‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 46 sur 101 · Recueil des Actes du Comité de Salut public à la date · texte numérisé non relu

Recueil des Actes du Comité de Salut public à la date

DANTON, « DANNON », PITT 127

le Moniteur, il hésita devant ce nom obscur et il s'imagina qu'il était mis, par une faute d'impression, pour Danton. Il attribua donc à Danton le discours indulgent de Dannon. Michelet s'y laissa tromper... et de cette faute de lecture sortit la légende \

11 est bien vrai que Gallois et Michelet ont fait l'erreur, dont parle M. Belloc, d'attribuer à Danton le discours indulgent du i4 janvier. Mais le « Dannon », qui serait le sosie de Danton et le bouc émissaire de ses péchés, n'a jamais existé. C'est un être d'imagination qui doit sa naissance à une faute typographique. C'est Daunou qui prononça le discours favorable à Louis XVI, et Daunou est bien connu. MM. Belloc et Rose auraient pu ouvrir n'importe quel dictionnaire. Ils se seraient tout de suite rendu compte qu'entre Daunou etDanlon aucune confusion n'est possible.

Ce n'est pas Daunou qui envoya Noël à Londres en août 1792, c'est Danton. Ce n'est pas Daunou qui visita Noël dans son voyage sur le continent au début de décembre, c'est Danton. Danton est cité en toutes lettres dans les Mémoires de Théodore Lameth. Lameth n'était pas homme à le confondre avec Daunou. Lord Acton aurait bien -ri de la plaisante supposition de M. Rose. Quand on connaît Daunou, l'idée qu'il aurait pu demander un million au gouvernement anglais pour prix de

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