I. Le Curieux par Ch. Nauroy, t. H, n" 34, p
LA FORTUNE DE DANTON b^
fils de Danton (mari de la sœur de Danton) qui est qualifié de tuteur de ces enfants, tandis que dans le mémoire apologétique qu'ils composeront en 1846 pour défendre le souvenir de leur père, les fils de Danton déclareront qu'après la mort de leur grand'père, ce fut son fils Victor Charpentier qui devint leur tuteur'.
Pas plus qu'ils n'avaient parlé dans leur mémoire apologétique de la moitié de maison que leur père possédait à Arcis indivise avec sa sœur, ils n'ont rien dit de ce qu'ils ont hérité du côté maternel.
Les contemporains qui avaient connu Danton clerc sans fortune chez M* Vinot ne pouvaient manquer d'être surpris de le voir six ans plus tard à la tête de belles propriétés dans l'Aube, de plusieurs appartements confortables à Paris et dans les environs. Comme on ne prête qu'aux riches, des légendes se formèrent vite sur le rapide accroissement de sa fortune. Les imaginations se donnèrent carrière. « A entendre les frondeurs, dit Courtois dans la brochure que j'ai citée, les routes de la fortune étaient aplanies sous ses pas, c'était un homme soudoyé par un parti, un fabricateur de faux assignats, etc., etc. m On fut tout surpris au moment de sa mort de voir qu'il ne possédait que 160000 livres environ. On lui en attribuait bien davantage. Aussi le bruit