‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 6 sur 101 · I. Bibl. nat., Lb · texte numérisé non relu

I. Bibl. nat., Lb

Le 2.3 septembre, un juré au tribunal révolutionnaire, Brochet, avait dénoncé aux Jacobins le danger des sociétés sectionnaires fondées par Proli et ses amis. Il avait fait voter par le club une motion qui n'accordait l'aiïiliation qu'à celles de ces sociétés, « dont le comité révolutionnaire de la section, épuré, aurait été le noyau et dont les membres auraient tous passé au scrutin ».

C'est précisément trois jours après ce vote, qui témoignait de la défiance à l'égard des créations de Proli, que le département de police de la Commune, sous l'inspiration de Dufourny, lançait, le 26 septembre, un mandat d'arrêt contre Proli comme suspect en sa qualité d'étranger. Le mandat portait cette indication en marge : « Le citoyen Proli, rue des Filles-Saint-Thomas, à côté du passage. Il demeure avec Défieux'. » Il s'agissait d'atteindre Desfieux en même temps que Proli. Le mandat ne fut exécuté que le 12 octobre. Proli fut arrêté et placé provisoirement sous la garde de deux gardes nationaux jusqu'au soir avant d'être envoyé à la Force. Il s'adressa en toute hâte à son protecteur Hérault de Séchelles, et celui-ci intervint le jour même aupiès de l'administration de police pour le faire relâcher. Collot d'Herbois, de son côté, intervenait en faveur de Desfieux arrêté avec Proli. Tous deux furent remis en liberté*.

Page 1