu de son sang, de son âme, et de tous les excès où la fureur de la faim et du désespoir le précipite ».
Et si Bossuet et tous les sermonnaires ont ainsi défendu la cause des pauvres," ils le faisaient en s'appuyant sur cette idée ^ qu'un grand poète a exprimée en de beaux vers ;
Donnez, afin qu'un jour à votre heure dernière, Contre tous vos péchés vous ayez la prière D'un mendiant puissant au ciel!
Mlle J. L., élève du lycée de jeunes filles de Toulouse {^^ année).
Ce sujet était intéressant, parce qu'il fournissait une occasion d'être sincère, de tout tirer de l'expérience personnelle, et d'évo-