‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 94 sur 101 · I. Arch. nat., F · texte numérisé non relu

I. Arch. nat., F

Le Comité adopta le rapport d'IIerman et son projet d'arrêté, auquel Barère ajouta de sa main cette dernière phrase : « La commission des relations extérieures est chargée de s'assurer de l'exécution de cet arrêté et du passage de Vaughan en Suisse' ». Donnèrent leurs signatures : B. Barère, Garnot, C.-A. Prieur, Billaud Varenne, CoUot d'Herbois.

Le nom de Robespierre, on l'aura peut-être remarqué, est venu pour la première fois sons notre plume, en transcrivant le rapport d'IIerman. Herman a fait part à Robespierre de l'affaire Vaughan, parce que depuis l'absence de Saint- Just, en mission à l'armée du Nord, c'est Robespierre qui dirige par intérim le bureau de police administrative que le Comité de Salut public a institué en floréal. Mais on ne voit pas que Robespierre se soit intéressé spécialement à Vaughan. Il est même curieux qu'il n'ait signé aucun arrêté le concernant.

Une légende, formée après thermidor, fitcependant de Benjamin Vaughan un ami de Robespierre en même temps qu'un agent de Pitt.

M. Alger, dont la principale qualité n'est pas le sens critique", croit que, dans son court séjour à Passy, Vaughan <( fréquenta l'évêque Grégoire et Robespierre, à qui il faisait de fréquentes

I . Recueil des Actes du Comité de Salut public, à la date du 8 messidor.

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