‹ Études révolutionnairesChapitre 58 sur 76 · LE « TIMOLÉON » DE M.-J. CHÉNIER · texte numérisé non relu

LE « TIMOLÉON » DE M.-J. CHÉNIER

Marie-Joseph Chénier, membre de la Convention nationale, et poète habituel des fêtes révolutionnaires, avait offert, dans l'hiver de l'an II, la tragédie de Timoléon, qu'il venait de composer, aux acteurs du théâtre de la République (installés dans la salle du Théâtre-Français actuel). Ceux-ci la soumirent à l'examen de l'administration municipale de police. C'était, en effet, à la Commune qu'appartenait alors la surveillance des théâtres. Les deux administrateurs de police chargés de la censure des œuvres dramatiques, Baudrais et Froidure, accordèrent l'autorisation demandée. Mais sur ces entrefaites eut lieu le procès des hébertistes et l'épu-

1. Ce morceau, comme le précédent, est extrait du tome IV des Procès- verbaux du Comité d'instruction publique de la Convention. Il m'a semblé utile de le reproduire ici pour faire mieux connaître la nature des rapports qui ont pu exister entre M.-J. Chénier et Robespierre au printemps de l'an II.

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